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Y a-t-il des fautes plus graves que d'autres ?

Rédigé le Mardi 3 Décembre 2019
La question de Jean Yves A.

Bonjour Rav,

Y a-t-il dans notre religion des fautes plus graves que d'autres ?

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
22588 réponses

Bonjour,

L’idée de « fautes plus graves que d’autres » est mentionnée, par exemple, dans le Talmud Yébamot 47a-47b.

Dans les tribunaux Rabbiniques, ainsi que dans les écrits de nos maîtres, il y a de très nombreuses questions où les protagonistes sont confrontés à une situation où les autorités rabbiniques sont dans l’obligation de trancher, conformément aux exigences de la Halakha, en considérant une interdiction plutôt qu’une autre.

Donc, l’idée existe bien.

Le Maharal ainsi que de nombreux commentateurs expliquent :

Dans chaque Mitsva, il y a deux parties :

1. L’action à accomplir ou celle qu’il est interdit de faire,

2. La volonté de Celui qui est à l’origine de la Mitsva.

Il est évident que la transgression du Chabbath ou le fait de ne pas réciter le Birkat Hamazone après avoir consommé du pain sont bien plus graves que le fait de lacer sa chaussure droite avant d’attacher celle de gauche. MAIS si l’on considère la désobéissance au Maître du monde, il n’y a pas la moindre différence entre ces différentes fautes.

Un candidat à la conversion acceptant d’accomplir toutes les Mitsvot de la Torah, mais qui refuse de reculer le pied gauche, en premier, après avoir récité la ‘Amida, n’a pas encore compris ce qu’est la croyance en Hachem et doit obligatoirement parfaire ses connaissances avant de s’immerger au Mikvé.

Voir Rambam, Hilkhot Issouré Bia, chapitre 14, Halakha 8, Talmud Békhorot 30b, A’hiézer, volume 3, réponse 26, paragraphe 4, Michné Halakhot, volume 10, réponse 181, Talmud Yébamot 47a-47b, Choul'han ‘Aroukh - Yoré Déa, chapitre 268, Halakha 2, Iguerot Moché, Yoré Déa, volume 3, réponses 106 et 108, Michnat Haguère, chapitre 2, Halakha 11-19, Techouvot Véhanhagot, volume 2, réponse 515.

Nos Sages, les ‘Hakhamim, avaient une intelligence pénétrante et étaient en mesure d’évaluer la gravité de chaque faute pour nous dire, par exemple, qu’il est préférable de se jeter dans un feu plutôt que de faire subir à son prochain un déshonneur humiliant ou que le bavardage prétentieux ou interminable est aussi grave que les trois fautes les plus graves : l’idolâtrie, le meurtre et l’inceste [ou tout autre rapport interdit]. Voir Talmud Brakhot 43b, Talmud Ketoubot 67b, Talmud Sota 10b, Talmud Baba Métsia 59a, Talmud ‘Erkhine 15b.

Il y a encore beaucoup de choses à dire à ce sujet.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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