La Paracha Vayé’hi marque la fin du livre de Béréchit. C’est la première fois de l’année que certains diront en fin de lecture : « ‘Hazak ‘Hazak Vénit’hazek » (« Sois fort, sois fort et puissions-nous être renforcés ») [1]. Renforçons-nous grâce à tous les enseignements édifiants de nos matriarches et de nos patriarches. Renforçons-nous pour sans cesse être inspirées de leurs comportements exemplaires, mais aussi de toutes leurs péripéties et de leurs épreuves afin d’en tirer un enseignement concret à appliquer dans la Mitsva de la Tsniout.

Ne dédaignez la bénédiction d'aucun homme [2]. Yaacov sentant sa fin approcher fit tout d’abord des bénédictions à ses petits-fils, les enfants de Yossef (Ephraïm et Menaché), leur permettant de devenir comme ses enfants. Malgré qu’il ne les reconnut pas tout de suite, les croyant indignes de recevoir une bénédiction (Rachi), Yossef lui répondit « Ce sont mes fils que D.ieu m’a donnés ici ». Rabbi Na’hman nous enseigne que Yossef a su trouver du mérite, des points positifs chez ses enfants même si dans le futur ils auront des héritiers mécréants [3].

Apprenons de Yossef à ne juger personne négativement et encore moins nos enfants. Si nos filles ont un comportement qui nous déplait, essayons de ne pas les aborder négativement, ou de les ignorer ‘Has Véchalom. Au contraire, encourageons-les en valorisant leurs qualités et leurs points positifs, en leur donner beaucoup d'amour et de bienveillance, pour les inciter à évoluer positivement. Et nous mériterons alors de les bénir malgré tout comme Yaacov su finalement le faire.

Yaacov bénit personnellement chacun de ses fils. Pourquoi ne pas le faire pour tous en même temps ?

Parce qu’ils ont chacun un caractère et des qualités qui leur sont propres. Ainsi, ils pourront en fonction de leur potentiel suivre le chemin unique qu’Hachem leur a préparé et accomplir leur mission personnelle. Nous aussi en tant que filles d’Israël, nous sommes toutes dotées de qualités différentes pour servir Hachem. Utilisons nos talents variés afin de vivre la Tsniout avec joie, et avancer dans cette grande Mitsva en y mettant notre petite touche personnelle qui fera toute la différence.

Certaines sauront comment agrémenter leurs tenues d’un accessoire original et délicat. D’autres arriveront à se maquiller subtilement pour un effet « bonne mine » assuré. Quelques-unes pourront facilement assortir un haut avec une jupe pour un look Tsanoua élégant. Il y en aura aussi qui auront le talent de savoir comment parler calmement en utilisant un langage agréable et encourageant.

Mais surtout n’oublions jamais que notre union fera notre force ! C’est en l’occurrence la raison pour laquelle Yaacov demanda à ses fils d’être unis dès qu’il commença à les bénir. En évitant les dissensions et en étant soudés, ils mériteraient alors la rédemption finale. Surtout depuis que sa famille était devenue une nation divisée en douze tribus, la divergence aurait été plus facile.

Respectons-nous et aimons-nous malgré nos différences !

Unissons nos forces afin d’échanger, de nous soutenir de nous entraider à évoluer pas à pas dans la Tsniout. Prenons l’exemple de dire adieu aux pantalons. C’est certes une étape difficile. Mais en voyant une amie ou une voisine habillée joliment en jupe ou en robe, cela peut nous motiver à en faire autant. Nous avons toutes une influence positive les unes sur les autres, alors aidons-nous ! Si pour certaines c’est plus facile de porter des jupes longues ou des hauts Tsnouim, essayez d’aider les autres pour qui ça l’est moins en leur donnant des conseils pratiques ou en étudiant ensemble les lois de la Tsniout.

A l’image de nos ancêtres les douze tribus et par le mérite de notre unité et de nos petits efforts du quotidien, nous serons fortes et nous nous avancerons pas à pas en méritant alors de vivre la rédemption finale très prochainement, amen !

 

[1] Samuel 2, Chapitre 10, ligne 12

[2] Talmud, Brakhot, 7A

[3] Likoutei Halakhot Erouvi Tchoumin (6 : 16)