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Chabbath : lire la Iguérèt Haramban et la Téfila du Chla

Rédigé le Jeudi 14 Mars 2019
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

J'ai entendu dire qu'on ne fait pas de demande Chabbath, mais a-t-on le droit de lire la Iguérèt Haramban et la Téfila du Chla Hakadoch ?

Merci pour le temps que vous prenez à répondre à toutes nos questions.

Kol Touv.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
23130 réponses

Bonjour,

La problématique soulevée par votre question est la lecture de passages traitant de sujets "propres à la semaine" et risquant "d'attrister" la personne les lisant, durant Chabbath.

C'est, d'ailleurs, la raison pour laquelle on ne récite pas la grande 'Amida durant Chabbath.

Voir Choul'han 'Aroukh, chapitre 288, Halakha 9 et Talmud Yeroushalmi - Chabbath, chapitre 15, Halakha 3.

La prière rédigée par Rabbi Yésha'ya Horowitzch [1560-1630] - l'auteur du Chlah [initiales de ChLou'hot Haberith] est essentiellement basée sur des requêtes rappelant la 'Amida de la semaine : enfants, longue vie, Parnassa.

L'un des arguments avancés par les décisionnaires adoptant une attitude permissive est :

La plupart des requêtes de la prière du Chla'h se rapportent à des situations futures, non encore connues. Donc, elles ne sont pas censées attrister.

1. Lire la Iguéret Haramban durant Chabbath

Durant Chabbath, il est absolument permis de lire la Iguéret Haramban. Elle ne contient aucune requête personnelle.

Elle contient, uniquement, des enseignements de Torah, basés sur des références du Talmud et du Midrash.

2. Lire la Tefila du Chla'h Hakadoch durant Chabbath

Selon Rav Ovadia Yossef, Rav Chlomo Zalman Auyerbakh, Rav Wozner, Rav Binyamin Zilber, Rav Gross, Rav Yehouda Brakha, cela est permis.

Selon Rav 'Haïm Kaniewski et Rav Yossef Lieberman, cela est interdit. Mais en pensée - sans prononcer - cela est permis.

Ma'yan Omer, volume 2, chapitre 1, réponse 29, Hamevasser Hatorani, volume 128 [Bamidbar - 23 Iyar 5771], page 13, Az Nidbérou, volume 14, réponse 21, Dérekh Si'ha, Parachat Yitro, page 270, Kovets Guilyonot Méréa'h Ni'hoa'h [Rav Ran Yossef 'Haïm Messod Abi'hssera], année 5773, pages 7-9, Michnat Yossef [Rav Yossef Lieberman], volume 9, réponse 126, Avné Dérekh, volume 6, réponse 204 [page 560], Beth Hillel, volume 38, pages 108-109, volume 39, page 98, volume 42, pages 111-112, Birkat Yehouda, volume 2, Ora'h 'Haïm, réponse 21, Gam Ani Odékha [Chass Vé'inyanim Chonim - Rav Gamliel Rabbinowitzch], volume 2, réponse 51, Yisma'h Moché [Rav Moshé Sharon], page 315.

Vous êtes libre d'agir comme bon vous semble.

Si les décisionnaires adoptant une attitude permissive ne s'étaient pas prononcés, nous vous aurions conseillé d'adopter une attitude rigoureuse.

La réponse du Rav Lieberman, à ce sujet [Michnat Yossef, volume 9, réponse 126], est vraiment extraordinaire.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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