Chalom Rav,
J'ai deux questions :
1) Une personne qui a du mal à prononcer les mots de la Téfila (problème de prononciation) est-elle acquittée par le Chalia'h Tsibour (ministre officiant) ?
2) Qu'en est-il du même cas, où le Chalia'h Tsibour prononce cette fois-ci la Téfila à voix basse (comme chez les Habad) ?
Merci beaucoup.
Chalom Ouvrakha,
Effectivement, une personne qui ne prononce pas correctement sa prière aura du mal à s'acquitter de son obligation [voir Rachi sur Méguila 24a, Yérouchalmi Brakhot 2:4, Choul'han Aroukh Ora'h 'Haïm 61:22. Voir aussi plusieurs exemples d'erreurs possibles dans Éliyah Rabba 51:5, 'Hessed Laalafim 50:11-12, Karnot Tsadik du Rav Eliyahou Mani chap. 3, note 31, Yessod Vechorech Ha'avoda Cha'ar 3, chap. 2, ainsi que dans son testament adressé à ses enfants, Siman 2].
Cela dit, le 'Hazan peut acquitter celui qui ne sait pas prier ou qui en est empêché malgré lui [voir Responsa du Rambam Siman 219, Responsa du Mabit tome 1, Siman 117, Chibolé Haléket Siman 13 et d'autres].
Cependant, pour cela, il faut entendre effectivement la voix du 'Hazan.
Je vous encourage vivement à persévérer dans vos efforts de prononciation. Petit à petit, vous y arriverez. J’ai moi-même travaillé longuement pour distinguer le ‘Hèth du ‘Ayin, et pour essayer de respecter toutes les autres règles de diction. Cela vient avec le temps, ne vous découragez pas.
Kol Touv.