1. Comment choisir une bonne résolution ? Le Rav Steinman explique que « d’abord, il faut savoir se détourner du mal et ensuite faire le bien. » A savoir : lorsqu’on choisit une bonne résolution pour l’année, il faut d’abord se concentrer sur l’aspect de se détourner du mal - comment éviter des fautes, et ensuite seulement, « faire le bien » - ajouter des Mitsvot et se renforcer dans leur application.

2. Résolution recommandée - vigilance face aux propos interdits : le Rav Steinman conseille une résolution dans le domaine du langage. Il s’exprima ainsi à un élève : « La résolution doit principalement se focaliser dans le domaine du langage, comme la médisance et les moqueries sur les autres, des élèves se moquant de leur maître, ou la flatterie. » Le Rav poursuit et précise que si quelqu’un est vigilant sur son langage, il peut accéder à des niveaux très élevés.

3. D.ieu nous juge en fonction de notre niveau actuel : « Parmi les bontés de D.ieu envers nous, lorsque l’homme s’engage à prendre de bonnes résolutions à cette période, il prouve qu’il compte améliorer sa conduite et D.ieu, dans Sa bonté, le juge selon sa situation actuelle, comme il est écrit sur Ichmaël dont D.ieu écouta la voix : « de l'endroit où il gît. »

4. Hachem estime chaque effort pour dominer le mauvais penchant : « L’homme doit peiner pour tenir ses résolutions pendant une année, mais même s’il réussit à tenir ses résolutions peu de temps après Yom Kippour, s’il s’est par exemple engagé à éviter de proférer de la médisance après Yom Kippour, même pour une demi-heure, c’est déjà un grand pas. En effet, le mauvais penchant de l’homme le domine chaque jour et cherche à l’anéantir, et nous n’avons pas la force de le combattre, et en conséquence, chaque effort pour dominer notre penchant a de la valeur aux yeux de Hachem. »

5. Une résolution pendant quelques heures par jour : un groupe d’élèves s’est adressé au Rav et a demandé un conseil pour choisir une résolution. Le Rav a répondu : « Que chacun s’engage, si quelqu’un l’offense en parole par exemple, à garder le silence et à ne pas répondre pas du matin jusqu’à l’après-midi. » On peut apprendre de là l’importance du silence lorsqu’on subit une offense.

6. Avoir l’intention appropriée pour la première bénédiction du Chémoné Essré : une année, Rav Steinman avait conseillé à ses élèves de s’engager à « avoir l’intention appropriée pour la première bénédiction du Chémoné Essré. »

7. Eviter de faire une Mélakha (travail interdit) une demi-heure avant la Chkia (coucher du soleil) : le Rav Steinman conseillait souvent la résolution suivante : « s’engager de finir toutes les Mélakhot interdites le Chabbath une demi-heure avant la Chkia, dans le but d’éviter la faute, et en agissant ainsi, on sent déjà le Chabbath. » Le Rav Steinman précise que le but est d’éviter de faire des Mélakhot sans accueillir le Chabbath, de sorte que si un jour, on a oublié quelque chose, on puisse le faire.

8. Comment conserver l’élévation ressentie à Yom Kippour ? Lorsqu’on a demandé au Rav Steinman comment préserver l’élévation ressentie le jour de Yom Kippour, le Rav a répondu que « si possible avoir à l‘esprit l’adage : "Je fixe constamment mes regards sur le Seigneur", tout se passera bien.

9. Etudier du Moussar et procéder à une introspection une fois par jour : une autre fois, le Rav avait répondu : « pour conserver cette élévation de Yom Kippour, il vaut la peine d’étudier du Moussar (éthique juive) et faire, au moins une fois par jour, une introspection. »

10. Se renforcer dans une résolution qui inclut tout : un élève avait abordé le Rav Steinman et lui avait demandé dans quel domaine il valait la peine de se renforcer, étant intéressé à « se renforcer dans un domaine qui inclut tout.» Le Rav se tut et ne répondit pas, et le lendemain, à l’arrivée de l’élève, le Rav lui répondit : « Consulte le Or’hot ‘Haïm. »

Voici ce qui est rapporté dans l’ouvrage recommandé par le Rav Steinman : « Une chose testée : lorsque l’homme se lève de bonne heure, et accepte ce jour-là le joug de la Torah de manière authentique et le cœur entier, qu’il prenne la résolution de n’entendre aucune parole vaine, et de n’être dérangé par aucun souci, il sera alors certainement à l’abri de tout Bitoul Torah et il réussira certainement dans son étude de la Torah ce jour-là. Et en fonction de l’intensité de son engagement d’acceptation du joug divin, ainsi D.ieu l’aidera ce jour-là et écartera les soucis de lui. »

Il est dit aussi : « L’amorce de la journée fixe toute la journée…la Torah a véritablement prescrit à l’homme d’accepter le joug divin par la lecture du Chéma deux fois par jour et il faut s’efforcer sur ce point : commencer par le bien et par une résolution désirable - on peut alors espérer réussir avec l’aide de D.ieu. »

11. Que la résolution soit totale : un jour, un homme avait exposé la question suivante au Rav Steinman : « Sur quoi vaut-il la peine de se renforcer ? », et le Rav de répondre : « La question n’est pas de savoir sur quoi se renforcer, car dans chaque chose sur laquelle on s’est renforcé il y a un bienfait, mais à condition de le décider pleinement, le cœur entier. »