Bonjour Rav,
Est-il interdit d'écouter des musiques non-juives, si les musiques n'ont pas de problème de paroles malsaines/vulgaires, est-ce un problème ?
Merci Rav.
Bonjour,
Bien que, d’après la stricte loi, il n'est pas interdit d’écouter de la musique qui ne contient ni paroles vulgaires ni idées contraires à la Torah (musique destinée à un culte idolâtre, pensées immorales, etc.), il est cependant fortement recommandé d’écouter uniquement des musiques dont les paroles expriment des louanges à Hachem, l’honneur de la Torah ou qui entraînent une élévation spirituelle.
À plus forte raison aujourd'hui, où nous disposons d’une magnifique plateforme proposant une panoplie de musiques Cachères que nous offre Torah-Box, avec des chants inspirants, variés et adaptés à l’esprit de la Kédoucha : https://www.torah-box.com/music/
Explication :
Le Séfer 'Hassidim (chapitre 238) écrit que l'on ne doit pas chanter des chansons profanes issues des non-Juifs pour calmer un bébé qui pleure. Le Rav Natán Gestetner (responsa Leorot Natan, tome 10, chapitre 14) et le Rav Ya'akov Hillel (responsa Vayachev Hayam, tome 2, chapitre 7) déduisent de cette source qu’il existe un effet spirituel néfaste à l’écoute de ce type de musique, et ce, même pour un nourrisson qui ne comprend pas les paroles, ce qui sous-entend que toute musique non-juive, même sans paroles nuisibles, peut avoir un impact négatif.
Voir aussi les propos du Rav Sa'adia Gaon (Émounot VéDé'ot - Maamar 10, chap. 18), qui explique comment la musique peut influencer profondément l’âme humaine. Dans le même ordre d’idées, le Rav Na’hman de Breslev (Likouté Moharan 3) souligne que la musique influence l’homme jusque dans son intériorité. D’ailleurs, le Rav Wolbe (Igrot Oumikhtavim 282) explique que plus une personne est connectée spirituellement, plus elle développe une sensibilité à la musique impure.
Pour finir, Rav Moché Feinstein (Igrot Moché, Even Ha’ezer I, fin du chapitre 96) exhorte les hommes de Torah et les personnes en quête de pureté à ne pas écouter des chansons, même religieuses, interprétées par un chanteur soupçonné d’hérésie.
Conclusion :
Etant donné les risques spirituels que peut entraîner la musique non-juive, et le vaste choix de musiques cachères qui nous est aujourd’hui accessible, il faut s’efforcer de n’écouter uniquement que des musiques de source sainte. Telle est également la conclusion du Rav Ben Tsion Moutsafi, qui interdit toutes les musiques profanes pour cette même raison.
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Soyez béni !