Paracha Vayéra
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Torah écrite (pentateuque) » Lévitique (Vayikra)

Chapitre 13

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13,1
L'Éternel parla ainsi à Moïse et à Aaron:
13,2
"S'il se forme sur la peau d'un homme une tumeur, ou une dartre ou une tache, pouvant dégénérer sur cette peau en affection lépreuse, il sera présenté à Aaron le pontife ou à quelqu'un des pontifes, ses fils.

Une tumeur (seéth) ou une dartre (sapa‘hath)…

Ce sont des noms d’affections plus blanches l’une que l’autre (Chevou‘oth 5b)

Une tache (bahèreth)

Le mot bahèreth signifie une tache. En français : « taie ». De même : « Il brille (bahir) dans les cieux » (Iyov 37, 21)

Vers Aharon…

Il s’agit d’une loi correspondant à la volonté pure du texte (guezérath hakathouv), selon laquelle une affection ne peut être déclarée pure ou impure que de la bouche d’un kohen (Torath kohanim)

13,3
Le pontife examinera cette affection de la peau: si le poil qui s'y trouve est devenu blanc, et que la plaie paraisse plus profonde que la peau du corps, c'est une plaie de lèpre. Cela constaté, le pontife le déclarera impur.

Et du poil dans l’affection tourné blanc

D’abord noir, puis il a tourné au blanc à l’intérieur de l’affection. Quand le texte emploie le mot sé‘ar [désignation générique], le minimum est de deux cheveux (Torath kohanim)

Plus profonde que la peau de sa chair

Tout ce qui est de couleur blanche paraît plus profond [que ce qui l’entoure], de même qu’un endroit ensoleillé paraît plus profond que l’ombre [qui l’environne] (Chevou‘oth 6b)

Il le déclarera impur

Il lui dira : « Tu es impur ! », car du poil blanc est symptôme d’impureté, selon une loi correspondant à la volonté pure du texte (guezérath hakathouv)

13,4
Si c'est une tache blanche qu'on voit à la peau, mais qui ne paraisse pas plus profonde que la peau, et qu'elle n'ait pas fait blanchir le poil, le pontife séquestrera la plaie pendant sept jours.

Et son apparence n’est pas plus profonde

Je ne connais pas d’explication

Il fera enfermer

Il le fera enfermer dans une maison, et il ne le reverra qu’au bout d’une semaine. C’est alors que les symptômes [de pureté ou d’impureté] s’imposeront de manière infaillible

13,5
Puis il l'examinera le septième jour: si la plaie lui présente le même aspect, si elle n'a pas fait de progrès sur la peau, le pontife la séquestrera une seconde fois pour sept jours.

À ses yeux

Dans les mêmes aspect et dimension qu’au début

Il le fera enfermer une deuxième fois

Si l’affection, en revanche, s’est étendue pendant la première semaine, il est impur « décidé » (mou‘hlat)

13,6
Et le pontife, au septième jour, l'examinera de nouveau: si cette plaie s'est affaiblie et qu'elle n'ait fait aucun progrès sur la peau, le pontife la déclarera pure, c'est une simple dartre: l'homme lavera ses vêtements et sera pur.

S’est affaiblie

Elle est devenue plus pâle. Si, en revanche, elle s’est maintenue dans son précédent aspect ou si elle s’est étendue, il est impur

C’est une éruption cutanée

C’est le nom d’une affection qui est pure

Il lavera ses vêtements

Du moment qu’il a dû s’isoler, il est appelé « impur » et nécessite une immersion

13,7
Mais si cette dartre venait à s'étendre sur la peau après qu'il s'est présenté au pontife et a été déclaré pur, il se fera visiter de nouveau par le pontife.
13,8
Celui-ci constatera que la dartre s'est étendue sur la peau, et alors il le déclarera impur: c'est la lèpre.

