Logo Torah-Box

Donner comme 2ème prénom le prénom civil de ma belle-mère

Rédigé le Jeudi 2 Février 2023
La question de No T.

Bonjour Rav,

J’aimerais faire honneur à ma belle-mère en appelant ma fille par son prénom en deuxième prénom, sauf que son prénom n’est pas hébraïque : elle s’appelle Émilie.

Cela n’a pas d’incidence ?

La réponse de Rav Aharon SABBAH
Rav Aharon SABBAH
396 réponses

Bonjour,

Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour l’attention que vous portez afin d'honorer votre belle-mère, vous faites ainsi preuve d'une grandeur d'âme et accomplissez une importante injonction de la Torah, celle du respect des beaux-parents (Choul'han 'Aroukh Yore Déa chap. 240, 24, Birké Yossef ibid. 24, Ben Ich 'Haï - Choftim, 30 et Tana Débé Eliyahou chap. 24).

Avant de répondre à votre question, j'aimerais introduire quelques lignes sur le choix du prénom :

Il faut savoir que le prénom influe énormément sur la personnalité et qualité de l'enfant (Brakhot 7b). 

Aussi, le Midrash (Vayikra Rabba Parachat Emor 32, 5) nous enseigne que l'un des mérites qui permit à nos ancêtres d'être sauvé d’Egypte fut qu'ils ne changèrent pas leurs prénoms hébraïques. Cet enseignement nous permet de prendre conscience de l’importance extrême des prénoms hébraïques, puisque le simple fait de ne pas avoir cédé à la pression sociale environnante en adoptant des prénoms égyptiens, a constitué une raison suffisante pour mettre un terme à l’exil égyptien.

L’assimilation commence bien souvent par l’adoption des prénoms locaux qui, parfois, n’est qu’un prélude à l’adoption des mœurs et de la culture environnantes.

Pour en revenir à votre question, il est permis de donner en tant que deuxième prénom, le prénom non-hébraïque de sa mère ou belle-mère, car il nous incombe aussi de les honorer ainsi (Iguérot Moché - Ora'h 'Haïm tome 4, chap. 66).

Nous sommes à votre disposition, Bé'ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Cordialement.

Avez-vous aimé ?
Soyez le premier à commenter cette réponse Rav Aharon SABBAH