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Bikour 'Holim par téléphone

Rédigé le Mercredi 28 Mai 2014
La question de Anonyme

Est-il possible de se rendre quitte de la Mitsva de Bikour 'Holim par téléphone, ou bien sommes-nous obligés de nous déplacer ?

Merci d'avance !

La réponse de Rav Freddy ELBAZE
Rav Freddy ELBAZE
1390 réponses

Chalom,

Il est dit dans la Guémara de Nédarim (40) : "Quiconque rend visite à un malade prie Hachem de lui envoyer une Réfoua Chéléma ; quiconque ne rend pas visite, ne demandera pas miséricorde à Hachem." Cela signifie qu’en voyant le malade, le visiteur est rempli d’émotion et de compassion ; la Téfila pour la guérison coulera d’elle-même.

Maran Rav Ovadia Yossef ajoute qu’entendre un malade par téléphone n’aura pas le même effet que de le voir. Par conséquent, quand on voit le malade, la Téfila que l’on adresse à Hachem pour sa guérison est d’une intensité et sincérité plus fortes.

Tout ceci est déjà rapporté par le Rambam dans son livre Torat Haadem, en ces termes : "…C’est pour cela, celui qui rend visite à un malade mais ne prie pas pour sa guérison, n’aura pas accompli la Mitsva."

C’est pourquoi Rav Ovadia dit que s’il est possible de se rendre soi-même chez le malade, une lettre ou un appel téléphonique n’aura pas la même valeur. Même si l’on sait que le malade n’a pas besoin d’aide, n’avons-nous pas expliqué que l’essentiel de la Mitsva est de demander "Ra’hamim" à Hachem pour la guérison du malade.

Certes, une Téfila dite pour un malade à la synagogue, devant 10 personnes, a une très grande valeur, néanmoins, une Téfila de Ra’hamim (miséricorde) devant le malade est plus efficace.

Dans la Guémara Brakhot 34, il est dit : "Quand on prie pour un malade, il n’est pas nécessaire de mentionner son nom". Le Maguen Avraham explique que ceci est valable lorsque le malade est devant soi, mais si l'on prie à distance, il faudra mentionner son nom.

Nos Sages disent qu’une Téfila "sans nom" est préférable à une Téfila "avec nom", car parfois, le nom-même du malade peut attirer la Midat Hadin (attribut de rigueur). Il sera donc préférable de se déplacer et de demander "Ra’hamim" au Tout-Puissant, pour que le malade retrouve sa santé.

C’est pourquoi, "prendre des nouvelles" du malade par téléphone n’est pas la façon la plus parfaite d’accomplir la Mitsva de Bikour 'Holim (la Téfila face au malade ne sera pas réalisée). Ainsi a tranché Rav Moché Feinstein et d’autres.

Cependant, s’il n’est pas possible de se déplacer, on pourra encourager, remonter le moral, et soutenir le malade par téléphone ; la Mitsva sera en partie réalisée.

Ainsi, on a pu voir chez Maran Rav Ovadia que lorsque la Rabbanith était malade et sans connaissance, il allait lui rendre visite à l’hopital tous les jours, et il priait en demandant miséricorde pour sa guérison. Lorsque certains de ses proches furent malades et qu’il ne put se déplacer, il se contenta de décrocher le téléphone et de prier en leur faveur.

(basé sur un écrit du Rav Yaakov Sasson, petit-fils du Rav Ovadia Yossef z'l)

Kol Touv.

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