Le pontife le déclarera impur

Et dès qu’il l’a déclaré impur, il devient tsarou‘a « décidé » (mou‘hlat) (Meguila 8b). Il sera donc tenu de présenter deux oiseaux (infra 14, 4), de se raser (infra 14, 8 et 9) et de présenter l’offrande décrite dans la sidra Metsora’ (infra 14, 10)

C’est une lèpre (tsara‘ath)

Cette éruption cutanée-là

Une lèpre (tsara‘ath)

Le mot tsara‘ath est féminin, tandis que nèga’ est masculin

13,9
Lorsqu'une affection lépreuse sera observée sur un individu, il sera amené devant le pontife.
13,10
Si le pontife remarque qu'il existe sur la peau une tumeur blanche, laquelle ait fait blanchir le poil, ou qu'une chair vive et saine existe au milieu de la tumeur,

Et la santé

En français : « sainement ». Lorsqu’une partie de la peau blanche qui se trouve à l’intérieur de la tumeur prend l’aspect de la « chair vive » (mi‘hya), c’est là également un signe d’impureté, que l’on y trouve du poil blanc sans marque de « chair vive » ou une marque de « chair vive » sans poil blanc. Et même s’il n’est question de « chair vive » que dans le cas d’une tumeur, cette marque de « chair vive » est également un symptôme d’impureté pour toutes les autres affections, quels que soient leurs teintes et les aspects dérivés de ces teintes

13,11
c'est une lèpre invétérée dans la peau du corps, et le pontife le déclarera impur; Il ne le séquestrera point, car il est impur.

C’est une lèpre (tsara‘ath) ancienne

C’est une ancienne affection située sous la « chair vive ». Cette blessure paraît saine à la surface, mais elle est pleine de pus en dessous. Le kohen ne doit pas dire : « Du moment que de la “chair vive” l’a recouverte, je vais la déclarer pure. 

13,12
Que si la lèpre va se développant sur la peau, et qu'elle couvre toute la peau affectée, depuis la tête jusqu'aux pieds, partout où atteint le regard du pontife,

Depuis sa tête

De l’homme, « jusqu’à ses pieds »

Pour toute la vision des yeux du pontife

À l’exclusion d’un kohen dont l’acuité visuelle est réduite

13,13
celui-ci constatera que la lèpre a gagné tout le corps, et il déclarera cette plaie pure: elle a complètement blanchi la peau, elle est pure.
13,14
Mais, du moment qu'il s'y manifeste une chair vive, elle est impure.

Et au jour où s’y montrera de la chair vive

S’il se développe de la « chair vive ». On a déjà expliqué (verset 10) que la mi‘hya (« chair vive ») est un symptôme d’impureté. Le texte le répète ici pour nous indiquer ceci : Lorsque l’affection se manifeste sur l’une des vingt-quatre extrémités des membres, on ne la déclare pas impure en tant que « chair vive ». Cette affection, en effet, ne se présente pas entièrement comme un tout puisqu’elle déborde le long du membre, de part et d’autre. Il arrive que l’extrémité du membre en question, en s’épaississant et grossissant, finisse par présenter une surface épaisse et plane dans laquelle apparaît la « chair vive ». Le texte vient ici nous apprendre qu’elle est impure

Et au jour

Que vient nous apprendre ici le texte ? Qu’il y a un jour où l’on examine, et un jour où l’on n’examine pas. D’où la règle instituée par les Sages : On laisse au jeune marié [sur lequel a pris naissance une affection] tous les sept jours qui suivent le mariage avant d’examiner s’il y a un cas de tsara‘ath sur lui-même, sur son vêtement ou sur sa maison. De même pendant les fêtes de pèlerinage, on laisse passer toute la durée de la fête (Mo‘éd qatan 7b, Bekhoroth 34b)

13,15
Quand le pontife observera cette chair vive, il la déclarera impure: la chair vive est impure, il y a lèpre.

