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Une fille peut-elle toucher son frère ?

Rédigé le Mercredi 23 Juillet 2014
La question de Rebecca C.

Chalom Rav

Une fille a t-elle le droit de toucher son frère et inversement ?

La réponse de Rav Yossef LORIA
Rav Yossef LORIA
765 réponses

Chalom,

- L’interdiction d’embrasser et d’enlacer sa sœur ne s’applique pas si elle a moins de trois ans, et ce sera parfaitement permis[1].

Si elle est plus âgée et qu’il s’agit d’une adolescente ou d’une adulte, et que le frère est irréprochable et n’a pas de mauvaises pensées, certains commentateurs le permettent[2].

De plus, certains décisionnaires contemporains soutiennent qu’à notre époque, il y a lieu de se montrer plus permissif, du fait qu’un tel acte relève d’une marque de respect, de considération et d’estime familiale plutôt que d’un signe d’amour et de tendresse[3].

D’autres préconisent de rester immobile et passif lorsque la sœur (ou la tante) vient l’embrasser pour le saluer ou le féliciter[4], mais la majorité des décisionnaires l’interdisent formellement[5].

- Le contact physique avec une jeune fille étrangère ainsi que sa nièce ou sa petite cousine, est absolument interdit[6].

Néanmoins jusqu’à l’âge de trois ans ce sera parfaitement permis selon l’ensemble des opinions[7]. De trois à sept ans, la majorité des décisionnaires le permettent[8] et certains semblent le permettre même jusqu’à neuf ans[9]. Après cet âge, ce sera absolument défendu.]

 Kol Touv.

[1] ‘Helkat Mé’hokek, paragraphe 9.

[2] Beér Heitev, paragraphe 12 au nom du ‘Helkat Mé’hokek, paragraphe 8.

[3] Rabbi Chalom Messas zatsal dans Chemech Oumaguen, Even Haezer, chapitre 18 ; Chém’a Chlomo, tome 2, Even Haezer, chapitre 12. Il est également possible d’interpréter ainsi les paroles du Iguerot Moché, Even Haezer, tome 4, chapitre 64.

[4] C’est ainsi que j’ai entendu de la bouche d’un Rav qui répondait à un questionneur francophone.

[5] Yalkout Yossef, Sov’a Sema’hot, tome 1, page 198.

[6] Iguerot Moché, Yoré Déah, tome 2, chapitre 137 ; Avnei Yachfé, tome 2, chapitre 89, paragraphe 4 ; Birkat Yéhouda, tome 6 (à paraitre prochainement B’’H).

[7] Michna Beroura, chapitre 75, Biour Halakha, parole Tefa’h.

[8] Le ‘Hazon Ich, Ora’h ‘Haim, chapitre 16, paragraphe 8 repousse la mesure de rigueur mentionnée par le Michna Beroura, et explique que l’interdiction ne s’appliquera pas tant que le fait de regarder la jeune fille n’éveille pas de mauvaises pensées. Rabbi ‘Haim Kanievsky chlita dans Derekh Si’ha, tome 1, début de Parachat Kedochim a également  cité les paroles du ‘Hazon Ich et a répondu oralement qu’il est possible de tenir de la main d’une fille âgée environ de sept ans pour l’aider à traverser la rue.

[9] Yabi’a Omer, tome 6, Ora’h ‘Haim, chapitre 14, paragraphe 2 qui permet de réciter le Kriat Chem’a  devant une fillette de neuf ans qui est mal vêtue. Et le Maguen Avraham, chapitre 74 met en parallèle la vision et le contact.

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