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Parachat Hamane le mardi de Parachat Béchala'h, pourquoi ?

Rédigé le Jeudi 9 Février 2017
La question de EMMANUEL A.

Bonjour Rav,

Pourquoi la Ségoula de la Parachat Hamane du Rav Neminov est spécialement le mardi de la semaine de Parachat Béchala'h ?

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
18011 réponses
Bonjour,

La Ségoula de Rabbi Ména’hem Mendel de Réminov est mentionnée dans le Yalkout Ména’hem, édité, de nouveau, en 5751.

Cette Ségoula est également mentionnée [sous une autre forme] dans le Choul'han ‘Aroukh, chapitre 1, Halakha 5.

Voir, également, Rabbénou Bé'hayé, qui en fait part [sous une autre forme] dans son commentaire sur Chémot, chapitre 16, verset 16.

En ce qui concerne votre question :

Première réponse :

A l’époque du Beth Hamikdach, il était habituel de réciter différentes prières - les Ma’amadot - au moment où les Cohanim offraient les Korbanot [sacrifices].

Le Mardi, ces prières portaient sur la Parnassa.

Donc, c’est le mardi qui a été choisi pour la Ségoula en question.

Seconde réponse :

Le mardi est le jour de la création des fruits et des arbres. Voir Béréchit, chapitre 1, versets 9-13.

Jusque là, la terre était entièrement submergée par les eaux. Le troisième jour, Hachem permit à la terre et à la végétation de se développer.

Le troisième jour de la semaine est, donc, propice à la Parnassa.

Rabbi Moché Sopher nous dévoile que le mardi est un jour favorable pour la Parnassa.

Il trouve une allusion à cela dans la description de la manne à propos de laquelle il est dit :

« Véhou Kézéra Gad Lavane » - « Elle était comme la graine de coriandre blanche… ». Chémot, chapitre 16, verset 31.

Le mot Gad s’écrit גד. La valeur numérique de la première lettre de ce mot est 3.

Pour des détails supplémentaires à ce sujet, voir ‘Hatam Sofer dans Torat Moché [édition Makhone ‘Hatam Sofer], Chémot, page 81, passage Gad Lavane.

Il est évident que les bienfaits de cette Ségoula résident dans le fait que la personne s'imprègne des idées essentielles contenues dans les versets de la Paracha en question.

C'est pourquoi, il est conseillé de lire la traduction des versets en plus de la lecture du Targoum [traduction en araméen].

Ceci est mentionné explicitement dans les ouvrages suivants :

Beth Yossef, chapitre 1, passage "Vétov",

Michna Broura, chapitre 1, passage 13,

Min'hat Acher - Si'hot 'Al Hamo'adim, page 320 [Rav Acher Weïss],

'Alénou Léchabéa'h, Parachat Ekev [Rav Its'hak Zilbersteïn].

La Hichtadlout à propos de la Parnassa

La Hichtadlout est l'ensemble des efforts à fournir pour subvenir aux besoins permettant notre survie ou pour atteindre un but que l'on s'est fixé.

Nos maîtres nous mettent en garde : ce n'est pas la Hichtadlout qui produit les résultats, c'est la volonté d'Hachem. Depuis la faute d'Adam, la Hichtadlout est devenue la loi et la condition de l'existence, donc, il n'y a pas de choix. Mais nous devons garder à l'esprit que c'est uniquement grâce à la volonté du Tout Puissant que nous obtenons gain de cause.

Le verset dit : "Si Hachem ne bâtit pas une maison, c'est en vain que peinent ceux qui la construisent; si Hachem ne garde pas une ville, c'st en vain que le soldat veille avec soin". Téhilim 127, verset 1.

Rabbi avait l'habitude d'envoyer en mission Rabbi Assi et Rabbi Ami afin qu'ils s'assurent du bon fonctionnement des villes d'Israël. Quand ils arrivaient dans une ville, ils demandaient à rencontrer les gardiens. On leur présentait les chefs des diverses polices.

Rabbi Assi et Rabbi Ami leur disaient : "Vous croyez réellement que ce sont eux les gardiens de la ville ? Ils en sont plutôt les destructeurs !"

On les questionna : "Qui sont donc les gardiens ?"

Ils leur répondaient : "Ce sont ceux qui étudient et qui enseignent la Torah jour et nuit".

