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"Chalom 'Alékhèm" : dire "Mimélèkh" ou "Mélèkh" ?

Rédigé le Jeudi 25 Septembre 2025
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

Dans "Chalom 'Alékhèm" que l'on récite vendredi soir, doit-on dire "Mimélèkh" ou simplement "Mélèkh" sans le "mi" ?

Merci beaucoup pour votre réponse.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
43551 réponses

Bonjour,

Les deux versions existent et se trouvent dans les livres de prières à travers le monde.

Explications :

La raison pour laquelle on récite "Chalom ‘Alékhem" le vendredi soir est expliquée dans le Talmud Chabbath 119b : deux anges accompagnent l’homme lorsqu’il rentre de la synagogue à la maison le soir de Chabbath. L’un de ces deux anges est bon ; l’autre, non. Si, à la maison, tout est prêt, il y a de la joie, etc., l’ange de bonté récite une prière et souhaite qu’il en soit de même la semaine suivante. L’ange mauvais, contre son gré, répond Amen ! Si ce n'est pas le cas, c'est le contraire. Pour des détails supplémentaires, voir ici et ici.

Dans son Kaf Ha'haïm, Rabbi 'Haïm Fallaggi [chapitre 36, passages 13-14] écrit qu’il ne faut pas dire Mimélekh Malekhé Hamelakhim mais seulement Mélekh Malkhé Hamélakhim car le "Mi" est difficilement compréhensible.

Le Ya'vets [dans son livre 'Amoudé Chamaïm, page 344] écrit aussi que c’est une grosse erreur de dire Mimélekh, et il s’étonne comment certains Siddourim ont pu introduire cette formulation.

Le Ben Ich ‘Haï [année 2, Parachat Béréchit, Halakha 29] ainsi que l'auteur du Likouté Maharia'h tranchent qu’il faut dire seulement Mélekh.

Cependant, le fils de Rabbi 'Haïm Fallaggi [Yafé Lalev, volume 2, chapitre 271, passage 4] justifie ceux qui disent Mimélekh. Il explique : cela souligne que ces anges sont envoyés par Hachem Lui-même, le Roi des rois, et non par un être humain. C’est pourquoi il recommande de ne pas changer la version répandue. Ainsi d’ailleurs, de nombreuses communautés conservent cette version.

Rabbi Khalfon Moché Hacohen, dans Choel Venich'al [volume 2, réponse 2] tranche que même si la première phrase pourrait être comprise avec Mimélekh, dans toutes les autres strophes cela ne convient pas du tout. Par conséquent, pour l’unité du texte, il faut dire Mélekh partout. De plus, le salut adressé aux anges vient de l’homme et non de D. ; il serait donc incohérent de dire Mimélekh. Il raconte qu’autrefois lui aussi disait Mimélekh, mais après réflexion, il a changé pour toujours dire Mélekh. Il ajoute que même si certains Siddourim portent la version Mimélekh, il ne faut pas leur accorder trop de crédit car souvent les imprimeurs ne sont pas fiables [nous sommes une toute petite poussière face à Rabbi Khalfon Moché Hacohen mais avec tout le respect que nous devons à ce géant, nous nous permettons de dire que son argument n'est pas recevable car il est absolument possible de donner un sens à Mimélekh dans toutes les strophes].

Ainsi écrivent aussi Rav Ovadia Yossef dans 'Hazon Ovadia [Chabbath, volume 2, page 13], Rav Its'hak Yossef dans Yalkout Yossef, Chabbath 1, volume 3, édition 5771, page 356.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.

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