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Flatulence avec les Téfilines, comment me faire pardonner ?

Rédigé le Lundi 30 Novembre 2015
La question de Ilan L.

Chalom Rav,

Aujourd'hui, en mettant les Téfilines, j'ai eu un gaz involontaire. J'avais terminé le Chéma' et la 'Amida, et je finissais de prier personnellement, quand j'ai fait un pas vers l'avant et un gaz est sorti, involontairement.

Sur le coup, j'ai eu un gros remord pendant une seconde, mais je me suis reconcentré et j'ai continué de prier.

Dois-je faire quelque chose de spécial pour m'excuser auprès de D.ieu ?

Toda Rabba, et Béhatsla'ha.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
33805 réponses

Bonjour,

Selon la majorité des décisionnaires, une faute commise malgré soi et par contrainte ne nécessite pas de Téchouva [à condition que la personne ne soit pas à l'origine de la situation, c'est-à-dire qu'elle a investi tous les efforts nécessaire pour éviter la faute - voir ci-dessous].

Voir explications du Rambam sur la dernière Michna du traité Yoma, Choul'han 'Aroukh - Yoré Déa, chapitre 185, fin de la Halakha 4, Avi Ezri sur Rambam, Hilkhot Téchouva, chapitre 1, Halakha 1.

Dans les supplications récitées durant Yom Kippour, nous implorons Hachem pour pardonner les fautes commises malgré soi et par contrainte.

Mais il s'agit des cas suivants :

1. La personne est en partie responsable car elle n'a pas pris toutes les précautions pour éviter la faute.

2. Si la personne tire un certain profit d'une telle faute, elle doit se faire pardonner.

3. Si la personne ne ressent pas d'amertume [après avoir fauté malgré soi], elle doit se faire pardonner.

4. Si une telle faute s'est présentée, c'est que la personne n'a pas suffisamment de mérite ou a commit certaines fautes qui empêche toute protection. Elle doit, donc, demander pardon. Voir Iguerot Moché, Yoré Déa, volume 4, question 14, passage Choul'han 'Aroukh, 185, 4.

5. Il s'agit d'une faute que l'on a été obligé de commettre sous la menace d'un méchant, mais pour laquelle il fallait se laisser tuer.

6. Certains de nos maîtres disent : si l'on désirait vraiment ne jamais fauter, la faute ne se serait jamais présentée à nous.

7. La faute malgré soi peut entraîner une faute préméditée. Dans un tel cas, elle peut être prise en compte dans le jugement céleste. Pniné Yéra'h Haétanim, page 293.

En ce qui concerne votre question :

Puisqu'il s'agit d'un cas de force majeure, vous n'êtes pas soumis à l'obligation de faire Téchouva.

Si vous pensez qu'il ne s'agit pas d'un cas de force majeure et que vous auriez pu éviter de vous trouver dans une telle situation, contactez-moi de nouveau.

Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.

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