Bonjour Rav,
La Mitsva du Ma'asser est-elle obligatoire pour les Ashkénazes ?
Merci Rav.
Bonjour,
Ce sujet fait l’objet d’une discussion entre les décisionnaires Ashkénazes. Toutefois, la majorité des avis estiment que cette Mitsva n’est pas une injonction d’ordre rabbinique, mais plutôt une très bonne coutume.
Sources: Pit’hei Techouva (Yoré Déa 331,12) au nom du Maharam de Rothenburg ; Michnat HaHahamim et le Ba’h ; 'Hovot Yair (chap. 224); Chevout Yaakov (tome 2 chap. 85); responsa Pné Yéochoua (tome 1 O.H chap. 2) ; Min’hat Its’hak (tome 5, chap. 34) et Rav Kanievski (Derekh Emouna - chap. 7, Matnot Aniyim, alinéa 27).
Le Tsits Eliezer (tome 9, fin du chap. 1) conclut également que de nombreux avis considèrent qu’il ne s’agit que d’une coutume. C’est pourquoi cette pratique ne s’est pas répandue au sein du grand public, et seuls quelques individus d’exception ont l’usage de s’y conformer.
Certes, si une personne a pris l’habitude de donner le Maasser, elle ne peut interrompre cette coutume, qui est considérée comme un vœu (Néder) de Mitsva, sauf en cas de grand besoin et sous certaines conditions. C’est pourquoi il est toujours recommandé, avant d’adopter cette belle coutume, de préciser que l’on agit sans intention de prendre sur soi un vœu (« Bli neder ») [voir Psakim Outechouvot 249, §22].
A noter qu’une personne qui sera scrupuleuse à donner le Maasser sur ses revenus ou bénéfices sera assurée de ne pas subir de pertes [Gaon de Vilna rapporté dans Keter Roch, chap. 123]. D’ailleurs, le Hazon Ich enjoignait toujours à donner le Maasser [Derekh Emouna, ibid., chap. 7, Tsiyoun Halakha 73].
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Soyez béni(e) !