Dans la Parachat Nitsavim se trouve une merveilleuse explication du Sfat Émet, qui éclaire la façon de considérer la Téchouva, et qui illumine pour nous ces jours redoutables. Parfois, un homme peut se dire : « Qui suis-je ? Que valent mes jours ? Peut-être ne suis-je pas digne ? Comment pourrais-je me présenter à Roch Hachana et oser implorer le pardon d’Hachem, en Lui demandant une bonne année ? » Ainsi, l’homme peut être traversé par toutes sortes de pensées d’éloignement vis-à-vis du Créateur. Mais il est certain et évident que ces pensées sont une profonde erreur.
La Torah nous dit : « Vous vous tenez aujourd’hui, vous tous, devant l’Éternel votre D.ieu » (Dévarim 29:9). Suit alors une longue liste de ceux qui se tiennent là : « vos chefs de tribus, vos anciens, vos officiers… » – tous sont présents. Et que signifie ce mot « aujourd’hui » ? Le Zohar enseigne que « aujourd’hui » désigne Roch Hachana, le jour où tous passent en jugement, sans exception : « Tous les habitants du monde défilent devant Lui comme un troupeau ». Mais une question se pose : celui qui dit à Israël « vous vous tenez », ce n’est pas Hachem, mais Moché Rabbénou, qui s’adresse au peuple. Or, si Moché Rabbénou leur dit « vous vous tenez », cela signifie : vous tous, sans exception – mais vous, et non pas moi. Il en ressort que Moché Rabbénou lui-même ne se tenait pas aux côtés d’Israël devant le Créateur, au jour du jugement.
Le Sefat Emet pose la question : pourquoi donc ? Moché Rabbénou serait-il dispensé du jour du jugement ? Même les saints Patriarches se sont tenus devant le Créateur en jugement ! L’explication du Rav est simple, mais elle pénètre en nous jusqu’aux os. Le peuple d’Israël a fauté avec le veau d’or, il a commis une faute terrible et redoutable, mais ensuite, il a fait Téchouva et s’est rapproché de l’Éternel. La faute, par sa nature, éloigne l’homme de son Créateur. Et lorsqu’il fait Téchouva, il retrouve sa proximité avec D.ieu. C’est ce que dit Moché Rabbénou : « Vous avez fauté avec le veau d’or et vous avez fait Téchouva, tandis que moi, je n’ai pas participé à cette faute. Par conséquent, la Téchouva n’a pas de place pour moi, et de ce fait, votre élévation est plus grande que la mienne ». Voilà pourquoi il leur dit : « Vous vous tenez aujourd’hui devant l’Éternel » – vous êtes, à Roch Hachana, plus proches de Lui que moi, car vous avez connu la faute et la Téchouva.
Nous apprenons ainsi que celui qui, hélas, faute mais fait Téchouva, atteint une élévation supérieure, même à celle des justes parfaits. C’est ce que nos Sages ont affirmé : « À l’endroit où se tiennent les Ba’alé Téchouva, les justes parfaits ne peuvent se tenir » (Brakhot 34). Quelle merveilleuse explication, qui éclaire pour nous ces jours redoutables, et nous enseigne ce qu’est véritablement la Téchouva ! Il n’est pas nécessaire de prendre une feuille et de dresser la liste de toutes ses fautes, de tous ses manquements, pour ensuite vouloir tout corriger. Si nous procédions ainsi, jamais nous n’arriverions prêts à Roch Hachana. Ce que Hachem désire, c’est de voir un effort, même petit. En d’autres termes : faire un pas dans la bonne direction, Lui montrer que nous avons changé, ne serait-ce qu’un peu. Lorsqu’Il voit cela, Il élève chacun d’entre nous.