C’est une lèpre (tsara‘ath) [litt. : il est une lèpre]

« Il » se rattache à bassar (chair). Le mot bassar est du genre masculin

13,16
Toutefois, si cette chair vive redevient blanche, on se présentera au pontife;
13,17
le pontife constatera que la plaie a tourné au blanc, et il déclarera cette plaie pure: elle est pure.
13,18
S'il s'est formé sur un corps, à la peau, un ulcère, et qu'il se soit guéri,

Un ulcère (che‘hin)

Le mot che‘hin comporte une connotation de chaleur (‘Houlin 8a). La peau s’est enflammée par suite d’un mal qui lui est venu d’une affection, et non par le feu

Elle sera guérie

L’ulcère se guérit et à sa place vient une autre affection

13,19
mais qu'au siège de cet ulcère il survienne une tumeur blanche ou une tache blanche-vermeille, on se fera visiter par le pontife.

Ou une tache blanche tirant sur le rouge

L’affection n’est pas d’un blanc uniforme, mais d’un ton composé, formé de deux teintes : blanche et rouge

13,20
Si le pontife observe qu'elle paraît plus basse que la peau et que le poil y est devenu blanc, le pontife déclarera l'homme impur: c'est une plaie de lèpre, qui s'est développée sur l'ulcère.

Son apparence est plus basse

Non pas qu’elle soit réellement plus profonde, mais sa blancheur lui confère une apparence plus basse et plus profonde, tout comme un lieu ensoleillé paraît plus profond que l’ombre qui l’environne

13,21
Si le pontife constate qu'elle ne renferme pas de poil blanc, qu'elle n'est pas plus basse que la peau et qu'elle est terne, il séquestrera l'homme durant sept jours.
13,22
Si alors elle s'est étendue sur la peau, le pontife le déclarera impur, c'est une plaie.

Elle est une affection

Cette tumeur ou cette tache

13,23
Mais la tache demeure-t-elle où elle était, sans accroissement, c'est la cicatrice de l'ulcère, et le pontife le déclarera pur.

À sa place [litt. : sous elle]

À sa place

La cicatrice (tsarèvèth) de l’ulcère

Comme le rend le Targoum Onqelos. Ce n’est que la marque de l’inflammation qui se reconnaît dans la chair. Le mot tsarèvèth signifie toujours une contraction de la peau lorsqu’elle s’est ridée sous l’effet de la chaleur, comme dans : « s’y brûleront (wenitsrevou) tous les visages » (Ye‘hezqèl 21, 3). En français médiéval : « retreire »

La cicatrice

En français médiéval : « retreiment »

13,24
Pareillement, s'il existe une brûlure à la peau d'une personne, et que cette brûlure, en se guérissant, forme une tache blanche-vermeille, ou blanche,

La guérison de la brûlure (mikhwa)

En français : « sainement ». Lorsque la brûlure se transforme en une tache d’un ton composé ou d’un blanc brillant. Les symptômes de la brûlure (mikhwa) et ceux de l’ulcère (che‘hin) sont les mêmes. Et pourquoi le texte opère-t-il une distinction entre les deux ? C’est pour nous dire qu’il ne peuvent se cumuler entre eux, de sorte que s’il se crée un ulcère de la moitié de la grosseur d’un pois et une brûlure de la moitié de la grosseur d’un pois, on ne considère pas ces deux moitiés comme concourant à la dimension d’un pois entier, [quantité minimum requise pour l’impureté] (‘Houlin 8a)

13,25
si le pontife, en l'examinant, constate que le poil, à l'endroit de la tache, est devenu blanc, et qu'elle paraît plus profonde que la peau, c'est une lèpre qui s'est développée sur la brûlure; le pontife le déclarera impur, c'est une plaie de lèpre.
13,26
Si le pontife observe que la tache n'a pas de poil blanc, qu'elle n'est pas plus basse que la peau et qu'elle est terne, il séquestrera l'homme durant sept jours,
13,27
puis il l'examinera le septième jour. Si elle s'est étendue sur la peau, le pontife le déclarera impur, c'est une plaie de lèpre.
13,28
Mais si la tache est restée stationnaire, sans s'étendre sur la peau, et est demeurée terne, ce n'est que la tumeur de la brûlure: le pontife le déclarera pur, car c'est la cicatrice de la brûlure.
13,29
Quand un homme ou une femme aura une plaie à la tête ou au menton,

