Après une énième journée à courir dans tous les sens sans pouvoir travailler, Sheyna endormie, je me pose enfin quelques minutes pour pouvoir vous écrire.
Et vous aussi, dans votre quotidien qui ressemble à un marathon sans fin, installez vous confortablement avec un bon café.
Aujourd'hui, on ne râle pas : on se lance des fleurs. Parce que franchement, on le mérite !
Tout commence dès la case départ : la grossese.
Un exploit qui reste invisible lorsqu'elle est médicalement assistée. Car la société nous imagine rayonnantes pendant neuf mois.
La réalité ? Tu passes le premier trimestre à négocier fermement avec ton estomac ou vidée de toute ton énergie.
Si la grossesse est difficile ou à risque, tu es clouée au lit. Tu n'as tout simplement plus la tête à bosser, et ton esprit est à 100 % concentré sur la vie que tu fabriques et sur tes Téfilot. (Mais quel exploit pour une femme de porter l'avenir de la famille tout en essayant de garder le rythme !!)
Une fois les enfants là, l'emploi du temps d'une maman vire à la discipline olympique. Les heures supplémentaires au bureau ? Un lointain souvenir.
À 16h30 précises en mode commando, on enfile nos capes de super-héroïnes : on plie les dossiers en un éclair, on saute dans la voiture et on sprinte pour récupérer le bébé à l’école.

Ouvrez les budgets !!
Soyons lucides deux minutes : notre salaire de maman devrait être complété d'urgence par l'État !
On attend de pied ferme le décret officiel qui stipule : « Toute maman ayant survécu à une après-midi de télétravail avec un enfant fiévreux touchera une prime d'immunité diplomatique majeure. »
Parce qu'entre le rôle de psychologue pour enfants, de chef cuisinière trois étoiles, de taxi officiel et de directrice de crèche, on fait économiser un pognon de dingue aux services publics.
Messieurs les ministres, ouvrez les budgets, on attend notre virement !
Pendant que nos époux se consacrent pleinement à leur travail et gagnent leur vie de manière linéaire – nous orchestrons derrière, en coulisses.
C’est là que l’ironie devient savoureuse.
Pendant que vous jonglez avec les rendez-vous chez le pédiatre et les nuits hachées, votre époux rentre le soir, pose sa sacoche et lâche un soupir de martyr : « Quelle journée harassante... » Vous le regardez, une tache de purée de carotte sur la jupe, les cheveux en bataille, et vous récitez mentalement un Téhilim pour ne pas l'assommer avec le doudou musical.
Au lieu de cela, nos maris trouvent une maison accueillante, un bon repas chaud, des courses faites et des enfants pris en charge.
Grâce à notre sens de l'organisation, on leur offre le plus beau des cadeaux : la liberté d'esprit pour progresser et s'investir. Nous sommes le pilier invisible de leur sérénité !
Alors moi, je dis : "un immense BRAVO à toutes les mamans. Vous êtes de véritables héroïnes au quotidien.
Vos maris, ils sont formidables, mais avouons-le, ils ont une sacrée chance d'avoir des directrices des opérations aussi douées à la maison.
Les mamans, vous êtes tout simplement magnifiques !"
La Maman de Sheyna




