J’aurais pu… elle aurait dû… il fallait… Ressassements, inquiétudes, contrariétés…ces ruminations mentales nous empoisonnent la vie et angoissent notre avenir. Et s’il y avait un moyen d’arrêter de se prendre la tête, grâce à la Torah ?

Entre anxiété et pensée

Ressasser, c’est ruminer sans cesse un événement ou une parole dans sa tête. Il s’agit toujours de pensées négatives. Au début, elles se focalisent sur l’événement qui vient d’avoir lieu, puis, peu à peu, elles glissent vers d’autres situations du passé, du présent, mélangeant nos doutes les plus intimes. 

Ces pensées, à force de tourner en boucle, se mettent à gonfler comme une pâte à ‘Hallot. Le problème quand on rumine, c’est qu’on n’a pas la possibilité de distinguer ce qui a du sens, de ce qui est inventé. On mouline, on mouline et on n’arrive plus à penser !

Souvent derrière ces cheminements de pensées sans fin se cache la peur. La peur d’être abandonnée, renvoyée, rejetée. Et si la peur est une émotion primaire nécessaire (elle nous pousse à agir), quand on ressasse sans fin, sans s’en rendre compte, on s’enferme et on subit cette anxiété.

Ce petit vélo mental devient vite épuisant et on ne se sent plus en sécurité. C’est là que la Torah vient à notre rescousse.

Le Bita’hon, le secret de la sérénité

Emouna et Bita’hon. Voici 2 mots qu’on entend de plus en plus mais sans réellement comprendre leur importance. Quézaco ?

La Emouna (la foi en hébreu), c’est la conviction profonde qu’Hachem dirige ce monde et tout ce qui s’y trouve (donc tout ce qui vous arrive).

Le Bita’hon (la confiance en hébreu), c’est la mise en pratique de sa foi. 

Dans chaque action et pensée de notre journée, on garde confiance en Hachem. 

Il faut bien comprendre que le Bita’hon, la confiance en Hachem n’est pas basée sur l’expérience (“jusqu’ici tout s’est bien passé pour moi”), mais sur la Emouna, la foi (“D.ieu est le seul Patron et Il fait tout pour le bien”).

Quand on rumine, invariablement on a du mal à  trouver de quelle façon naturelle sortir d’une situation. C'est à ce moment que notre Bita’hon doit s’activer pour prendre les choses en main !

Comment l’acquérir ?

Il faut déjà comprendre (et ne pas hésiter à se le répéter plusieurs fois par jour si nécessaire) que tout ce qui se passe dans notre vie, y compris les situations qui nous semblent négatives, sont décidées par D.ieu et que tout ce qui arrive est pour notre bien.

Et quand on n’arrive pas à comprendre pourquoi on subit certaines choses, voici une image pratique : une maman qui donne un médicament à son enfant. 

L’enfant ne comprend pas pourquoi il doit prendre un médicament dont il n’apprécie pas le goût ni pourquoi le traitement dure longtemps. Mais la maman qui veille à la santé de son enfant sait que ce désagrément est temporaire et que ces actions n’ont qu’un but : que son enfant aille mieux ensuite.

Parler à D.ieu

Etre léger, apaisé, ouvert aux autres… Qui n’en rêve pas ? 

Pour y arriver, il faut déjà accepter la situation. Il ne s’agit pas de nier une situation en se disant “tout va bien, je vais bien”, mais au contraire, accepter que ce qui nous arrive nous fait souffrir.

En tant qu’être humain, nos pensées ont tendance à vagabonder et parfois, à devenir anxiogènes. La technique de méditation qui consiste à observer ses pensées et les laisser partir, permet de prendre une distance saine sur ce qui nous angoisse. 

C’est ce qu’on appelle la Hitbodédout. Parler à D.ieu permet d’exprimer ses pensées et donc de stopper les ruminations. 

Et pour celles qui n’arrivent pas à dire à haute voix ce qui les préoccupent, elles peuvent s’exprimer en toute liberté en écrivant leurs pensées dans un carnet. 

Essayez...vous verrez qu’à partir du moment où l’on sort une pensée de notre tête (par la parole, par l’écrit ou même par le dessin), alors celle-ci quitte notre esprit… pour laisser place à la sérénité.