Dans la tête ou dans la barbe

Le texte opère ici une distinction entre une affection qui se développe en un endroit pileux et une affection qui se développe en un endroit où il y a de la peau. Pour celle-ci, le symptôme d’impureté est constitué par du poil blanc, pour celle-là par du poil jaune

13,30
si le pontife observe que cette plaie paraît plus profonde que la peau et qu'il s'y trouve du poil jaune ténu, le pontife déclarera la personne impure: c'est une teigne, c'est la lèpre de la tête ou du menton.

Et il y a en elle du poil jaune

Le poil noir qui s’y trouvait précédemment a tourné au jaune

C’est une teigne (nèthèq)

Tel est le nom de l’affection qui se développe en un endroit pileux (Torath kohanim)

13,31
Mais si le pontife observe que cette plaie teigneuse ne paraît pas plus profonde que la peau, sans toutefois qu'il y ait du poil noir, il séquestrera la plaie teigneuse durant sept jours.

Et il n’y a pas en elle de poil noir

Si, en revanche, il y a du poil noir, il est en état de pureté et il n’y a pas lieu à enfermement. Du poil noir est en effet symptôme de pureté, comme il est écrit : « et que du poil noir y a poussé […], il est pur » (verset 37)

13,32
Et il visitera la plaie au septième jour: si la teigne n'a pas fait de progrès, si elle ne renferme pas de poil jaune, et que la teigne ne semble pas plus profonde que la peau,

Et voici que la teigne n’a pas progressé…

Si, en revanche, elle a progressé ou si du poil jaune a poussé à l’intérieur, il est impur

13,33
la personne se rasera, mais elle ne rasera point la partie teigneuse; et le pontife séquestrera cette plaie pour sept jours, une seconde fois.

Il se rasera

Le pourtour de la teigne

Et la teigne il ne rasera pas

Il laissera intacts les deux poils venant toucher le tour de la teigne afin que l’on puisse reconnaître si la teigne s’est étendue [sur la partie tondue], car si elle s’étend, elle passera sur les poils en direction de la partie tondue

13,34
Puis le pontife visitera la teigne au septième jour: si elle ne s'est pas étendue sur la peau et qu'elle ne paraisse pas plus profonde que celle-ci, le pontife déclarera pur l'individu, qui lavera ses vêtements et sera pur.
13,35
Mais si la teigne vient à s'étendre sur la peau après cette déclaration de pureté,

Après sa purification

Il n’est ici question que d’une « progression » après qu’il a été libéré [de son isolement]. D’où sait-on qu’il en est de même lorsque la teigne a progressé à la fin de la première et à la fin de la seconde semaines ? De ce qu’il est écrit : « progresser, progressera », [ce qui veut dire : dans tous les cas où elle s’étend]

13,36
le pontife constatera que la teigne s'est étendue sur la peau; il n'a pas à s'enquérir du poil jaune: la personne est impure.
13,37
Que si la teigne lui montre encore le même aspect, et qu'il y soit venu du poil noir, c'est la guérison de la teigne: elle est pure, le pontife la déclarera pure.

Et du poil noir

D’où sait-on qu’il en est de même du poil vert ou rouge, dès lors qu’il n’est pas jaune ? De ce qu’il est écrit : « et du poil ». Le mot « jaune » (tsahov) s’applique à tout objet en or (zahouv). En français médiéval : « orable »

Il est pur

Mais celui qui est impur et que le kohen déclarera en état de pureté n’est pas pur (Mo‘éd qatan 7b)

13,38
Si un homme ou une femme a la peau du corps parsemée de taches blanches,

Des taches

Des bigarrures

13,39
et que le pontife, examinant, constate sur leur peau des taches d'un blanc obscur, c'est un exanthème qui s'est développé sur la peau: Il est pur.

