Bonjour Rav,
Ma mère, âgée de 88 ans, est atteinte d'une maladie neuro-musculaire, le syndrome de Guillain-Barré.
Selon Tazria' et Metsora', son état de santé est-il la conséquence d'une transgression ? Quel acte de purification peut-elle accomplir pour sa guérison ?
Merci Rav.
Chalom Ouvrakha,
Le Rambam (Moré Névoukhim 3, 17) enseigne que les épreuves physiques ne sont pas toujours des punitions, mais peuvent être un moyen d’élévation spirituelle et/ou une purification de l’âme.
Dans le cas d’une maladie comme le syndrome de Guillain-Barré, il s’agit d’une affection neurologique connue de la médecine moderne, sans rapport avec la Tsara'at biblique.
Ainsi, sans aucune culpabilisation, votre mère pourrait — si elle en a la force et la conscience tranquille — accomplir un petit acte de purification intérieure, adapté à sa situation.
Elle pourrait par exemple s'efforcer si possible de :
- faire Nétilat Yadaïm chaque matin et avant les repas ;
- parler des paroles pures : s’efforcer de parler avec douceur, vérité et bienveillance ;
- lire quelques chapitres ou versets de Téhillim (Psaumes) : en particulier les chapitres 6, 30 et 41 qui invoquent la guérison et la compassion divine.
- Tsédaka pour la santé : le Choul’han 'Aroukh (Yoré Dé'a 249) recommande de donner la Tsédaka comme moyen de guérison, conformément au verset : "La Tsédaka sauve de la mort." (Michlé 10,2)
- prier avec confiance : que ce soit par elle-même ou par ses enfants, prier simplement : "Hachem, guéris-moi et je guérirai."
Conclusion : votre mère n’a aucune faute spécifique à expier. La maladie est ici une épreuve que seule la Providence divine comprend pleinement. Son rôle, et celui de sa famille, est d’y répondre par la Émouna, la douceur, la parole pure et la prière sincère.
Et sachez que selon nos Sages (Brakhot 5b), chaque souffrance traversée avec foi efface de nombreuses fautes et élève l’âme — même sans qu’on comprenne le pourquoi.
S'il y a une faute à pardonner, votre mère est la seule à savoir laquelle [voir Baba Metsi'a 85a].
Kol Touv.