En ces jours, nous nous préparons à la merveilleuse fête de Souccot. On sait que la Mitsva centrale de Souccot est la joie, comme il est dit : « Tu te réjouiras en ta fête (Souccot), et tu ne seras que joyeux » (Dévarim 16). On raconte qu’un jour, le Gaon de Vilna demanda à ses élèves : « Quelle est, selon vous, la Mitsva la plus difficile de toute la Torah ? » Chacun des disciples essaya de répondre en évoquant des Mitsvot telles que l’observance du Chabbath, la mise des Téfilin, ou d’autres encore. Mais le Gaon de Vilna leur dit : « La Mitsva la plus difficile est celle de se réjouir durant la fête de Souccot, car il faut être dans la joie tout au long des sept jours de fête, à chaque instant du jour et de la nuit ».
Il faut savoir comment travailler la vertu de la joie, car, comme l’écrit le Rambam, la joie est un immense service de D.ieu : elle ne vient pas d’elle-même. Le Gaon de Vilna expliquait que, la veille de Souccot, tout le monde sort sur les marchés pour rechercher les quatre espèces, y consacrant parfois de longues heures afin de vérifier chaque détail et de rechercher les plus beaux Hidourim. Pourtant, d’après la Torah, la plupart des espèces sont déjà Cachères, mais le peuple juif, dans sa sainteté, cherche à embellir encore et encore plus la Mitsva. Cependant, la Mitsva de la joie, elle, est une obligation de la Torah ; nous attardons-nous avec la même exigence pour la vérifier et l’embellir ? Cette remarque est profonde et pénétrante : quelqu’un s’est-il jamais arrêté pour examiner et réfléchir combien, et de quelle manière, il se réjouit réellement durant la fête de Souccot ?
Nous devons intégrer que la joie n’est pas seulement une qualité, mais qu’elle est l’essence même de l’âme juive ; elle peut transformer complètement un homme et le métamorphoser en une autre personne. Les livres saints s’étendent longuement sur la grandeur de la joie et sur ce qu’elle produit dans l’homme. Ainsi, le Ba'al Hatanya écrit que celui qui vit une joie véritable, non seulement à Souccot mais tout au long de l’année, ne peut être dominé par aucun jugement céleste : aucun décret ne s’abat sur lui, aucun malheur ne le frappe. De même, Rabbi Na'hman de Breslev enseigne que par le simple fait de frapper des mains et de danser, tous les décrets sévères sont annulés. Il est stupéfiant de constater ce que la joie est capable d’accomplir.
En réalité, la joie de la fête de Souccot ne se limite pas uniquement à la fête elle-même. Le Pélé Yo‘ets écrit que celui qui s’efforce d’acquérir et d’intérioriser une joie véritable durant cette fête, et qui apprend ce que signifie la joie véritable, verra cette lumière l’accompagner toute l’année. C’est là, en vérité, le véritable service de D.ieu. L’essence même de l’homme est de trouver sa joie dans la vie et dans la manière dont le Créateur agit envers lui. Parfois, il suffit de contempler les visages de certains pour comprendre qu’ils n’ont pas cette joie. Et il ne s’agit pas de personnes vides, mais parfois d’hommes de Torah, qui fixent des temps d’étude et s’investissent sérieusement dans la Mitsva, et pourtant, lorsqu’on observe leur visage, on y constate le manque : la Sim’ha leur fait défaut. Voyons donc quelques conseils qui peuvent conduire l’homme vers une joie authentique.
Le Ba'al Chem Tov, sur le verset de la Paracha de la 'Akéda que nous lisons chaque jour : « Prends donc ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Its'hak » (Béréchit 22:2), donnait une interprétation surprenante. « Prends ton fils unique », expliquait-il, signifie : quel est l’unique bien, la chose particulière qu’Hachem demande à l’homme ? « Celui que tu aimes » : ce que l’homme chérit, D.ieu l’aime aussi. Et quel est ce bien ? « Its'hak » – que l’homme sache rire, se réjouir, être empli de joie. C’est cette capacité à être joyeux qui apporte à l’homme le bonheur, la bénédiction, aussi bien dans le spirituel que dans le matériel. Voilà ce que l’homme doit cultiver et travailler : vivre dans la joie.
