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Un Goy m'enregistre un cours Yom Tov

Rédigé le Mercredi 28 Septembre 2016
La question de Ariel C.

Bonsoir,

Je suis étudiant et j'aimerais donner un dictaphone à un ami non-juif pour qu'il enregistre le cours que je vais manquer pendant Yom Tov.

Ai-je le droit ?

Merci, Chana Tova.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
28880 réponses

Bonjour,

Premier volet

Avant Yom Tov ou avant Chabbath, il est interdit de dire explicitement à un non-juif de faire pour soi un travail interdit.

Voir Rambam, Hilkhot Chabbath, chapitre 6, Halakha 1,

Choul'han 'Aroukh, chapitre 307, Halakha 2.

Cependant, si avant Chabbath, vous lui faites part d'un souci en disant :

"Je ne sais pas comment faire; le samedi et les fêtes, il nous est interdit de venir assister aux cours; il va me manquer des connaissances importantes".

S'il comprend de lui-même que vous êtes intéressé qu'il vous enregistre le cours, cela est permis.

Il est également permis de lui dire ou de rajouter dans la phrase précédente [avant Chabbath] :

"J'aurai tant aimé que l'on puisse m'enregistrer le cours" ou "C'est vraiment dommage que personne ne puisse m’enregistrer le cours du samedi".

Voir :

Choul'han 'Aroukh Ora'h 'Haïm, chapitre 307, Halakha 2 et 22 et Michna Broura, passages 10 et 76,

Chmirat Chabbath Kéhilkhata [nouvelle édition - 5770], chapitre 30, Halakha 3.

Dans une telle éventualité, il s'agit d'un "Rémez Chééno Bédérèkh Tsivouy", cela n'est pas interdit à condition de tirer profit de son travail uniquement après la sortie du Chabbath et une fois que le temps nécessaire pour enregistrer est passé.

Voir Chmirat Chabbath Kéhilkhata [nouvelle édition - 5770], chapitre 30, Halakha 44.

Un "Rémez Béderekh Tsivouy" serait permis avant Chabbath, mais je ne détaille pas cela pour l'instant.

Voir :

Choul'han 'Aroukh Ora'h 'Haïm, chapitre 307, Halakha 2 et 22 et Michna Broura, passages 10 et 76,

Chmirat Chabbath Kéhilkhata [nouvelle édition - 5770], chapitre 30, Halakha 3.

Il est préférable de ne pas lui donner votre dictaphone.

Si ce n'est pas possible, il vous sera permis de lui donner votre dictaphone.

Voir Or'hot Chabbath, volume 2, page 441, fin de la Halakha 32.

Second volet

Selon Rav Elyachiv, la permission précitée, n'est pas valable.

Voir Or'hot Chabbath, volume 2, page 450, chapitre 23, Halakha 51, passages 1 et 2, et note 74 la remarque de Rav Chmouel Auerbach dans page 450, chapitre 23, fin de la note 74.

Dans Mélakhim Omnayikh, chapitre 2, Halakha 8, Rav Its'hak Zilbersteïn reste sur un doute.

Troisième volet

D'après certains décisionnaires, il est permis de dire à un non-juif de dire à un autre non-juif d'enregistrer le cours s'il s'agit d'un vrai besoin.

Voir Yabi'a Omer, volume 9, Ora'h 'Haïm, question 97, fin du passage 20 et Or'hot Chabbath, volume 2, chapitre 23, pages 481-485.

Conclusion :

Si vous pouvez disposer d'un cours enregistré par un non-juif pour lui-même, tant mieux.

Sinon, il est possible d'adopter une attitude permissive, comme cela est mentionné dans les volets 1 et 3.

N.B.

Il y a 49 ans, en 5727, le Rav Aharon Westeïm de Paris a envoyé une question quelque peu semblable, au Rav Its'hak Weïss, l'auteur du Min'hat Its'hak.

La voici :

Un étudiant juif désirait savoir s'il était permis de dire à un étudiant non-juif de placer une feuille de carbone sous les pages de son cahier afin qu'en écrivant, le cours soit retranscrit en deux exemplaires.

Le Rav Weïss interdit même si le non-juif ne fait qu'une seule action d'écrire.

Voir Min'hat Its'hak, volume 5, question 36.

Je suis à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Chana Tova !

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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