Le cinématographe des frères Lumière repose sur une idée simple mais complètement innovatrice : projeter rapidement une suite d’images fixes légèrement différentes, de façon à ce que l’œil humain les perçoive comme un mouvement continu.

Ca s'est passé un...28 décembre 1895 - Le cinéma est né!

Les deux inventeurs – au nom prédestiné – sont les fils d’un photographe et industriel, Antoine Lumière, propriétaire également d’une usine de plaques de verre photographiques.

Antoine, lui-même conquis par les inventions d’Edison, initie ses deux fils aux « choses » de la photographie.

De cette transmission, naîtra la machine magique qui projettera des images en mouvement : le film est né.

Ca s'est passé un...28 décembre 1895 - Le cinéma est né!

La première séance publique de cinéma a lieu le samedi 28 décembre 1895, dans le sous-sol du Grand Café, boulevard des Capucines à Paris. La foule qui se précipite découvrira les premiers films comme La Sortie des ouvrières de l’usine Lumière, L’Arroseur arrosé, et d’autres courtes vues animées qui ravissent le public.

La projection de 10 mini-films coûte 1 franc de l'époque, et la salle contient un peu plus de 30 spectateurs.
Pour les frères Lumière, le cinéma est une découverte destinée à reproduire le réel en mouvement, mais rien de plus.

C’est Georges Méliès – réalisateur, créateur, illusionniste et homme d’affaires – qui saisira la portée de l’invention et détournera le cinématographe de sa fonction première, à savoir reproduire exactement le réel. Avec lui, l’image ne se contente plus de montrer le monde, elle le réinvente, le transforme, l'imagine différemment, mettant en scène des histoires romancées. 

Ca s'est passé un...28 décembre 1895 - Le cinéma est né!


Aujourd’hui, le visuel a tout envahi. La vue est devenue le sens le plus sollicité, le plus agressé et le plus malmené.

Jamais les frères Lumière n’auraient pu imaginer à quel point l’industrie de l’image inonderait nos vies, brassant des milliards.
Tout désormais est visuel et celui qui ne maîtrise pas cet outil est condamné à l’invisibilité.

La tradition juive rappelle pourtant que la vue n’est pas un sens neutre. Ce que l’on choisit de regarder a le pouvoir de nous construire comme celui de nous anéantir, car les yeux sont notre principale fenêtre vers la réalité, et en retour, ils captent et absorbent vers l'intime de notre être, les merveilles du monde ainsi que sa toxicité .

À l’heure où l’image est reine, le véritable défi n’est pas de voir encore, mais de savoir filtrer, et d'avoir le courage parfois d'éteindre pour se protéger et protéger sa descendance.

La Torah avait prédit ce danger, nous mettant en garde, 3000 ans à l'avance: "Ne vous égarez pas à la suite de votre cœur et à la suite de vos yeux."

Se le rappeler 3 fois par jour, n'est en effet pas de trop…