L’Admour de Satmar donnait une parabole. Deux hommes voulaient monter du premier au deuxième étage. Le premier fit simplement un pas, et le voilà déjà au deuxième étage ; tandis que le second ne bougea pas et resta au même endroit. Comment cela est-il possible ? Comment un seul pas peut-il suffire pour atteindre si rapidement un autre étage, alors qu’il y a au moins une vingtaine de marches à gravir ? Le Rav explique : tout dépend du pas que l’on fait et de la direction dans laquelle on va. Dans cet immeuble, il y avait un escalier roulant. Celui qui fit un pas dans la bonne direction, vers la première marche, n’avait plus besoin de monter : l’escalier l’a porté de lui-même jusqu’au sommet.
Mais celui qui, à D.ieu ne plaise, reste indifférent et se dit : « L’an passé s’est déroulé paisiblement. Certes, il y a eu des attentats, des tragédies et des épreuves très dures, mais grâce à D.ieu, ma famille et moi sommes restés sains et saufs, et tout est sous contrôle. Pourquoi donc l’année prochaine serait-elle différente ? Si les années passées se sont bien passées, pourquoi changer ?
La Torah décrit un tel homme en des termes effrayants dans notre Paracha : « De peur qu’il ne se trouve parmi vous une racine qui produise du poison et de l’absinthe… et qu’il se bénisse en son cœur en disant : Il y aura la paix pour moi » (Dévarim 29, 17-18). La Torah dépeint ici celui qui dit : « Baroukh Hachem, tout va bien pour moi et pour ma famille, tout se déroule calmement, pourquoi devrais-je faire un effort particulier ? L’année prochaine sera certainement aussi bonne ». Et il reste ainsi figé, sans changer, sans progresser. Cependant, la Torah déclare à son propos : « L’Éternel ne voudra pas lui pardonner… et toutes les malédictions écrites dans ce livre s’attacheront à lui ».
Dans la Parachat Ki Tavo, nous avons lu les quatre-vingt-dix-huit malédictions, chacune plus redoutable que la précédente. Rien qu’à les lire, on est saisi d’une crainte terrible. Et celui qui, à D.ieu ne plaise, se dit : « Je resterai le même, je ne changerai pas, tout va bien, le Créateur est un Père miséricordieux, Il nous pardonnera sûrement » – celui-là, parce qu’il ne corrige rien et ne prend aucun engagement pour l’avenir, pourrait être un bon Juif en apparence, mais la Torah affirme que l’Éternel ne veut pas pardonner à un tel homme. La raison est simple : celui qui ne fait pas, ne serait-ce qu’un seul pas, montre qu’il n’est pas tourné dans la bonne direction, qu’il ne désire pas vraiment se rapprocher du Créateur. Car chaque bonne action que nous accomplissons signifie que nous nous rapprochons de Lui par ce biais. Mais si l’on ne fait absolument rien, alors ni Roch Hachana, ni le pardon ne peuvent agir, et l’on risque, à D.ieu ne plaise, de tout perdre.
Il y a de nombreuses années, un Juif des États-Unis travaillait comme marchand de vin en gros. Chaque mois, il avait pour habitude d’acheter ses marchandises auprès du propriétaire d’un vignoble, qui produisait à la chaîne des quantités impressionnantes de bouteilles, qu’il lui revendait à bon prix, permettant ainsi au marchand de les écouler avec un bénéfice appréciable. Mais voilà qu’un mois, au lieu des dix mille bouteilles habituelles, il n’en reçut que deux mille. Surpris, il s’adressa au propriétaire du vignoble : « Cela fait des années que nous travaillons ensemble, et chaque mois je t’achète dix mille bouteilles. Pourquoi as-tu réduit la quantité ? » Le propriétaire lui répondit : « Viens donc à l’usine, tu comprendras ». Le Juif s’y rendit et le maître des lieux l’amena devant une machine en disant : « Tu vois cette machine ? Jusqu’il y a peu, elle produisait cinq mille bouteilles par heure, et depuis quelques jours, pour une raison inconnue, elle n’en fabrique plus que deux mille ».
