Il y a quelques jours, les Israéliens se sont réveillés au son des sirènes et ont vite couru aux abris. Il s’est avéré que l’Iran avait lancé vers le pays des dizaines de missiles. Israël a immédiatement riposté en bombardant Téhéran et, au bout de 17 heures, tout était terminé. Bien que depuis des semaines, on ne cesse de parler d'une guerre imminente avec l’Iran, on a tout de même été surpris. En effet, le monde entier suit de près les pourparlers entre les États-Unis et le régime radical iranien qui, en cas d’échec, pourraient effectivement déboucher sur des affrontements. Et ce jour-là, rien n’avait encore été signé.

Cette attaque imprévisible a plongé le pays dans le stress et la confusion, avec un quotidien de nouveau bouleversé : les enfants à la maison, les projets de vacances ainsi que les festivités de mariage en suspens, l’aéroport perturbé, sans compter les dégâts que ces missiles peuvent occasionner. 

Le réflexe premier de l’homme devant une telle menace est de chercher à obtenir des informations afin de comprendre la situation, et il se tourne alors “naturellement” vers les médias ! Les journalistes, quant à eux, se sont très vite excités, trouvant là un nouveau sujet sur lequel s’exprimer le pire pour eux étant lorsqu’il ne se passe rien. Et ils ne vont pas “décevoir”. Outre le passage en revue de l’attaque et de sa riposte, on s’attarde sur les questions que cette salve de missiles aurait “réveillées” ! On discute des intentions réelles de l’Iran, des rapports entre les États-Unis et Israël, de ce qui se trame dans la tête de Donald Trump, de ses relations avec Netanyahou, de l’avenir du Moyen-Orient, de l’état d’alerte d’Israël face à une attaque éclair...

Sommes-nous sortis plus apaisés de toutes ces analyses ? Non ! Plus instruits ? Pas vraiment ! En réalité, c’est beaucoup d’énergie perdue, des considérations stériles qui, 17 heures plus tard, s’avèrent déjà n’avoir plus aucun sens…

Si les médias exercent une telle emprise sur nous, c'est aussi parce qu'ils prennent place dans un vide existentiel sidéral. L’être humain a besoin de sens, de réflexion, de liens sociaux et de spiritualité. Lorsque ces derniers lui font défaut, les médias deviennent une source permanente de stimulation qui occupe le temps et l’attention sans répondre à ces besoins profonds. De plus, la surabondance d’analyses et de polémiques absorbe l’attention sans conduire à une meilleure compréhension. Souvent même, les médias passent du rôle d’informateurs à celui de “fabricants d’opinions”. Dans notre cas présent, ils n’auront fait qu’augmenter le stress et l’inquiétude. (Il est certes important de s’informer. Mais bien souvent, deux minutes par jour suffisent : la simple lecture des titres permet déjà de savoir l’essentiel.)

Un vrai croyant, lui, lit les faits selon la perspective de la Émouna (la croyance en D.ieu). Rien ne l’ébranle, puisque tout est dirigé par D.ieu, bon et tout-puissant, qui contrôle tout. Les événements peuvent — ou doivent — nous interpeller en vue d’une action positive, d’un comportement à améliorer, voire d’un message qui se faufile à travers eux.

Nous ne connaissons pas l’avenir, particulièrement en ce qui concerne la menace que représente le régime de Téhéran. Mais nous savons que toute l’histoire converge vers un but unique : reconnaître D.ieu. Et notre rôle, en tant que Juifs, est justement de participer à cette reconnaissance. Ne nous laissons pas détourner de cette mission précieuse par ces “bouffeurs de temps” !