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Pourquoi l'homme acquiert une femme et pas l'inverse ?

Rédigé le Lundi 14 Septembre 2020
La question de Benjamin G.

Bonjour,

Pourquoi c'est l'homme qui acquiert (Kinyan) une femme et pas l'inverse ?

La réponse de Rav Avraham GARCIA
Rav Avraham GARCIA
5320 réponses

Chalom Ouvrakha,

Pour commencer, je vais devoir reprendre le terme "Kinyan" que l'on traduit par "acquisition".

C'est peut-être une bonne traduction, mais Rachi, dès le début du traité de Kidouchin, nous précise [Niknit Léba'ala] qu'il est question d'une acquisition spirituelle qui donne désormais au mari des obligations, et, parmi ces obligations, comme le Ran nous explique, il y a le Guèt [l'acte de divorce].

C'est donc que cette expression - "Kinyan" - ressemble à celle que l'on emploie pour dire que nous "avons" des enfants ; il ne s'agit pas de possession de biens, mais de responsabilité envers le sujet.

Or, et nos Sages ont tout fait pour, le mari a beaucoup plus d'obligations envers son épouse que le contraire, il suffit pour cela de prendre connaissance de ce qui est écrit dans la Kétouba.

C'est donc lui qui s'engage à travers l'acte du mariage, et non pas le contraire. Les obligations conjugales de la femme sont très restreintes par rapport à son époux.

Rajoutons encore un deuxième et dernier élément : l'homme est plus matérialiste que la femme, il lui faudra "sanctifier" son mariage par un acte, Kidouchin, qui vient du mot "Kadoch", qui veut dire "pure", pour sortir son mariage du profane. C'est une obligation qui lui incombe à lui particulièrement.

La femme, elle, a toujours été plus spirituelle que son mari, elle n'a pas besoin de "sanctifier" son mariage, il l'est déjà de prime abord ; d'ailleurs, elle est de nature plus fidèle que son mari [voir Nétiv Haémouna chapitre 1].

Kol Touv.

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