Bonjour,
Je mange régulièrement à Chabbath chez mes beaux-parents.
Ils n'ont pas les mêmes standards de Cacheroute que moi et ne sont également pas Chomer Chabbath.
Ils ont fait l'effort d'acheter une nouvelle vaisselle qu'ils gardent pour moi et qui a été trempée au Mikvé et ils me préparent un repas strictement Cachère.
Mon problème vient principalement du frigo à Chabbath. Celui-ci s'allume par une lampe LED lors de l'ouverture de la porte et il n'y a pas de solution pour arrêter cela (la technique de l'aimant ne fonctionne pas et, de toute façon, l'écran sur la porte s'allume aussi).
Puis-je manger le repas ou l'aliment qui aurait été conservé au frigo si ce sont mes beaux-parents qui le sortent (pas uniquement pour moi mais aussi pour eux) ? Je parle bien d'un repas strictement Cachère qui serait réchauffé sur une Plata conformément à la Halakha.
Merci pour votre retour et pour votre avis.
Bonjour,
Tout d’abord, n’oubliez pas de féliciter vos beaux-parents pour l’effort qu’ils ont fourni : vous acheter une nouvelle vaisselle et préparer un repas strictement Cachère, c’est un geste noble et méritoire de leur part.
Ensuite, avant de répondre à votre question, sachez qu’il est possible de brancher le réfrigérateur, avant Chabbath, sur une minuterie et de la régler afin qu’il s’éteigne à certaines heures pendant Chabbath ; il sera alors permis d’ouvrir le réfrigérateur d’après tous les avis.
Pour en revenir à votre question, il faut savoir qu’a posteriori, lorsqu’un aliment n’a pas subi de transformation interdite (comme une cuisson, par exemple), mais que, pour en profiter, il a fallu passer par un autre interdit — comme dans votre cas, ouvrir le réfrigérateur et déclencher ainsi un système électrique —, les décisionnaires sont en désaccord quant à savoir s’il sera permis d’en profiter et de le consommer.
Voir Biour Halakha 318, 1 au nom du ‘Hayé Adam, responsa Iguérot Moché tome 2, chap. 71 et 77, responsa Min’hat Chlomo tome 1, chap. 5, Chemirat Chabbath Kehilkhata chap. 18, remarque 244, Maor Hachabbath tome 1, chap. 18 à partir de l’alinéa 17, et Pisské Techouvot 318, 16.
Concrètement, dans votre cas, il faudrait, au préalable, essayer de convaincre vos beaux-parents, gentiment, avec beaucoup de diplomatie, d’agir comme mentionné plus haut avec la minuterie ; vous éviterez ainsi d’entraîner une certaine légitimation de la transgression du Chabbath. Si cela n’est pas possible de leur part, et que vous êtes invité chez eux, il y a sur qui s’appuyer pour permettre la consommation d'un tel plat.
En vous souhaitant que, d’ici Chabbath prochain, cette question ne soit plus d’actualité !
Soyez béni !