Des taches faibles

Dont la blancheur n’est pas vive mais obscure

Un vitiligo (bohaq)

Une sorte de blancheur qui apparaîtrait sur la peau d’un homme roux – en français : « rouge » – entre les bigarrures de sa rousseur est appelée bohaq. Comme un homme dont le corps est couvert de petites taches grosses comme des lentilles et dont la peau entre ces lentilles brille d’un blanc soutenu

13,40
Si la tête d'un homme se dégarnit de cheveux, celui-là n'est que chauve, il est pur.

Il est chauve

Il est pur de l’impureté engendrée par la teigne (nèthèq), en ce sens qu’il ne peut être traité d’après les symptômes présentés par les parties pileuses comme la tête et la barbe, mais d’après ceux qui s’observent sur la peau, à savoir une apparition de poil blanc, une poussée de « chair vive » (mi‘hya) ou une « progression » (pichyon)

13,41
Sa tète se dégarnit-elle du côté de sa face, il est demi-chauve, il est encore pur.

Et si depuis le coin de son visage

[La calvitie de] la partie tombante du crâne vers la face s’appelle gaba‘hath (« dégarnissement »), y compris [celle des] côtés de part et d’autre, et celle du crâne vers l’arrière s’appelle qara‘hath (« calvitie »)

13,42
Mais s'Il survient, sur le derrière ou le devant de cette tête chauve, une plaie blanche-vermeille, c'est une lèpre qui se développe sur la calvitie postérieure ou antérieure.

Une affection blanche tirant sur le rouge

D’un ton mélangé. D’où sait-on qu’il en est de même quand l’affection se présente sous d’autres teintes ? De ce qu’il est écrit : « comme l’apparence de la tsara‘ath de la peau de la chair » (verset 43)

13,43
Si le pontife, en l'inspectant, observe que la tumeur de la plaie, sur le derrière ou le devant de la tête, est blanche-vermeille, comme l'aspect de la lèpre sur la peau du corps,

Comme l’apparence de la lèpre (tsara‘ath) de la peau de la chair

Comme la couleur de la tsara‘ath dont il est question à propos d’une affection qui se développe sur la peau du corps : « Un homme, lorsqu’il y aura dans la peau de sa chair… » (13, 2). Et que dit-on à ce sujet dans le verset ? Qu’il est déclaré impur quand l’affection présente quatre aspects différents de teinte blanche et qu’il doit en conséquence observer un isolement de deux semaines. Il en va différemment pour une tsara‘ath provenant d’un ulcère ou d’une brûlure, où l’isolement n’est que d’une semaine, ainsi que pour une teigne sur une partie chevelue puisque ceux-ci ne rendent pas impur par les quatre teintes de blanc

13,44
c'est un individu lépreux, il est impur: le pontife doit le déclarer impur, sa tête est le siège de la plaie.

Dans sa tête est son affection

Il n’est ici question que de la tsara‘ath émanant d’une teigne (nèthèq). D’où sait-on que les règles qui vont suivre s’appliquent à tous les cas d’affections « lépreuses » ? De ce qu’il est écrit : « déclaré impur, le kohen le déclarera impur », pour inclure tous les cas. Et pour tous les cas il est spécifié : « ses vêtements seront déchirés… » (verset 45)

13,45
Or, le lépreux chez qui l'affection est constatée, doit avoir les vêtements déchirés, la tête découverte, s'envelopper jusqu'à la moustache et crier: impur! Impur!

Déchirés

Lacérés

Echevelée

Il laissera pousser ses cheveux en désordre

Et il se couvrira le dessus de la lèvre

Comme une personne en deuil

Le dessus de la lèvre

La moustache. En français médiéval : « gernon »

Et il appellera : Impur ! Impur !

Il proclamera qu’il est impur et l’on s’en écartera (Mo‘éd qatan 5a)

13,46
Tant qu'il gardera cette plaie, il sera impur, parce qu'elle est impure; il demeurera Isolé, sa résidence sera hors du camp.