On peut se demander pourquoi la Mitsva de la joie est spécifiquement intégrée à la fête de Souccot. Pourquoi pas à Pessa'h, à Chavou'ot, ou durant le reste de l’année ? L’Admour de Gour répond que c’est précisément après Yom Kippour que l’homme peut atteindre la Sim'ha. Après avoir obtenu un pardon total, il est capable d’être véritablement joyeux. Car celui qui demeure prisonnier de ses fautes, qui n’a pas encore obtenu la rémission, conserve en lui des jugements et des entraves, et ne peut accéder à une joie entière. Mais après les jours redoutables, lorsque nous avons mérité la miséricorde et la purification, nous pouvons nous réjouir pleinement. C’est ce que dit le verset : « Une lumière est répandue pour le juste, et la joie pour ceux qui ont le cœur droit » (Téhilim 97:11). Les fautes déforment la pensée, obscurcissent l’intellect, et conduisent l’homme à la tristesse. Mais une fois ses fautes effacées, l’homme retrouve la droiture du cœur, sans déformation, ni pesanteur intérieure, et c’est alors qu’il peut goûter à la joie véritable. Ainsi, nous devons tirer profit de la fête de Souccot, qui suit immédiatement les jours redoutables et de Téchouva, pour ancrer en nous la Sim'ha issue d’un cœur droit et purifié.
La raison pour laquelle, en règle générale, l’homme n’est pas heureux est déjà bien connue. Nos Sages enseignent : « Celui qui possède cent désire deux cents ». Tel est le cœur humain : celui qui possède un appartement ne s’en contentera pas, il en voudra deux. Mais celui qui n’en a même pas un seul peut malgré tout être heureux, car il ne se soucie pas de la comparaison, il vit dans la simplicité, et il goûte au bonheur. Lorsqu’un homme pense qu’il doit absolument posséder certaines choses, atteindre une quantité déterminée de biens ou d’investissements, il passe sa vie entière dans une course effrénée derrière l’argent et les jouissances de ce monde. Toute son existence devient un perpétuel tourment : pourquoi telle affaire n’a-t-elle pas réussi, pourquoi n’a-t-il pas encore davantage ? Dans cette voie, il ne trouvera ni repos, ni sérénité, et il lui sera impossible d’atteindre la véritable joie, car son esprit reste constamment préoccupé.
La joie véritable s’acquiert lorsque l’homme sait que ce monde n’est qu’un lieu de passage, et que tout son travail, ses efforts, sa subsistance, ne sont qu’un moyen pour le service divin. Ce qui est décrété pour lui, il le recevra ; et même s’il se tuait à la tâche, faisait des heures supplémentaires, il ne gagnerait pas un centime de plus que ce qui lui a été assigné. Et c’est précisément ici que Souccot nous enseigne cette vérité. La Torah ordonne à l’homme de quitter sa demeure solide, précieuse, confortablement meublée, pour s’installer dans une habitation temporaire : la Soucca, avec quatre parois fragiles et un toit de branchages, qui laisse passer les rayons du soleil et l’éclat de la lune. L’homme sort de sa maison et laisse derrière lui tout son patrimoine, et s’il regarde autour de lui, il verra que tous ses frères sont dans le même état. Certains auront peut-être une Soucca plus grande, mieux décorée, mais l’essentiel est le même : tous sont égaux devant le Créateur.
À Souccot, il n’y a plus de riche, ni de pauvre. Car un homme riche qui voudrait construire son toit en béton ou en or ne serait pas quitte de la Mitsva : seule une couverture de branchages simples et bon marché, à travers lesquels on distingue le ciel, est valable. C’est un signe fort qui nous enseigne qu’à Souccot, nous laissons derrière nous ce monde et toutes ses possessions. Certes, il existe une Mitsva de décorer sa Soucca, de l’embellir, mais il est rare que l’on sorte tous ses biens précieux et ses meubles luxueux pour les installer dans une cabane passagère : en fin de compte, ce n’est qu’un séjour temporaire de sept jours.