« Et qu’as-tu fait ? » demanda le marchand de vin. Le propriétaire de l’usine répondit : « J’ai fait venir des techniciens parmi les meilleurs du monde, ils sont venus, ont inspecté la machine et ont déclaré qu’elle n’avait aucun défaut. Ils n’ont trouvé aucune anomalie et, par conséquent, n’ont proposé aucune solution ». Alors ce marchand juif s’adressa à lui et demanda : « Dis-moi, as-tu un bon tournevis ? » Le propriétaire de la cave alla lui chercher un tournevis, intrigué de savoir ce qu’il comptait bien en faire. Le marchand lui dit de lui laisser le soin de s’en occuper. Il ouvrit le capot de la machine et remarqua aussitôt de nombreuses vis desserrées. Il se mit alors à resserrer vis après vis, raffermissant chacune d’elles avec soin, puis il remit en place le capot. Se tournant vers le propriétaire de l’usine, il déclara : « Mets maintenant la machine en marche, qu’elle produise des bouteilles, et moi je resterai ici à tes côtés ».
Le propriétaire lança la machine et resta stupéfait : non seulement elle produisait de nouveau cinq mille bouteilles par heure, mais elle en fabriquait désormais six mille ! Ébahi, il s’écria : « As-tu donc l’esprit prophétique, ou bien des mains d’or ? Que s’est-il passé ? » Le marchand juif répondit calmement : « Lorsque tu m’as dit que les techniciens n’avaient trouvé aucune panne, j’ai compris que, de fait, la machine n’était pas cassée. Mais il y avait certainement quelque chose qui n’était plus en ordre. Car chaque machine s’use avec le temps, et voilà vingt ans que tu l’utilises. Sais-tu ce qui se produit avec les années ? Les vis se desserrent peu à peu, et c’est cela qui a réduit sa capacité. Si tu avais attendu encore deux ans, la production aurait chuté encore davantage. Je n’ai fait qu’une chose : resserrer les vis et rendre à la machine sa solidité. Et grâce à cela, elle fonctionne de nouveau à plein rendement ».
Telle est notre tâche dans les quelques jours qui nous restent avant Roch Hachana et les Jours redoutables, et lorsque nous nous tiendrons devant Hachem au jour du jugement : il nous incombe de resserrer les boulons. Il ne nous est pas demandé de choisir entre tout réparer d’un coup ou de ne rien faire du tout. Il suffit que, cette année, nous nous renforcions un domaine, puis l’année suivante dans un autre, afin de réussir à nous rapprocher de l’Éternel et à changer, ne serait-ce qu’un peu. On peut prendre sur soi de nombreuses petites résolutions simples, qui paraissent faciles à réaliser, mais si nous savions ce qu’elles produisent dans les Cieux, nous serions prêts à donner notre vie pour les accomplir.
Je donnerai un exemple que j’ai déjà cité, et ceux qui l’ont adopté ont vu un changement dans leur vie : la manière de réciter une bénédiction. Malheureusement, beaucoup ne savent pas bénir correctement : ils marmonnent les bénédictions à toute vitesse sans prêter attention aux mots. Le Rav Ben Tsion Abba Chaoul expliquait que chaque bénédiction doit être divisée en trois parties et méditée : « Baroukh Ata Hachem », puis « Élohénou Mélèkh Ha’olam », et enfin la conclusion, par exemple « Boré Miné Mezonot ». Mais si l’on prononce la bénédiction rapidement, sans pause, ni réflexion, Hachem ne reçoit pas une telle bénédiction. Chacun peut prendre sur lui un petit effort : certes, il est difficile de bénir avec Kavana dans toutes les bénédictions de la journée, mais il est possible d’en choisir au moins une, par exemple « Chéhakol Nihya Bidvaro », et de la réciter avec la plus grande attention, en laissant de côté toutes les occupations, en s’arrêtant un instant pour bénir le Créateur. Quelle bénédiction merveilleuse s’élève alors vers le Ciel et illumine l’homme !