Tout commentaire est inutile.

Exemples

Pour vivre, il faut avoir les moyens nous permettant de manger, d'être habillé et d'avoir un toit.

Généralement, ces moyens sont obtenus en travaillant.

Pour guérir, il faut se rendre chez le médecin et prendre les médicaments prescrits.

Combien d'efforts fournir ?

Nos Sages enseignent : plus la personne est méritante moins elle aura d'efforts à fournir pour obtenir ce dont elle a besoin.

L'auteur du 'Hovot Halevavot explique longuement cette idée dans l'un des chapitres de son ouvrage : le Cha'ar Habita'hone.

Après la construction du Michkan, Hachem ordonna à Moshé de dire à Aharon : "Mets un Omer de Manne dans un flacon d'argile et dépose-le devant le Aron Hakodech [se trouvant dans le Michkan et le Beth-Hamikdach]. Il servira de témoignage éternel de la façon miraculeuse dont J'ai nourri les Bneï Israël dans le désert."

La Manne de ce flacon ne fondit pas et ne se détériora jamais. Elle resta toujours fraîche.

Elle fut conservée dans le Michkan et plus tard, dans le Beth-Hamikdach, jusqu'au temps du roi Yochiyahou, qui la cacha avant la destruction du Temple.

Dans le futur, le prophète Eliyahou rendra ce flacon aux Bneï Israël.

Au temps du prophète Yermiyahou, les Bneï Israël négligèrent l'étude de la Torah, et il leur reprocha leur défaillance.

"Nous ne pouvons pas étudier la Torah, répondirent-ils. Nous devons gagner notre vie !"

Yermiyahou sortit alors le flacon de Manne qui était posé dans le Beth-Hamikdach et le montra au peuple. "Regardez cela ! S’exclama-t-il en désignant la Manne.

Vos ancêtres se sont immergés dans l'étude de la Torah, et Hachem a pris soin d'eux. Votre devoir est d'étudier la Torah. Sachez que Hachem a de nombreux agents pour envoyer leur subsistance à ceux qui Le craignent !".

La Manne sert de leçon concrète pour montrer que c'est le Créateur seul Qui donne la nourriture à toutes les créatures. Ce n'est pas la profession de qui que ce soit.

Les gens se bercent d'illusions lorsqu'ils croient qu'ils "gagnent" de l'argent. En réalité, ils ne font que collecter la part qui a été décrétée pour eux à Roch Hachana [lorsque les revenus de chacun sont décidés pour l'année à venir].

Nous devons considérer notre position dans ce monde comme semblable à celle de nos ancêtres dans le désert.

Nos Sages disent : "Avez-vous déjà vu un lion obligé de se faire porteur pour gagner sa vie, un cerf devenir fermier ou un renard commerçant ? Et pourtant, bien qu'ils ne connaissent aucun métier, Hachem subvient à leurs besoins.

Pourquoi, donc, l'homme, supérieur à toutes les créatures, doit-il passer sa vie à la poursuite de son gagne-pain ?

Ce n'est qu'à cause de ses fautes qu'il a perdu sa position particulière dans la création et est obligé de s'efforcer de gagner lui-même sa vie en fournissant tellement d'efforts." Talmud Kiddouchin 82b.

Le message est simple clair et précis : plus nous accomplirons les Mitsvot et notre comportement sera exemplaire, plus notre Parnassa sera abondante.

Voici ce qu'écrit le Rav Raphael Bénizri, dans son livre "Arômes d'une bénédiction" :

"L’homme est aveuglé par sa lutte pour son gagne-pain. Face aux incertitudes du lendemain, il cherche désespérément les moyens de protection qui l’exposent à de nombreux risques tant sur le plan matériel que moral. Ses convictions profondes sont sacrifiées, sa dignité éclaboussée.  Loin de se limiter à ses propres besoins, son angoisse ne connaît plus de limites. Surtout quand elle est étendue aux besoins matériels de ses enfants et petits-enfants. Inconsciemment, l’homme prend à son compte la malédiction « à la sueur de ton front tu mangeras ton pain » et se retrouve dans une situation d’exil par rapport à son espace, à son temps et à ses propres valeurs. Toute aspiration spirituelle finit par s’évanouir et la liberté de l’homme est dangereusement compromise.

