A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès) de notre maître Rabbi 'Haïm Pinto, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik de jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod Rabbi 'Haim Pinto, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Rabbi ‘Haïm Pinto est né le 15 Tamouz de l’an 5503 dans la ville d’Agadir (au Maroc).

En l’an 5515, son père décéda ; un an plus tard, une grave crise économique s’abattit sur Agadir, à la suite de laquelle de nombreux Juifs s’installèrent à Mogador. Un de ses proches, Rabbi Méir Pinto, le fit entrer à la Yéchiva de Rabbi Ya’acov Bibas, Rav de la communauté de Mogador. Il se consacra jour et nuit à l’étude de la Torah et acquit la réputation de génie. Suite au décès du Rav Ya’acov Bibas, il fut nommé à sa place en l’an 5529. Il occupa alors le poste de Rav de la communauté de Mogador, en dépit de son jeune âge, aux côtés du Mékoubal Rav David ‘Hazan. Il créa le premier Beth-Din, le tribunal rabbinique de Mogador.

En raison de son intransigeance en matière de Halakha, les grands de sa génération le nommèrent « Abir Lev », il était cependant attentif aux besoins de sa communauté et son principal souci était les pauvres de sa ville. Il dirigea la Yéchiva de la ville et un grand nombre de ses élèves devinrent célèbres au fil des ans. Suite à une querelle qui éclata entre lui et le gouverneur de la ville, il fut emprisonné. Le même jour, le Cadi mourut subitement. Pour célébrer sa libération de la prison, il composa un Piyout, un cantique ; il écrivit également des chants comme Eli Aroméménéhou, en l’honneur de ‘Hanouka, ainsi que des ouvrages de Halakha, de Kabbale, de Haggada, ainsi que des ‘Hidouchim sur le Chass, perdus au cours de la guerre d’Espagne qui eut lieu à Essaouire.

Il avait l’usage d’accueillir le Chabbath dans la joie et d’entonner des chants et supplications en l’honneur du Chabbath d’une voix merveilleuse. Il était pointilleux, chaque année, de célébrer la Hiloula du Rachbi, Rabbi Chimon bar Yo’haï, en présence d’une foule nombreuse.

A Chavou’ot, il étudiait la Torah pendant deux nuits de suite, jusqu’aux petites heures du matin. Il eut droit à un dévoilement du prophète Eliyahou, entre autres. Il devint célèbre pour son esprit prophétique, opérait des délivrances, et ses Brakhot s’accomplissaient intégralement.

A l’époque de la guerre, en l’an 5604, en sortant de chez lui, un non-Juif sortit son épée pour le blesser ; au même moment, la main de son adversaire se pétrifia. Pour célébrer ce miracle, il écrivit le célèbre cantique « Aromémékha Ha-El Israël. »

Lorsqu’il sentit que l’heure de sa mort approchait, il distribua une énorme somme d’argent à la Tsédaka. Lorsque ses proches l’interrogèrent sur la raison de ce geste, il répondit que de nombreuses personnes devaient à son père de grandes sommes d’argent et avaient payé leur dû après la mort de leur père. A présent, avant sa mort, il avait décidé de distribuer tout l’argent aux pauvres. En effet, nous ignorons lesquelles de nos Mitsvot sont agréées, mais les dons à la Tsédaka nous accompagnent dans le monde futur, sans l’ombre d’un doute!

Un dimanche, à la fin de l’année 5605, il rendit son âme à son Créateur.

Miracle sur Miracle

Histoire incroyable relatée par notre maître et Tsaddik, Rabbi David ‘Hanania Pinto chlita : cette histoire se déroula dans une famille du Maroc. L’une des femmes de cette famille sombra dans la folie suite au décès de sa mère.

Tous les efforts et les soins médicaux pour tenter de l’aider restèrent sans effet. Lorsque sa situation se dégrada, les membres de sa famille la conduisirent sur le tombeau de Rabbi ‘Haïm Pinto, que son mérite nous protège, où on l’attacha avec une corde au tombeau.

Le miracle eut lieu alors, devant leur regard ébahi : au bout de quelques minutes, les personnes présentes remarquèrent le changement important intervenu dans son état et son caractère. Elle recouvra alors la santé, et redevint normale.

L'incendie

Rav Yéhochoua Dérhy, habitant de Casablanca, possédait un petit kiosque où il vendait des frites et des saucisses. Un jour, un grand incendie se déclara dans le magasin, en conséquence de l’huile qui prit feu. Ses vêtements s’enflammèrent et son corps commença à brûler.

Bouleversé, il se mit à crier et vit soudain devant lui l’image de Rabbi ‘Haïm, il hurla avec ses dernières forces : « Par le mérite de Rabbi ‘Haim, puis-je être sauvé de la mort ! »

Soudain, une porte cachée s’ouvrit derrière lui (il ignorait jusqu’à présent son existence, elle était recouverte de plâtre). Il s’enfuit par cette porte et il fut sauvé.

Bien qu’une grande partie de son corps fût brûlée, qu’il eût de très graves brûlures au troisième degré et qu’il dût séjourner longtemps à l’hôpital, toutefois, le mérite de sa foi dans le Tsaddik le protégea, et il fut finalement sauvé. Ceci nous renseigne sur la force de la foi dans les Tsadikim, car par là, le Nom divin est sanctifié en public, et même chez les non-Juifs, le Nom du Saint béni soit-Il est sanctifié.

Aveugle

C’est l’histoire d’un Juif qui devint aveugle des deux yeux, il ne pouvait ni étudier, ni prier convenablement. Il demanda à sa famille de l’accompagner sur la tombe de Rabbi ‘Haïm, il voulait implorer, par le mérite du Tsaddik, de retrouver la vue, comme tout le monde. En arrivant sur la tombe, il versa d’abondantes larmes et demanda à retrouver la vue, par le mérite du Tsaddik. A sa grande joie, sa prière fut exaucée. Lorsqu’il se réveilla le lendemain matin, il remarqua qu’il voyait des deux yeux, comme tout le monde. Et tout ceci, grâce au mérite du Tsaddik, qu’il nous protège.

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