Solitaire il demeurera

Les autres personnes impures ne doivent pas résider avec lui. Nos maîtres ont enseigné : Quelle différence sépare-t-elle le tsarou‘a des autres personnes atteintes par une impureté pour qu’il lui faille demeurer dans l’isolement ? C’est parce qu’il a « séparé » par la médisance le mari de sa femme, et l’homme de son prochain. Aussi devra-t-il être « séparé » lui aussi (‘Arkhin 16b)

Hors du camp

Hors des trois camps (Pessa‘him 67a)

13,47
Si une altération lépreuse a lieu dans une étoffe, étoffe de laine ou étoffe de lin,
13,48
ou seulement dans la chaîne ou dans la trame du lin ou de la laine, ou dans une peau, ou dans quelque ouvrage en peau;

Du lin et de la laine [littéralement : pour le lin ou pour la laine]

De lin ou de laine

Ou dans une peau

Il s’agit d’une peau qui n’a pas été travaillée

Ou dans tout ouvrage en peau

Il s’agit d’une peau qui a été travaillée

13,49
si la partie attaquée est d'un vert ou d'un rouge foncé, dans l'étoffe ou dans la peau, dans la chaîne ou dans la trame, ou dans l'objet quelconque fait de peau, c'est une plaie de lèpre, et elle sera montrée au pontife.

Verdâtre

Le plus vert des verts

Rougeâtre

Le plus rouge des rouges

13,50
Le pontife examinera la plaie et la fera enfermer durant sept jours.
13,51
S'il constate, en visitant la plaie au septième jour, qu'elle a grandi dans l'étoffe, ou dans la chaîne ou la trame, ou dans la peau, à quelque ouvrage que cette peau ait été employée, c'est une lèpre corrosive que cette plaie: elle est impure.

Une lèpre corrosive (tsara‘ath maméreth)

Même connotation que dans : « une épine qui pique (mamir) » (Ye‘hezqèl 38, 24), En français : « pointant ». Selon le Midrach, cela signifie : « Mets-lui sur le vêtement la malédiction (meéra – V. Devarim 28, 20) pour que tu ne puisses plus en jouir ! 

13,52
On brûlera l'étoffe, ou la chaîne ou la trame, soit de laine soit de lin, ou l'objet quelconque fait de peau, qui est atteint de cette plaie; car c'est une lèpre corrosive, elle doit être consumée par le feu.

De laine ou de lin

Soit de laine soit de lin – tel est le sens littéral. Quant à l’interprétation midrachique, elle est la suivante : J’aurais pu penser qu’il fallût apporter des flocons de laine ou des tiges de lin et les brûler avec le vêtement. Aussi est-il écrit : « [litt. : car une lèpre corrosive est-elle, dans le feu elle sera brûlée », ce qui veut dire : il ne faut pas brûler autre chose avec. Si telle est l’interprétation à donner à ce verset, que signifient les mots : « de laine ou de lin » ? C’est pour exclure les lisières (imariyoth) qui sont d’une espèce différente. Le mot imariyoth signifie « bordure », tout comme imara (Ta‘anith 11b)

13,53
Mais si le pontife observe que la plaie n'a pas grandi dans l'étoffe, dans la chaîne ou la trame, ou dans l'objet fait de peau,
13,54
il ordonnera qu'on lave la partie altérée; puis il la fera de nouveau enfermer pour sept jours.

Ce dans quoi est l’affection

J’aurais pu penser qu’il fallût laver uniquement l’endroit même de l’affection. Aussi est-il écrit : « ce dans quoi est l’affection ». J’aurais pu penser que le vêtement entier exigeât d’être lavé. Aussi est-il écrit : « l’affection ». Comment procéder ? On lavera avec l’affection une partie du vêtement [qui l’entoure]

13,55
Si le pontife observe que cette plaie, après avoir été lavée, n'a pas changé d'aspect et qu'elle ne s'est pas agrandie, elle est impure, tu la consumeras par le feu: il y a érosion sur l'envers ou sur l'endroit de l'étoffe.