Or tout au long de quarante années dans le désert, la Manne n’avait d’autre but que d’initier le peuple à une autre approche.

Hachem assurait la ration alimentaire journalière de chaque personne, sans déchets, sans surplus et sans gâchis. Celui qui les a libérés de la tutelle égyptienne voulait les arracher à l’angoisse et à la peur du désert.  « Qui donne la vie donne la nourriture ».

La bonté et l’amour du Créateur sont déployés pour aider l’homme à se réaliser spirituellement au travers de tout ce que la nature lui offre. A lui de s’en servir comme un moyen d’accès aux joies de l’esprit et de ne pas céder à l’angoisse comme à la suffisance comme à l’arrogance que nourrissent ses désirs.

Pour autant que soit reconnue l’immense bonté du Créateur, l’homme développera en lui l’humilité et l’idée du partage des biens terrestres qui n’ont en fait d’autre but que de promouvoir la vie spirituelle et renforcer les liens d’amour avec le Créateur.

Voici un passage du livre "Pessah 2" :

Les élèves de Rabbi Chimon bar Yo'haï lui demandèrent : "Pourquoi Hachem a-t-Il fait pleuvoir la Manne du ciel chaque jour plutôt que d'en faire pleuvoir une fois par an ?

Je vais vous l'expliquer par une parabole, répondit-il.

Un roi soutenait financièrement son fils en lui allouant une rente suffisante pour subvenir à ses besoins pendant un an. Le prince ne venait donc voir son père qu'une fois par an, le jour où il était à court d'argent.

Le père décida donc de changer de méthode.

Il ne donna plus à son fils qu’une petite somme à la fois, suffisante pour couvrir ses besoins d'un jour.

Le fils se rendit donc chez son père tous les jours.

De la même façon, Hachem ne fournit aux Bneï Israël de la nourriture que pour un jour afin qu'ils ne l'oublient pas et que leur cœur soit constamment dirigé vers Lui. En effet, les chefs de famille se faisaient du souci [pour les membres de leur famille] et se demandaient si la Manne allait également tomber le lendemain."

Il y a deux autres raisons pour lesquelles la Manne tombait chaque jour :

Afin qu'elle puisse être mangée chaude.

Cela épargnait aux Bneï Israël la peine de porter des provisions dans le désert.

Après la construction du Michkan, Hachem ordonna à Moshé de dire à Aharon : "Mets un Omer de Manne dans un flacon d'argile et dépose-le devant le Aron Hakodech [se trouvant dans le Michkan et le Beth-Hamikdach]. Il servira de témoignage éternel de la façon miraculeuse dont J'ai nourri les Bneï Israël dans le désert."

La Manne de ce flacon ne fondit pas et ne se détériora jamais. Elle resta toujours fraîche.

Elle fut conservée dans le Michkan et plus tard, dans le Beth-Hamikdach, jusqu'au temps du roi Yochiyahou, qui la cacha avant la destruction du Temple.

Dans le futur, le prophète Eliyahou rendra ce flacon aux Bneï Israël.

Au temps du prophète Yermiyahou, les Bneï Israël négligèrent l'étude de la Torah, et il leur reprocha leur défaillance.

"Nous ne pouvons pas étudier la Torah, répondirent-ils. Nous devons gagner notre vie !"

Yermiyahou sortit alors le flacon de Manne qui était posé dans le Beth-Hamikdach et le montra au peuple. "Regardez cela ! S'exclama-t-il en désignant la Manne. Vos ancêtres se sont immergés dans l'étude de la Torah, et Hachem a pris soin d'eux. Votre devoir est d'étudier la Torah. Sachez que Hachem a de nombreux agents pour envoyer leur subsistance à ceux qui Le craignent !".

La Manne sert de leçon concrète pour montrer que c'est le Créateur seul Qui donne la nourriture à toutes les créatures.

Les gens se bercent d'illusions lorsqu'ils croient qu'ils "gagnent" de l'argent. En réalité, ils ne font que collecter la part qui a été décrétée pour eux à Roch Hachana [lorsque les revenus de chacun sont déterminés pour l'année entière].

Nous devons considérer notre position dans ce monde comme semblable à celle de nos ancêtres dans le désert.

