Rabbi Na'hman de Breslev nous enseigne que l'on ne parvient à connaître réellement une personne qu'en prenant la peine de lui faire des compliments ! En d'autres termes, en développant chez nous la volonté de relever chez autrui ses attitudes louables et en le remerciant. Le chant "Mizmor Létoda", avec lequel on remercie Hakadoch Baroukh Hou, nous permet de connaître D.ieu. Tout Juif doit s'évertuer à souligner le positif chez son prochain, et ses encouragements insuffleront une envie accrue de se parfaire chez ce dernier.

***

Dans les Téhilim, le roi David nous dit : "Quel est l'homme qui désire la vie (...) ? Garde ta langue du mal". Il ne dit pas "Quel est l'homme qui désire une bonne vie ?" mais "Quel est l'homme qui désire la vie ?". Et cela montre que le fait de s'abstenir de Lachone Hara' n'est pas seulement un moyen de mériter une meilleure vie. C'est un moyen de mériter la vie tout court.

Rabbi Na'hman de Breslev dit que la seule façon de connaître une personne, c'est à travers le compliment. Lorsqu'on complimente une personne, on relève le positif qui est en elle, et on la connaît davantage. Pour connaître une personne, il est indispensable de l'avoir un jour remerciée. Tant qu'on ne l'a jamais remerciée, on ne la connait pas.

Pour connaître Hachem, il est indispensable de Le remercier.

A la fin des temps, la seule louange d'Hachem qui existera encore sera le Téhilim de Mizmor Létoda.

Au début de celui-ci, il est dit : "Hariou Lachem kol Haaretz". Rabbi Na'hman de Breslev fait remarquer que les premières lettres de ces mots forment le mot Halakha. Et cela indique que seul celui qui sait remercier Hachem peut Le connaître, et trancher correctement la Halakha.

Sans remercier une personne, on ne peut pas la connaître.

Généralement, ceux qui disent du Lachone Hara' sont des gens qui n'apprécient rien. Dès leur premier regard sur une personne, ils trouvent de quoi la critiquer. Et tant qu'ils ne cherchent pas le positif en elle, ils ne le trouveront pas.

Chaque personne a en elle du positif, et il y aura toujours de quoi la complimenter.

Si le 'Hafets 'Haïm (aussi connu sous le nom de Michna Beroura) a pu devenir un aussi grand décisionnaire en Halakha, c'est parce qu'il a tellement préservé sa langue du mal.

Lorsqu'on sait remercier, complimenter, voir le positif, on peut passer à la prochaine étape : connaître la Halakha.