Après que l’affection a été lavée

Infinitif passif [: Le lavage étant terminé]

L’affection n’a pas tourné son aspect

Sa teinte ne s’est pas affaiblie

Et que l’affection n’a pas progressé

Nous comprenons qu’il est impur si la teinte ne s’est pas altérée et si l’affection ne s’est pas étendue. Il va sans dire qu’il en est de même si elle ne s’est pas altérée mais s’est étendue. Je n’aurais su, en revanche, ce qu’il en est si elle s’est altérée sans toutefois s’étendre. Aussi est-il écrit : « il fera enfermer l’affection » (verset 50), dans tous les cas. Telle est l’opinion de Rabi Yehouda. Quant aux autres Sages, ils enseignent… ce qui est indiqué dans Torath kohanim. Si j’y fais allusion ici, [au verset 55], c’est pour rétablir [le verset 50] dans son contexte

C’est une érosion (pe‘hèthèth)

Un creux, comme dans : « dans l’un des fossés (pe‘hathim) » (II Chemouel 17, 9). C’est-à-dire qu’elle est enfoncée, que c’est une affection dont les aspects semblent plus profonds

Dans sa calvitie (qara‘hath) ou dans son dégarnissement (gaba‘hath)

Sur son arrière ou sur son endroit, comme le rend le Targoum Onqelos

Calvitie

Des vêtements effilochés. Le Midrach avait besoin de ces deux mots pour effectuer un raisonnement faisant appel à deux textes qui contiennent le même mot (guezéra chawa) : D’où sait-on que lorsque l’affection s’étend sur toute la surface du vêtement, celui-ci est pur ? Il est écrit « calvitie et dégarnissement » à propos de l’homme, et il est écrit « calvitie et dégarnissement » à propos des vêtements. De même que l’homme est en état de pureté lorsque l’affection recouvre le corps en entier (verset 13), de même un vêtement est-il pur dans un pareil cas. D’où l’emploi par le texte des mots « calvitie » et « dégarnissement ». Quant à l’explication et à la traduction de ces deux mots, voici le sens à leur donner : Le mot « calvitie » signifie : « vieux », et le mot « dégarnissement » signifie : « neufs », comme s’il était écrit : « à sa fin ou à son début ». Le mot « calvitie » désigne les parties postérieures, et le mot « dégarnissement » les parties antérieures, comme il est écrit : « Et si sa tête se dégarnit… » (verset 41). On trouve cette explication dans Torath kohanim

13,56
Mais le pontife observe-t-il que la plaie a pâli après avoir été lavée, il déchirera cette partie de l'étoffe ou de la peau, ou de la chaîne ou de la trame;

Il la déchirera

Il arrachera la partie affectée du vêtement et la brûlera

13,57
et si la plaie reparaît dans l'étoffe, dans la chaîne ou dans la trame, ou dans l'objet fait de peau, c'est une recrudescence: tu dois le brûler, cet objet où gît la plaie.

C’est un fleurissement

Une chose qui recommence à pousser

Dans le feu vous le brûlerez

Le vêtement entier

13,58
Pour l'étoffe, la chaîne ou la trame, ou l'objet fait de peau, que tu auras lavé et d'où la plaie aura disparu, il sera lavé une seconde fois et sera pur.

Et dont l’affection s’est retirée

Si l’affection a complètement disparu après qu’on les a lavés dès le début en exécution des ordres du kohen (verset 59)

Il sera lavé une deuxième fois

Par immersion [dans le miqwè]. Toutes les fois que le texte emploie dans notre contexte le terme de « laver », le Targoum Onqelos le rend par « blanchiment » et par « lavage de propreté », sauf ici où il ne peut s’agir que d’une immersion, d’où l’emploi par le Targoum d’un mot – weyitstaba’ – auquel il a recours dès lors que la purification d’un vêtement doit s’opérer par immersion [dans un miqwè] (V. infra 15, 17)

13,59
Telle est la règle concernant l'altération lépreuse sur l'étoffe de laine ou de lin, ou sur la chaîne ou la trame, ou sur tout objet en peau, qu'il s'agira de déclarer purs ou impurs."
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