Le roman "1984" a-t-il vieilli ?
L' auteur, Georges Orwell, né avec le siècle, ayant vu les débordements des totalitarismes, va les dénoncer dans ce livre, où il décrit une societé dirigée par un dictateur virtuel, Big Brother, qui voit sans être vu, manipule les masses et contrôle tout ce qui se passe dans son "royaume".

Toute tentative de révolte est étouffée par la terreur et le peuple est tenu dans un esclavage mental, où on lui impose de parler une langue réduite au minimum. Elle a été créée volontairement par le pouvoir pour empêcher les pensées complexes et raffinées de se moduler dans le cerveau humain.
Cette langue, nommée Novlangue occulte certains termes, comme "liberté" pour qu'ils disparaissent de la conscience humaine.
C’est l’un des concepts les plus célèbres du roman.
Car pour Orwell, contrôler les mots, c’est finir par contrôler la pensée elle-même.
Le monde civilisé 2026 n'est pas soumis aux dictatures, ni aux dictateurs. Nos bonnes vieilles démocraties sont toujours en place, elles ont fait leurs preuves, et bon an mal an, elles sous-tendent des systemes viables de gouvernement.
Un citoyen peut exprimer ouvertement son mécontentement contre ses dirigeants sans craindre l'emprisonnement, et l'existence d'une opposition, inhérente aux démocraties permet d'éviter les débordements idéologiques, qu'un régime dirigé par un seul homme où un seul parti pourrait engendrer.

Plus actuel que jamais
Mais "1984" reste un roman visionnaire. Même en 2026. Même sous nos libertés.
Car le totalitarisme a pris aujourd'hui d'autres formes. Cette pensée uniforme, qu'Orwell craignait tant, où les individus sont contraints à penser selon un chablon pré-découpé par une haute instance, décrit exactement notre réalité.
La pensée dominante aujourd'hui, est absolutiste.
Une preuve ?
Essayez d'émettre une seule réserve contre les dictats en vogue tels que le droit à l'avortement – habilement retitré « droit des femmes à disposer de leur corps » –, l'euthanasie – reformulée « accompagnement en fin de vie » – ou le droit à aimer qui l’on veut – fourre-tout de tous les abus.
Si vous en adoptez un, il faut acheter tout le package et le kit contient aussi, un obligatoire positionnement anti-Israël.
Ce marasme woke, influençant tout l'univers médiatique, est notre nouveau Big Brother. Constitué de minorités jadis soumises et aujourd'hui émancipées, qui ont pris le pouvoir idéologique, elles sont devenues à leur tour, intolérantes, narcissiques et sectaires.
Intéressant de savoir ce qu'en aurait pensé M.Orwell...