De même, si nous connaissions la force de la bénédiction « Acher Yatsar », nous comprendrions qu’elle contient toutes les guérisons et tous les remèdes ; et celui qui la récite une seule fois par jour avec sincérité a l’assurance de ne pas tomber malade. Un Juif me raconta qu’il souffrait d’un grave problème intestinal. Il consulta de nombreux médecins, mais aucun ne put lui trouver de remède. Il entendit alors parler de la Ségoula de la bénédiction « Acher Yatsar » et décida de la réciter avec concentration pendant trente jours. Il témoigna que, deux semaines plus tard, il avait totalement guéri. Et lorsque son médecin l’examina, celui-ci n’en crut pas ses yeux : « C’est impossible ! » s’écria-t-il. Mais le malade lui répondit calmement : « Vous ne me croirez peut-être pas, mais moi je sais qu’il existe un Créateur dans le monde, et j’ai foi en Lui ».
Chacun en est capable. La sainte Torah, dans la Paracha de cette semaine, parle de la Téchouva : « Même si ton exil était au bout du ciel, l’Éternel, ton D.ieu, te rassemblerait de là, et c’est de là même qu’Il viendrait te prendre » (Dévarim 30:4). Le Zera Chimchon pose la question : que signifie cette précision « te rassemblerait de là » ? Puisque l’homme s’y trouve déjà, la Torah aurait simplement pu dire : « Même si ton exil était au bout du ciel, l’Éternel, ton D.ieu, te rassemblerait » Quelle est donc la signification « de là » ? Le Rav explique qu’il arrive parfois qu’un Juif s’éloigne au point même de se rebeller contre le Créateur, à D.ieu ne plaise. Et l’Éternel dit malgré tout : « Même si tu te trouves là-bas, dans le lieu le plus éloigné, même si tu as commis des actes terribles, c’est précisément de là que Je viendrai te prendre ».
Pour illustrer la puissance extraordinaire de laTéchouva, on raconte l’histoire bouleversante d’une famille honorable et estimée de Bné Brak, une maison de Torah et de bonnes Middot, qui avait une fille du nom de Riva. Malheureusement, elle commença à fréquenter de mauvaises amies. Ses parents tentèrent de s’y opposer, la suppliant : « C’est si dommage que tu fréquentes de telles jeunes filles ». Mais rien n’y fit. (Et déjà, à ce stade, il convient de tirer un enseignement : chacun doit veiller aux amis qu’il fréquente, car parfois une influence minime suffit à causer une destruction immense, comme ce que montre le récit saisissant qui suit).
Peu à peu, la jeune fille se mit à chuter. Au début, elle n’y prêtait même pas attention. Ses parents pleuraient et la suppliaient, mais elle n’écoutait rien, jusqu’à sombrer complètement. Et le pire advint : elle fit la connaissance d’un non-Juif et, en l’espace de quelques semaines, décida de l’épouser. Que D.ieu préserve ! Jusqu’où une jeune fille pieuse peut-elle tomber ! Voilà le pouvoir destructeur d’une mauvaise fréquentation. Toute la famille l’implora de ne pas faire une telle folie, mais c’était comme parler à un mur.
Un jour, la mère lui dit : « Viens, allons chez la Rabbanite ». Sa fille lui répondit : « Maman, je t’en prie, laisse-moi tranquille. Ma décision est prise, et quand je dis quelque chose, c’est définitif. Jamais je ne reviendrai en arrière. Je l’ai choisi, et je l’épouserai, car il est véritablement l’élu de mon cœur. Inutile de te fatiguer davantage ». Brisée et anéantie, la mère se rendit chez la Rabbanite Batchéva Kanievsky. Là, elle pleura sans arrêt, au point de ne plus pouvoir parler. Lorsqu’elle se calma un peu, elle raconta toute la suite des événements et demanda à la Rabbanite : « Que faire ? »
La Rabbanite lui dit : « Dis à Riva de venir me voir, je veux lui parler ». On savait que la Rabbanite ne s’effrayait de rien, qu’elle avait toujours la conviction qu’il existait une solution à tout, et qu’elle possédait une extraordinaire force de bénédiction. La mère repartit chez sa fille avec enthousiasme et lui dit : « Riva, ma chère fille, viens avec moi quelques minutes chez la Rabbanite Kanievsky, elle te donnera une bénédiction et s’intéressera à toi ». Mais la fille refusa catégoriquement, consciente que la Rabbanite lui demanderait sûrement de quitter le non-Juif, car un tel mariage ne convient pas à une fille d’Israël. La mère retourna donc chez la Rabbanite et lui expliqua que sa fille refusait catégoriquement de venir.
