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Proximité avec les gens de sa famille de sexe opposé

Rédigé le Mardi 22 Juillet 2014
La question de Nathan B.

Chalom Rav,

Est-il permis de se rapprocher un peu des gens de sa famille (femme) telle que sa cousine ou sa tante ? Par exemple rigoler avec sa cousine du même âge ?

La réponse de Rav Yossef LORIA
Rav Yossef LORIA
879 réponses

Chalom,

La cousine et la tante sont aussi considérées comme Arayot. Il convient donc de conserver des distances, tant que les règles de bienséance sont respectées.

Tel est le langage du Choul'han Aroukh, Even Haezer, ch.21, par.7. 

Maran : Quiconque embrasse ou enlace une femme qui lui est interdite mais envers laquelle il n’éprouve aucune attirance, telle que sa grande sœur ou sa tante, même si cet acte ne lui procure aucun plaisir, sera considéré comme léger, interdit et absurde. Car il est totalement défendu à un homme de s’approcher de toute femme adulte ainsi que d’une enfant, en dehors d’un père avec sa fille et d’une mère avec son fils.

Quelles sont les applications de cet interdit ? Un père pourra enlacer, embrasser et dormir à proximité de sa fille. Il en sera de même d’une mère avec son fils, tant que les enfants sont jeunes.

Néanmoins, lorsqu’ils grandissent et que l’enfant devient un jeune garçon et que la fillette devient une jeune fille et que certaines parties de son corps présentent des signes de puberté, chacun dormira recouvert de son vêtement. De plus, si la fillette a honte de se tenir dévêtue devant son père (s’il doit la laver par exemple), ou si elle a déjà été promise à son fiancé depuis son jeune âge (par des fiançailles comme il était courant de faire à l’époque), ou si la mère a honte de se tenir dévêtue devant son jeune enfant, ils devront dormir habillés.

[Lois supplémentaires :

- L’interdiction d’embrasser et d’enlacer sa sœur ne s’applique pas si elle a moins de trois ans, et ce sera parfaitement permis[1]. Si elle est plus âgée et qu’il s’agit d’une adolescente ou d’une adulte, et que le frère est irréprochable et n’a pas de mauvaises pensées, certains commentateurs le permettent[2]. De plus, certains décisionnaires contemporains soutiennent qu’à notre époque, il y a lieu de se montrer plus permissif, du fait qu’un tel acte relève d’une marque de respect, de considération et d’estime familiale plutôt que d’un signe d’amour et de tendresse[3]. D’autres préconisent de rester immobile et passif lorsque la sœur ou la tante viennent l’embrasser pour le saluer ou le féliciter[4], mais la majorité des décisionnaires l’interdisent formellement[5].

- Le contact physique avec une jeune fille étrangère ainsi que sa nièce ou sa petite cousine, est absolument interdit[6]. Néanmoins jusqu’à l’âge de trois ans ce sera parfaitement permis selon l’ensemble des opinions[7]. De trois à sept ans, la majorité des décisionnaires le permettent[8] et certains semblent le permettre même jusqu’à neuf ans[9]. Après cet âge, ce sera absolument défendu.]

Kol Touv.

[1] ‘Helkat Mé’hokek, paragraphe 9.

[2] Beér Heitev, paragraphe 12 au nom du ‘Helkat Mé’hokek, paragraphe 8.

[3] Rabbi Chalom Messas zatsal dans Chemech Oumaguen, Even Haezer, chapitre 18 ; Chém’a Chlomo, tome 2, Even Haezer, chapitre 12. Il est également possible d’interpréter ainsi les paroles du Iguerot Moché, Even Haezer, tome 4, chapitre 64.

[4] C’est ainsi que j’ai entendu de la bouche d’un Rav qui répondait à un questionneur francophone.

[5] Yalkout Yossef, Sov’a Sema’hot, tome 1, page 198.

[6] Iguerot Moché, Yoré Déah, tome 2, chapitre 137 ; Avnei Yachfé, tome 2, chapitre 89, paragraphe 4 ; Birkat Yéhouda, tome 6 (à paraitre prochainement B’’H).

[7] Michna Beroura, chapitre 75, Biour Halakha, parole Tefa’h.

[8] Le ‘Hazon Ich, Ora’h ‘Haim, chapitre 16, paragraphe 8 repousse la mesure de rigueur mentionnée par le Michna Beroura, et explique que l’interdiction ne s’appliquera pas tant que le fait de regarder la jeune fille n’éveille pas de mauvaises pensées. Rabbi ‘Haim Kanievsky chlita dans Derekh Si’ha, tome 1, début de Parachat Kedochim a également cité les paroles du ‘Hazon Ich et a répondu oralement qu’il est possible de tenir la main d’une fille âgée environ de sept ans pour l’aider à traverser la rue.

[9] Yabi’a Omer, tome 6, Ora’h ‘Haim, chapitre 14, paragraphe 2 qui permet de réciter le Kriat Chema'  devant une fillette de neuf ans qui est mal vêtue. Et le Maguen Avraham, chapitre 74 met en parallèle la vision et le contact.

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