Ainsi doit vivre l’homme dans ce monde : avec le sentiment que toute son existence n’est qu’un corridor, soixante-dix ou quatre-vingts années de passage, au cours desquelles nous nous préparons à entrer dans le grand palais, le monde de vérité, le monde qui n’est que bien. Lorsqu’on vit avec une telle conscience, on ne ressent plus aucune inquiétude, car on ne court plus après les vanités. On peut alors goûter en permanence au bonheur et à la joie, remercier pour tout ce que l’on possède, en sachant que c’est suffisant pour accomplir notre service divin, et ne ressentir aucun manque. C’est ainsi que l’on parvient au véritable bonheur et à la plénitude intérieure.
Si l’on approfondit, la Torah dit : « Tu te réjouiras de tout le bien que l’Éternel ton D.ieu t’a donné » (Dévarim 26:11). Pourquoi la Torah ajoute-t-elle cette précision « que l’Eternel ton D.ieu t’a donné » ? Il aurait suffi de dire : « Tu te réjouiras de tout le bien », et chacun aurait compris qu’il faut se réjouir de tout ce que l’on a. Mais la Torah vient nous enseigner ce qui rend possible une telle joie et ce qui permet de ressentir que tout est véritablement bien. Certes, il existe dans le monde des épreuves, des souffrances et des difficultés. Mais si l’homme sait que tout provient de l’Éternel son D.ieu, que tout ce qui lui arrive dans ce monde, sans exception, est donné par Lui, et qu’aucun homme ne peut réellement lui nuire, ni le priver de ce qui lui revient, alors seulement il pourra vivre dans le calme et la sérénité.
Tant que l’homme pense que « c’est un tel qui m’a donné », « c’est l’autre qui m’a pris », ou « c’est moi qui ai fait », il ne pourra pas goûter à la joie véritable. Car il attribue son destin à autrui, il se perd dans des calculs et des comparaisons : « Si j’avais agi ainsi, j’aurais gagné davantage ; si j’avais parlé plus fermement à untel, peut-être m’aurait-il donné ce qu’il me devait… » Toutes ces pensées proviennent d’une vision où l’on croit que le monde dépend des hommes. Mais celui qui vit ainsi ne parviendra jamais à la sérénité intérieure et restera privé de la joie. C’est justement cela que nous révèle la Soucca : elle nous enseigne que ce monde est éphémère : ce monde n’est qu’un passage, et c’est cela, le principe fondamental.
On raconte au sujet du ’Hafets ’Haïm qu’il vivait dans une grande simplicité, au milieu de la pauvreté. Un jour, un homme fortuné arriva dans sa ville. Lorsqu’il apprit que la demeure du maître se trouvait à proximité, il désira ardemment mériter la bénédiction de pouvoir le rencontrer. Il se rendit donc chez lui et, en entrant, il aperçut le Rav déjà âgé, assis et plongé dans l’étude de la Torah. Rien que de voir le ’Hafets ’Haïm, c’était comme contempler un ange descendu du Ciel. Mais quelle ne fut pas sa surprise de découvrir le maître installé sur quelques planches et cartons usés, avec à ses côtés une table branlante et chancelante. L’homme riche n’en croyait pas ses yeux.