Le Rav R. Eisenberg écrit :

"Les juifs devaient apprendre la modération et se contenter de ce qui leur était accordé. Quel que soit l'effort fourni par chacun pour collecter la Manne, en fin de journée, la quantité amassée était précisément égale à une même mesure d'un Omer dans tous les paniers. Assurément, c'est Hachem Qui fixe la subsistance et l'homme ne fait qu'habiller le miracle. Celui qui délaisse son accomplissement spirituel, prétendant ainsi accroître son bien-être matériel, n'obtiendra finalement pas plus que son quote-part, telle qu'elle a été fixée préliminairement par Hachem.

La fonction pédagogique de la Manne était également d'enseigner la confiance en Hachem, pourvoyeur du pain quotidien. C'est pourquoi le processus se répétait chaque jour et il était insensé de garder les restes" (Survivre, p. 134).

De même qu'en ramassant la Manne, ils étaient parfaitement conscients du fait que leur part venait du Ciel, de même nous devons réaliser que notre revenu nous a été réservé par Hachem.

Et, de même que nos ancêtres ne ramassaient leur portion que pour le jour même, de même chaque Juif doit tendre à se contenter de satisfaire ses besoins du jour, et passer le reste de son temps à étudier la Torah.

Nos Sages nous conseillent : "Diminue le volume de tes affaires et occupe-toi de Torah !"

Hachem a d'énormes réserves de nourriture, ainsi qu'Il l'a montré en produisant un excédent de Manne qui formait un tas haut de soixante Amot [≈ 30 mètres].

Le fait que les gens soient malgré tout à court de subsistance résulte de leurs propres défaillances.

Les fautes forment une barrière qui nous empêche de recevoir la bonté d'Hachem.

Il est inconcevable pour l'homme, qui est le seul but de la Création, de passer le plus clair de son temps à travailler pour subvenir à ses besoins.

Voici un autre passage figurant dans le livre mentionné ci-dessus

"Durant les six jours de la semaine, l'homme est plongé dans ses occupations : il transforme son entourage, s'investit corps et âme dans l'amélioration de son bien-être, et doit également travailler "à la sueur de son front" pour obtenir les moyens lui permettant de survivre [la "lutte pour l'existence"]. Ces/ses occupations sont fréquemment causes de tourments, d'inquiétudes, voire même d'angoisses. Bien plus que cela, elles sont dans bien des cas, à l'origine de la distance séparant l'homme de son Créateur.

Le Rav Munk écrit : "La menace de la faim, réelle ou prétendue, fait oublier tous les principes et réduit à néant les meilleurs engagements.

Aussi longtemps que l'homme n'est pas libéré de l'angoisse que provoque en lui le souci de la subsistance, il n'y a point de place pour la réalisation intégrale de la loi divine. Cependant, la délivrance de cette obsession n'est possible que grâce à la prise de conscience que le souci de subsistance, premier de tous nos soucis, ne repose pas seul, et pas en premier lieu, sur nos épaules. Il incombe à l'homme, dans ce domaine, comme en bien d'autres, de faire son devoir, tout en confiant la réussite à la constante sollicitude du Créateur. Sans cette prise de conscience, l'homme rivé à la poursuite du gain matériel, ne connait pas de limite dans sa lutte pour l'existence. Elle le poussera sans cesse à la recherche de nouveaux profits, sans égards pour autrui, et elle ne tolèrera auprès d'elle aucun autre objectif et aucun autre idéal." (Commentaire sur Chémot 16/2) L'homme pourrait même se dire dans son cœur : "C'est ma force et la vigueur de ma main qui m'ont conquis cette puissance" (Dévarim 8/17).

Nos maîtres disent :

1. Le respect de sa femme est l’un des meilleurs moyens pour bénéficier d’une très bonne Parnassa. Baba Métsia 59a.

2. L’étude du Cha'ar Habita’hone est une Ségoula pour la Parnassa.

Dans la page d'accueil de Torah-Box, cliquez sur "Etude et Ethique". Cliquez, ensuite sur "Etude sur texte" et cliquez ensuite, sur le livre "Hovot Halévavot". Ecoutez tous les cours, c'est merveilleux.

3. Prier au Beth Haknesset avec un Minyan est grandement bénéfique pour sa Parnassa.

4. Celui qui récite le Birkat Hamazone, à voix haute, en regardant dans un Siddour ne manquera jamais de rien. Séfer Ha’hinoukh, Mitsva 430.

Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.

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