Ses amis en Israël le connaissent comme étant un fidèle du mouvement ‘Habad, partageant son temps entre sa maison à Jérusalem et son pays natal, la France.

Son visage éclairé et son grand sourire continuel, tout comme son accent français, ne dévoilent pas l’incroyable passé musical de l’homme qui, de par ses bonnes manières et sa modestie, ne s’étend pas sur le sujet...

En France - son pays natal -, de nombreuses personnes le connaissent et se souviennent de lui en tant que Gilbert Sitbon, leur idole, dont les chansons et les mélodies composaient la piste sonore d’une génération entière. Il n’avait que 20 ans lorsqu’il commença à se produire avec ses chansons en France, et rapidement, il connut un grand succès qui s’étendit même en-dehors des frontières vers les autres pays d’Europe. Les dix chansons desquelles il était la vedette se sont vendues à des centaines de milliers d’exemplaires, et il est devenu l’un des chanteurs les plus écoutés à la Radio, en France.

Mais, c’est justement au summum de la réussite, au moment où ses impresarios lui ont demandé de signer sur un contrat de représentations à long terme, qu’il y eut un revirement de situation dans sa vie, et qu’il décida d’abandonner son plus grand rêve pour se consacrer à l’étude de la Torah. Depuis, durant les longues années qui sont passées, il refusa à de nombreuses reprises les propositions de ses impresarios de revenir, s’enregistrer et se produire. Son rêve a été réalisé par l’intermédiaire de son fils, David Sitbon, qui continue son chemin musical en tant que chanteur ‘Hassidique connu, se produisant lors d’évènements divers et de fêtes.

Gilbert (Aharon) Sitbon ne s’imaginait pas un jour retourner dans un studio d’enregistrement, sa vie de Torah lui apportant une pleine satisfaction, et la musique ne laissant aucun manque en lui. Jusqu’à cette fameuse nuit, à minuit, où une mélodie qui se jouait dans sa tête ne lui laissait aucun répit. C’était une mélodie composée par l’un de ses amis, l’un des grands chanteurs français, Michel Fugain, qui était dans la même maison de disque que lui. Ainsi, avant sa deuxième ronde de nuit, Aaron Sitbon prit sa guitare poussiéreuse de la cave, ouvrit son livre de prière, et commença à chanter la mélodie connue avec les paroles de « Adon ‘Olam » (« Maître du monde »).

Le texte concorda avec la mélodie, comme si cette dernière avec été composée spécialement pour lui. « Adon ‘Olam, explique Aharon, est un chant où l’on accepte sur soi le joug de D.ieu, qui peut tout, qui est Unique, qui aide et qui sauve. Si un seul juif trouve son lien avec son Créateur grâce à cette chanson, c’est ma récompense... »
 

Un clip musical émouvant

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