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Jeunes célibataires qui dorment dans une maison & problème de Yi'houd

Rédigé le Lundi 20 Janvier 2020
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

Dans quel cas un groupe de jeunes gens célibataires (filles et garçons) peuvent dormir dans la même maison ?

Je conçois que, pour des raison de pudeur et Yi'houd (isolement), il serait préférable d'éviter ce genre de situations, mais j'aimerai savoir ce que la Halakha dit exactement.

Je précise que ce serait pour un Chabbath plein, entre jeunes pratiquants.

Merci pour tout et bonne journée.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
18362 réponses

Bonjour,

Aucun Rav au monde [digne de ce nom] ne pourra trouver une solution pour permettre à des jeunes célibataires [filles et garçons] de passer la nuit dans un même appartement.

Même si l'on réussit à éviter les problèmes de Yi'houd, les jeunes célibataires en question seront confrontés à d'autres interdictions, bien plus graves que celle du Yi'houd.

1. Lorsque le rire s’installe entre les hommes et les femmes, il peut s’avérer dangereux et comporter de nombreux risques.

En général, il peut amener vers le débordement, la légèreté et la fausse joie [délirante ou démesurée].

Voir Talmud Kétoubot 13b, Talmud ‘Houlin 11b, Talmud Nidda 30b, Rambam, Hilkhot Issouré Bia, chapitre 22, Halakha 15.

2. Il est frappé d’interdit. Voir Gan Naoul, volume 1, chapitre 5, Halakha 5-8.

3. Chaque parole échangée, non indispensable - même s’il s’agit d’une parole d’honneur -, est une très grave interdiction.

Voir Pirké Avot, chapitre 1, Michna 5, Talmud Erouvin 53b, « Rabbi Yossi Haguelili …Haya Lekha Lomar Béézé Lélod », Rambam Hilkhot Yéssodé Hatorah, chapitre 5, Halakha 9.

4. Il faut fuir la faute comme si l’on fuyait un incendie.

Voir Talmud Kiddouchine 81a : « Noura Bé Amram ! ».

5. Bien que le rire et la joie soient toujours conseillés, d’une manière générale, mais lorsqu'il s'agit d'un homme et d'une femme non mariés, il y a de très nombreuses lois à respecter et de nombreuses barrières et limites à ne pas dépasser.

Voir, par exemple, Dévarim, chapitre 28, verset 47, Choul'han 'Aroukh - Ora'h 'Haïm, chapitre 560, Halakha 5 et Choul'han 'Aroukh - chapitre 697, Halakha 1, Voir Gan Naoul, volume 1, chapitre 5, Halakha 5-8.

6. Durant les fêtes de Souccot, lorsque la musique retentissait de toute part dans le Beth Hamikdach, et que la joie était à son apogée, nos maîtres ressentirent un certain danger.

De suite, ils instituèrent une séparation entre les hommes et les femmes.

Voir Talmud Soucca 51a.

Le Rambam écrit :

"Le tribunal doit désigner des forces de police, chargées de patrouiller à l'occasion des Fêtes dans les endroits publics tels que les jardins, les parcs, et les rives des fleuves, pour éviter que ne se forment des réunions d'hommes et de femmes qui pourraient dégénérer en débauche. Le tribunal a également le devoir d'informer l'ensemble de la communauté de l'obligation de respecter ces lois, même à l'intérieur de la maison."

Rambam, Hilkhot Yom Tov, chapitre 6, Halakha 21.

Cette Halakha est mentionnée dans le Choul'han 'Aroukh, chapitre 529, Halakha 4.

Malheureusement, de nos jours, il n'est plus possible d'agir de la sorte.

Il convient donc à chacun de déployer tous les efforts possibles et de prier pour que disparaissent ces rassemblements de jeunes filles et jeunes garçons pendant les Chabbath et les fêtes, dans certains lieux publics ou aux abords de certaines synagogues.

Dans certaines communautés, il est habituel de jeûner pendant trois jours durant les deux premières semaines des mois de 'Hechvan et Iyar.

Cet usage est rapporté dans le Choul'han 'Aroukh, chapitre 492, Halakha 1.

La raison est la suivante :

Nos Sages ont craint que l'excès de joie ressentie durant les fêtes [Tichri et Nissan] amène certaines personnes à commettre des fautes, ce qui pourrait leur causer du tort, ainsi qu'à l'ensemble de la communauté.

Voir Baère Hétev, chapitre 492, passage 1.

Tout n'a pas été dit à ce sujet.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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