La Rabbanite lui répondit : « Dis-lui de ma part de venir, et promets-lui que je ne lui parlerai pas du tout de ce non-Juif. Au contraire, je lui donnerai peut-être des conseils pour construire intelligemment son foyer ». La mère en resta interdite : la Rabbanite allait-elle lui permettre de se marier avec lui ? Mais celle-ci la rassura aussitôt : elle ne voulait évidemment pas que la jeune fille épouse le non-Juif, pas moins qu’elle ne le ferait elle-même, et sans doute encore moins que sa propre mère. La mère retourna donc chez sa fille et lui assura que la Rabbanite n’aborderait pas ce sujet : « Elle est avec toi et veut seulement te donner des conseils pour bâtir ton futur foyer ». La jeune fille accepta alors : « Si la Rabbanite ne m’interroge pas sur ce mariage, j’accepte d’y aller, et même qu’elle me bénisse pour que l’union se passe bien ».
Voilà ce que signifie le verset : « Même si ton exil était au bout du ciel », car cette jeune fille se trouvait bel et bien au bout de la pente, au bord du gouffre. Elle se rendit chez la Rabbanite, qui la salua chaleureusement et lui dit : « Je ne m’oppose pas à ce mariage, et avec l’aide de D.ieu je veux vous bénir pour que vous ayez une vie bonne et heureuse. Je pourrais te bénir de vive voix, mais je veux que la bénédiction ait plus de force et soit consignée dans un livre. Es-tu prête à cela ? » La jeune fille accepta. La Rabbanite lui demanda alors de lire chaque jour un chapitre de Téhilim. Elle prit un livre de Téhilim dans ses mains et ajouta : « Commençons aujourd’hui ! Ouvrons-le au hasard, et ce que nous lirons sera le signe de ta bénédiction ».
La jeune fille ouvrit le livre au hasard et tomba sur le psaume 43 : « Rends-moi justice D.ieu, et mène le combat dans ma dispute (Riva Rivi) contre un peuple sans bonté, délivre-moi de l’homme de mensonge et déloyal ». Le prénom de la jeune fille, Riva, apparaissait clairement dans le verset ! Et les mots continuaient : « d’un peuple sans bonté, délivre-moi de l’homme de mensonge et déloyal ! » La jeune fille lut et relut le verset, stupéfaite. La Rabbanite lui dit : « C’est le roi David qui te parle, et le Créateur t’adresse ces mots : Riva ma chère, prends garde à ce non-Juif ! Il vient d’un peuple sans bonté qui te souillera, il est un homme de mensonge ; délivre-toi de lui ». À ces mots, la jeune fille fondit en larmes et déclara à la Rabbanite et à sa mère qu’elle le quittait. Elle fit une Téchouva complète et aujourd’hui, elle est même enseignante.
C’est là tout le sens du verset : « L’Éternel ton D.ieu te rassemblera de là » ; où que nous soyons tombés, l’Éternel nous reprendra toujours avec Lui. Et, comme nous l’avons dit, chacun doit s’efforcer de se renforcer et de prendre au moins une petite résolution. Car à Roch Hachana, nous ne traitons pas de futilités ; nous venons demander l’essentiel, le plus grand : puisque le Créateur est le Père qui détient tout dans Ses mains, il faut Le supplier de nous accorder la crainte du Ciel, de nobles Middot et, dans la mesure du possible, davantage de bénédictions spirituelles et matérielles. Avec l’aide de D.ieu, nous mériterons ainsi une bonne année, une inscription et un sceau favorables, des décrets bénéfiques et, bientôt, la venue du Machia’h, qu’elle se réalise rapidement et de nos jours, Amen.
Rav Avraham Attia (Pniné Beth Levy)