"Comment une telle situation pouvait-elle exister ?", se dit-il. "N’était-ce pas le plus grand Sage de sa génération ?" Lui qui s’attendait à trouver des meubles élégants, des sièges en argent ou en or, était stupéfait de voir une telle pauvreté. Même lorsqu’il voulut s’asseoir, le Rav lui apporta une chaise qui se balançait tellement qu’il craignait d’en tomber. Incapable de contenir son étonnement, le riche demanda au ’Hafets ’Haïm : « Maître, enseignez-moi : vous êtes le grand de la génération, la gloire d’Israël ; n’est-il pas convenable que vous disposiez d’une table en or et de chaises honorables ? N’est-ce pas un affront à l’honneur de la Torah que de vous voir dans un tel dénuement ? »
Le Rav lui répondit par une question : « Dis-moi, où sont donc tous tes beaux meubles ? Possèdes-tu, toi, des tables somptueuses et des ustensiles précieux ? » « Bien sûr ! » répondit l’homme riche. « Dans ma maison, j’ai un salon magnifique et des objets splendides comme on en voit rarement ». Le Rav insista : « Et où sont-ils, à présent ? » L’homme répondit : « À présent, je suis en voyage, ils ne sont pas avec moi. Lorsque je rentrerai chez moi, je pourrai en profiter ». Le ’Hafets ’Haïm lui dit alors : « Tu viens de répondre toi-même à ta question. De la même manière que toi, en voyage, tu ne t’entoures pas de tes richesses, moi aussi je suis en voyage. La différence est que toi, tu es en route vers ta maison, tandis que moi je voyage vers le monde à venir, le monde de vérité, le monde qui n’est que bien. Ici-bas, tout n’est qu’éphémère, et l’homme ne peut emporter aucun bien matériel sur le chemin de l’éternité ». Ainsi, concluait le Rav, lorsque l’on vit avec le sentiment d’être un simple passant en ce monde, les soucis et les tracas disparaissent d’eux-mêmes, et l’on peut atteindre la joie véritable, une joie pleine et parfaite.
On raconte qu’un jour, à la veille des sonneries de Roch Hachana, le Ba'al Chem Tov se trouvait plongé dans une profonde tristesse. Il s’était retiré dans sa chambre et se sentait incapable d’aller procéder aux sonneries. Il voyait dans le Ciel un grand nombre de décrets sévères, et il lui était extrêmement difficile de commencer les sonneries du Chofar dans une telle atmosphère de rigueur. Pendant ce temps, des centaines de ses disciples attendaient déjà dans le Beth Hamidrach ; leur patience avait atteint sa limite. C’est alors qu’un ’Hassid, un peu porté à la plaisanterie, eut une idée : il enfila un vêtement particulier et se déguisa de manière à ressembler au Ba'al Chem Tov. Tous le regardèrent et se mirent à rire. À ce moment précis, le Baal Chem Tov sortit de sa chambre pour accomplir les sonneries du Chofar.
Après la prière, le Rav demanda à tous de s’asseoir et de l’écouter. Il leur dit : « Sachez qu’il y avait un jugement très sévère décrété dans le Ciel, que je ne pouvais pas annuler. Mais cet homme simple, dont les actes pouvaient vous sembler puérils et même légers, a provoqué par sa conduite une joie véritable. Sachez que c’est cette joie qui a annulé tous les jugements de l’année écoulée ! » Cela nous enseigne la puissance extraordinaire de la joie, et combien elle peut transformer le cours des choses.
Il est de notoriété que la joie peut également guérir un homme. On raconte ainsi que le Rabbi d’Apta souffrait de nombreuses excroissances à la gorge. Les médecins l’examinèrent et conclurent qu’il lui fallait subir une lourde opération pour tout retirer. Avant l’intervention, ils lui conseillèrent de partir se reposer une semaine, puis de revenir pour l’opération. Le Rabbi choisit de séjourner dans un petit village. Là, on lui parla d’un simple Juif, ignorant de toute étude, mais doté d’un cœur immense, qui accueillait les hôtes avec une générosité sans limites, et qui serait prêt à lui offrir tout ce dont il aurait besoin.
Le Rabbi d’Apta se rendit donc chez cet homme. L’un des Guédolim de la région apprit la nouvelle et, désireux d’honorer le maître, vint à sa rencontre, accompagné d’une grande foule. Très vite, tous se mirent à parler avec le Rabbi de Torah et de sagesse. L’hôte, ce paysan sans instruction, ne comprenait rien à ce qui se disait. Pourtant, voulant lui aussi participer, il s’exclama naïvement : « Moi, je me sens ici comme une épine au milieu des roses ! » Tous eurent envie d’éclater de rire, mais par respect pour le Rav, ils se retinrent.
