Le 15 octobre 1948, en pleine guerre d'Indépendance, l'aviation israélienne entre en action contre les positions égyptiennes dans le Néguev.
Cinq jours plus tard, un avion de combat israélien est abattu, avec trois pilotes à bord : Leonard Fitchett, Dov Sugarman et Stanley Andrews.
Des recherches commencent.
Une première patrouille survole les lieux, le 22 octobre, mais ne parvient pas à repérer l'avion.
Le 29 octobre, après le retrait des forces égyptiennes, un bataillon israélien composé du jeune officier Yithzak Rabin et de Louis Lenart – pilote ayant servi dans les Marines américains et désormais volontaire à Tsahal – localise enfin l'épave carbonisée.

Le corps de Fitchett est découvert non loin de là, mais les deux autres pilotes demeurent introuvables.
Pour essayer de comprendre ce qui s'est passé, Rabin et Lenart se rendent dans la localité arabe voisine, Isdud, proche d'Achdod, et commencent à interroger le moukhtar, le chef du village.
Celui-ci, avec un larmoiement manifeste, affirme que les habitants ont tenté de secourir les aviateurs après le crash, mais que l'incendie s'était déjà étendu, empêchant toute assistance aux blessés.
« Malchance », explique-t-il encore, « les corps calcinés de vos amis ont ensuite été dévorés par des chacals, malgré les tentatives désespérées de sauver les vôtres de ce déshonneur... »
Lenart aurait voulu croire l'homme, mais, au dernier moment, un détail capte son attention.
Au poignet du moukhtar, à moitié cachée par la manche de sa djellabah, quelque chose brille. Une montre en or.
Lenart reconnaît immédiatement celle de son ami, feu le pilote Leonard Fitchett.
Pour Lenart, c'est évident, le chef du village ment effrontément.
Les pilotes blessés ont été achevés de sang-froid par les Arabes, qui ont ensuite spolié les corps, avant de les brûler.
Hors de lui, Lenart prend Rabin – qui était alors responsable des opérations du front sud – à part et lui dit : « Il faut mettre le feu au village, régler son compte au moukhtar d'une balle dans la tête et expulser tous les habitants vers l'Égypte. »
Rabin répond qu'il ne peut pas faire cela. Qu'il est tenu par les conventions internationales de la guerre.
« Je ne me suis pas démonté » , raconte Lenart, dans ses mémoires. « Et je lui ai expliqué que c'est exactement ce que faisaient les Américains aux Japonais lors de la Deuxième Guerre mondiale. »
Mais Rabin ne se laisse pas convaincre.
Lenart est furieux. Il insiste :
« Mais les Arabes ont brûlé nos pilotes. Ils ont donné leurs corps à dévorer aux chacals. Tire sur eux, et on en finit !!! »
Rabin se tait quelques instants, et répond à Lenart, à voix basse : « Nous sommes juifs. Nous ne faisons pas de telles choses. »

(Angels in the Sky, Robert Gandt, éd. W. W. Norton & Company)
La vieille dame et le Nobel
Navi Pillay vient de recevoir, ce 9 octobre 2026, à 85 ans, le prix Nobel de la paix – celui tant convoité par Mister Trump.
Mais le jury norvégien a décidé de l'attribuer à cette juriste sud-africaine, ancienne Haute-Commissaire de l’ONU, affectée aux Droits de l'homme.
La vieille dame en question, qui étudie depuis des lustres le droit international, y mettant sa verve et sa passion, n'a trouvé finalement, devant toutes les injustices de la terre, qu'un pays à incriminer avec une véhemence rare.
Voici ses propres termes, prononcés le 16 septembre 2025, lors d'une conférence de presse à l'ONU, à Genève :

« La Commission conclut qu’Israël est responsable d’avoir commis un génocide à Gaza. Il est clair qu’il existe une intention de détruire les Palestiniens de Gaza. »
Ô Rabin... !
Probe et intègre, il faisait taire l'appel impulsif à la vengeance et invoquait les conventions internationales auxquelles il était astreint, en tant qu' homme, moral, civilisé, répondant de ses actes devant les peuples de la terre.
Ô Yithzak ! Petit-fils du rabbin 'Hassid 'Habad Rabbi Yitzhak Cohen, dont il portait le prénom. Encore pétri des valeurs familiales et bibliques, il refusera de perpétrer les mêmes crimes que nos ennemis, parce que :
« Nous sommes juifs. Nous ne faisons pas de telles choses. »

Laissons là le débat de savoir si sa décision fut la bonne ; on a vu que son intégrité et sa propension à redonner une chance le menèrent à des décisions gravissimes, 45 ans plus tard, une fois devenu Premier Ministre.
Mais ici, à ce moment précis, c'est l'esprit juif et sa pondération qui transparaît.
Honte sur vous, Mme Pillay, avec votre couronne de haine et de mensonges sur la tête.
Vos protégés, "les libérateurs de la Palestine" ont-ils pensé être astreints aux Conventions de Genève, lorsqu'ils ont tiré, le 7 octobre 2023, à la kalachnikov sur une ambulance où se cachaient 18 jeunes, entassés les uns sur les autres, croyant y trouver refuge ?
Et vous, jury d'Oslo, qui prétendez honorer les hautes valeurs de paix et de justice, en décernant le prix Nobel aux mauvaises personnes, vous avez sali et ridiculisé cette distinction à jamais.





