Bonjour Rav,
Je vous remercie de me dire le comment et le pourquoi d'une veilleuse pour le décès d'un parent à la synagogue.
Merci Rav.
Chalom Ouvrakha,
La véritable source de cette coutume se trouve dans le Rama (Ora’h ‘Haïm 610), qui rapporte l’usage d’allumer une bougie à la synagogue la veille de Yom Kippour, en mémoire de chaque parent décédé, afin d’obtenir le pardon pour leur âme. (Voir Michna Beroura 14, et Kaf Ha’haïm 27–28.)
Nous avons également pour coutume d’allumer une bougie à la synagogue le jour de l’anniversaire du décès (Azkara ou Yortzeit). [Voir Choul’han 'Aroukh Ora’h ‘Haïm 154, 13 ; Cha'aré Téchouva 21 ; Kaf Ha’haïm 96 ; Yabia' Omer Yoré Dé'a 4, 35 ; Ich Matslia’h 2, 3.)
L’explication de cette coutume est que lorsqu’un enfant accomplit un acte d’honneur au nom de son parent défunt, cela ajoute du mérite à ce dernier et lui procure expiation et élévation.
De nos jours, puisque les synagogues sont éclairées à l’électricité, les bougies n’apportent plus réellement d’honneur au lieu saint — et parfois même, c’est l’inverse. C’est pourquoi de nombreux Rabbanim estiment qu’il est préférable de donner de l’argent pour contribuer aux frais d’électricité ou pour d’autres causes méritoires, comme soutenir un Talmid 'Hakham afin qu’il puisse s’éclairer pour étudier. (Voir Pélé Yoets « Hadlaka », et autres.)
Il existe également des raisons d’ordre kabbalistique à cette coutume (Voir Torah Lichma 520 ; 'Hokhmat Betsalel 4, 29).
Cependant, à notre époque, il est préférable de ne pas allumer de bougies dans les synagogues, car leur lumière est faible comparée à l’éclairage électrique, et dans la majorité des cas, cela n’apporte pas un véritable honneur à la synagogue. (Voir Mo'adé Hachem 5, 4 ; Merkavot Argaman 33.)
Certains conservent néanmoins la coutume d’allumer des bougies, principalement pour des raisons de Kabbala (Voir Michnat Halakhot 5, 70 ; Dvar Halakha 36 et autres).
Quoi qu'il en soit, l'idée est d'honorer avec de la lumière l'étude et la prière.
Kol Touv.