Coucou les mamans,

Quand j’étais plus jeune, je me demandais toujours quelle avait été la différence dans la relation de parentalité, au sortir de l’adolescence, entre les grands enfants devenus tendres, cool, sympas, ouverts aux autres, et ceux qui paraissaient moins « en bons termes » avec leurs parents. Un peu plus renfermés, sur la défensive, ayant un besoin d’affirmer une différence. Moins "sympas", en deux mots.

Après réflexion, une chose est sûre, c’est que personne ne pourra affirmer clairement et sans aucun doute : « La réponse est claire, applicable à tous, et la voici ».

Il y a tant et tant de paramètres variables, faut pas rêver :)

Mais une chose est certaine, c’est que le paramètre qui suit est nécessairement dans cette liste de réponses potentielles.

Le voici : l’essence même de notre bon ressenti dans la relation humaine, à quels niveaux que ce soit, réside (ô combien nous pouvions en attester pendant le confinement), dans le plaisir simple, de rencontrer quelqu’un, à l’impromptu ou non, et de discuter ensemble, plaisamment, de tout et de rien, de partager un bon petit moment, simple, "relax".

L’énergie est bonne, le moment est bon, et nous fait du bien.

Eh bien ces petits moments, avec nos enfants, sont extrêmement rares. On est dans le devoir, les règles, les ordres, les rigolades, les fâcheries, le rythme fou, etc. On ne partage pas vraiment de moments renfermant la certaine fraîcheur qui s’exprime quand on rencontre une copine, soudain, dans la rue.

On vit tout le temps ensemble !

On peut se fâcher avec un enfant dans la rue, et au même moment, faire complètement volte-face si on croise soudainement une amie.

« Ok, et alors ? », me direz-vous ?

Eh bien il est là, le paramètre potentiel.

On doit réapprendre à discuter avec nos enfants !

De tout, de rien.

Leur raconter ce qu’on a vu de trop rigolo dans la rue ce matin, leur raconter ce qu’a raconté mamie au téléphone, ce que deviennent untel et tel autre, leur parler de nos observations, qui s’est marié, etc.

De tout, et de rien !

Ils sont hyper friands de ces petits racontars assez banals, certes, mais qui réveillent, chez nous-mêmes, le même plaisir simple d’être baignés dans les relations sociales.

C’est l’essence même de la relation humaine, discuter, et partager des choses simples.

Ça les invite en quelque sorte, dans notre petit monde intérieur, et jackpot, les incite à nous faire entrer, en douceur, dans le leur.

Sans morale, sans jugement, sans manipulation.

Je trouve même surprenant que, lorsque je n’ai pas d’histoire du soir à raconter, ils me demandent de leur raconter ma journée ! Ou encore mieux, « raconte-nous un truc sympa maman ! ». Le truc sympa, c’est une pure banalité de la journée, mais qui les invite à se positionner au même niveau de relation sociale, avec le plaisir qu’on en retire, que les connaissances, les amies, les collègues, etc.

Tout d’un coup, ils se sentent au même niveau.

Étant hissés à ce même niveau de relation sociale, ils ne seront pas du tout exclus de la conversation si on croise une connaissance, au contraire, ils seront, dans la continuité des choses, invités à donner leur avis, à échanger, et à partager un petit bout de ce plaisir social.

J’ai vraiment l’impression que cela fait une grande différence entre les jeunes adultes ouverts et sympas, et ceux qui le sont moins.

Il y a cette distance en moins.

Ce partage en plus.

Avez-vous déjà fait ce constat ?

Au plaisir de lire vos propres regards sur la question en commentaires...

A très bientôt !