Bonjour,
Si on était bien avancé dans un Chiddoukh et que finalement l'un des deux décide d'arrêter les rencontres (manque de compatibilité), doit-il demander Mé'hila (pardon) ? Si oui comment ?
Merci beaucoup pour votre réponse.
Bonjour,
Si la séparation s’est faite dans le calme, avec respect et sans paroles blessantes, il n’y a aucune obligation de demander une Me’hila.
Chacun sait que les rencontres ne mènent pas obligatoirement sur une suite concrète. Le fait de constater une incompatibilité et de mettre fin aux rencontres fait partie d'un processus normal.
Cela peut évidemment faire de la peine ou entraîner une certaine déception, mais cela ne constitue pas une faute Ben Adam Lé'havéro [envers son prochain] nécessitant une demande de pardon. Au contraire, il est plus juste d’interrompre, de suite, les rencontres lorsqu’on ressent qu’elles ne mèneront pas vers du concret, plutôt que de les prolonger artificiellement.
Par contre, il y a des cas où une Me’hila est nécessaire, voire obligatoire. Si, par exemple, l’un des deux a laissé espérer de manière excessive ou ambiguë une issue positive, si la rupture a été faite de manière brusque ou blessante, s’il y a eu un manque de considération, des paroles déplacées ou un comportement irrespectueux, ou encore si l’un a le sentiment d’avoir causé une peine qui aurait pu être évitée.
Il est à noter que lorsque l'on désire interrompre, il faut toujours réfléchir correctement pour savoir quoi dire. Toute vérité n'est pas bonne à dire, surtout lorsqu'elle risque de blesser.
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.