Quelques jours plus tard, le Rabbi d’Apta prit congé de ce simple paysan et voulut le bénir avant de partir. Après l’avoir béni, le Rav dit au villageois : « À présent, c’est à ton tour de me donner une bénédiction ». L’homme répondit spontanément : « Bien sûr, je dois également bénir le maître ». Le Rabbi lui dit : « Je recevrai ta bénédiction avec joie ». Alors, dans son innocence, le paysan déclara : « Je bénis le Rav par ce que j’ai lu dans les écrits : J’ai vu un juste abandonné, et sa descendance mendiait du pain… » Il avait en réalité repris un verset de Birkat Hamazon, mais en le déformant naïvement, car le texte dit : Je n’ai jamais vu un juste abandonné, ni sa descendance mendier son pain. À ces mots, le Rabbi éclata de rire. Ce paysan, incapable même de lire correctement le Birkat Hamazon, avait su lui apporter une telle joie que toutes les excroissances de sa gorge se délogèrent et sortirent. Lorsqu’il retourna en ville, les médecins l’examinèrent et lui dirent qu’il n’avait plus besoin d’aucune opération.
Voilà jusqu’où peut aller le mérite d’un homme qui sourit et qui se réjouit, comme il est écrit : « Élargis ta bouche et Je la remplirai » (Téhilim 81:11). Rav Levinstein expliquait : « Comment peut-on élargir sa bouche ? Est-ce qu’il faudrait subir une opération pour l’agrandir ? Bien sûr que non ! L’intention est d’élargir sa bouche par le sourire. Celui qui sourit ouvre son être, et dès qu’il élargit sa bouche par la joie, l’Éternel la remplit de bénédictions et de bontés. Ainsi, celui qui vit dans la joie et sourit attire sur lui tout le bien et toute l’abondance ».
Tel est le sens profond de la fête de Souccot. Lorsque nous demeurons sous l’ombre de la Présence divine, dans la Soucca, accompagnés des sept Ouchpizin, et que nous comprenons que tout vient de D.ieu, que ce monde n’est qu’un passage éphémère, alors nous pouvons alors être véritablement heureux et comblés. Celui qui sait que tout ce qu’il possède lui vient du Créateur comprend que la véritable joie se trouve dans l’étude de la sainte Torah. Car il n’existe pas de joie plus grande que celle de vivre avec la Torah. Celui qui s’assoit pour étudier oublie tous ses soucis ; même s’il était abattu auparavant, au moment où il plonge dans l’étude de la Torah, une vie nouvelle est insufflée en lui, il bénéficie d’une joie et d’un bonheur d’une intensité incomparable.
À ce sujet, le Rav Mordekhaï Eliyahou zatsal expliquait le verset : « Et voici la bénédiction par laquelle Moché bénit… » (Dévarim 33). Comment mériter la véritable bénédiction ? Par ce mot « Voici », qui fait écho à un autre verset : « Et voici la Torah qu’a placée Moché… » (Dévarim 4:44). Celui qui s’attache à l’étude de la sainte Torah mérite toutes les bénédictions. Car quiconque recherche la joie authentique ne peut l’atteindre qu’au travers de la Torah. S’asseoir, étudier et s’immerger dans les profondeurs de l’enseignement, cela efface de l’esprit toutes les préoccupations et conduit l’homme au véritable bonheur et à la satisfaction intérieure. Même une demi-heure d’étude, mais d’une étude sincère, vécue avec intensité et absorption totale dans la Souguia, transporte déjà l’homme dans un autre univers, spirituel et lumineux. Avec l’aide de l’Éternel, puissions-nous mériter que cette fête nous accompagne tout au long de l’année, qu’elle nous mène à une joie véritable, au bonheur profond et à toutes les bénédictions promises dans la Torah, Amen.
Rav Avraham Attia





