Pourquoi prier sur les tombeaux des Tsadikim ?

Rédigé le Mercredi 15 Avril 2015
La question de Elie O.

Chalom,

Je lis toujours dans les cours et les mails que Torah-Box m'envoie qu'on prie sur tel ou tel tombeau de Rabbanim.

Pourquoi faut-il donc qu'on prie sur les tombeaux ?

Les personnes avec qui nous étudions ne comprennent pas cela.

Pouvez-vous nous donner un éclaircissement ?

Merci.

La réponse de Binyamin BENHAMOU
Binyamin BENHAMOU
2074 réponses

Chalom Elie,

Dans le Michna Broura (581,27) au nom du Maharil, on explique que les lieux où sont enterrés les Tsadikim sont particulièrement purs au point que nos prières y montent plus facilement vers Hachem.

De nombreux exemples dans la Torah témoignent de l’importance de prier sur la tombe des justes pour que « ceux qui sont proches et aimés d’Hachem » intercèdent en notre faveur.

Rachi (Midrach Rabba-Berechit 49,7) rapporte que Ra'hel Iménou fut enterrée sur la route à Beth Le’hem afin que ses enfants en exil puissent prier sur sa tombe et qu’elle puisse prier pour eux et le Mé’am Lo’ez (Berechit 37,36), décrit de manière émouvante comment Yossef vendu par ses frères, versa de chaudes larmes sur la tombe de sa mère.

Ou encore, on trouve dans Bamidbar (13-22), que lorsque Kalév, est venu à Hévron « Il alla se prosterner sur les tombes des Patriarches. Il dit ‘Pères du monde, priez pour moi afin que je sois sauvé du mauvais conseil des autres explorateurs. » (Sota 34b). Kalèv a demandé à Avraham, Itshak et Yaakov de joindre leurs prières à ses propres supplications. Il pria spécialement sur leurs tombes afin que leurs mérites associés à la sainteté du lieu aident à faire accepter ses suppliques.

De nos jours, nous avons aussi l’habitude d’invoquer les mérites des Tsadikim disparus, de leur demander qu’ils prient pour nous avec bienveillance et de bénéficier de la sainteté du lieu où ils reposent. L’âme garde toujours un lien avec l’endroit où elle a quitté le corps après les funérailles, c’est pourquoi ces lieux sont saints et forment même un pont entre nous et l’âme du Tsadik.

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