Bonjour,
Il faut savoir qu’à priori, on n’offre pas de cadeau à un endeuillé, comme le stipule le Rama (Yoré Déa 385, §3).
Cependant, a posteriori, si un cadeau lui a été offert, il lui est permis de le recevoir [voir Ktav Sofer (Ora'h 'Haïm 141, passage commençant par "Vémina"), Chévet Halévi (tome 10, chap. 107 §3), Ich Matslia’h (tome 1, Yoré Déa, fin du Siman 51, passage commençant par "אתאן") et 'Hazon Ovadia (Avélout, tome 2, page 252).
Concernant le fait de porter un vêtement neuf, cela dépend des communautés :
Pour les personnes d’origine Séfarade :
Il est permis de porter des habits neufs dès le lendemain de la fin des sept jours suivant l’enterrement (fin de la Chiva').
Sources : Choul'han Aroukh (Yoré Déa 389, §3), Chévet Yehouda (siman 390, §4, alinéa 2), Choul'han Gavoha (389, §12 et §14), 'Hazon Ovadia – Avélout, tome 2, page 303) et Yalkout Yossef (Avelout, chapitre 38, §3).
Cette permission s’applique à tout vêtement neuf, à l’exception des vêtements blancs (ou fortement visibles comme neufs), qui restent interdits même après les sept jours.
À noter que dans certaines communautés Séfarades, il est de coutume d’éviter de porter des vêtements neufs pendant toute l’année de deuil pour les parents (même pendant Chabbath et les fêtes), et jusqu’à la fin des 30 jours pour les autres proches.
Pour les personnes d’origine Ashkénaze :
La coutume est de ne pas porter d’habits neufs pendant les douze mois du deuil pour le père ou la mère.
Voir Rama, Yoré Déa 389, §3 et Pné Baroukh, chapitre 18, note 21.
En cas de besoin réel (manque de vêtements, événements sociaux, etc.), il est permis à l’endeuillé de confier le vêtement neuf à une autre personne afin qu’elle le porte durant 2 à 3 jours. Ainsi, le vêtement ne sera plus considéré comme entièrement neuf et pourra ensuite être porté par l’endeuillé lui-même ['Hokhmat Adam 165, 22].
Soyez béni !