Rabbi Eli’ézer dit : la génisse doit être dans sa première année, et la vache, dans sa deuxième. Et les Sages disent : la génisse peut être dans sa deuxième année, et la vache dans sa troisième ou quatrième. Rabbi Méïr dit : même [une vache] âgée de cinq ans est valable, bien qu’elle soit âgée ;toutefois, on n’attend pas [jusqu’à cet âge], de crainte qu’entre-temps elle ne fasse pousser des poils noirs et devienne invalide. Rabbi Yehochoua’ dit : je n’ai entendu parler que d’unechélachit. Ils (les Sages) lui ont demandé : qu’est-ce que le terme de chélachit ? Il leur répondit : c’est ainsi que je l’ai entendu, tout simplement. Ben ‘Azaï dit, je vais expliquer. Lorsque tu dis chélichit, (cela signifie : « la troisième ») dans l’ordre chronologique (de naissance), mais lorsque tu dis chélachit, (cela désigne une vache) dans sa troisième année. De même, il a été dit, la vigne réva’i. Ils lui demandèrent, qu’est-ce que le terme de réva’i ? Il leur répondit, c’est ainsi que je l’ai entendu, tout simplement. Ben ‘Azaï dit, je vais expliquer. Lorsque tu dis révi’i, (cela signifie) dans l’ordre chronologique, mais lorsque tu dis réva’i (cela désigne) la quatrième année, (de sa plantation). De même, il a été dit : celui qui mange dans une maison atteinte (de lèpre) un prass (demi portion de pain), provenant d’un pain dont trois sont faits avec un kav, devient impur. Ils lui dirent : ne faut-il pas dire : d’un pain dont dix-huit sont faits avec un séa ? Il répondit : c’est ainsi que je l’ai entendu, sans autre explication. Ben Azaï dit : je vais expliquer : lorsque tu dis « dont trois sont faits d’un kav », cela correspond à une pâte qui n’est pas soumise à l’obligation de ‘halla ; mais lorsque tu dis « dont dix-huit sont faits d’un séa », il s’agit d’une pâte dont la mesure est diminuée du prélèvement de la ‘halla.