De nos jours, il existe des livres sur tous les sujets, et l'abondance matérielle est bien plus grande qu'il y a quelques dizaines d'années... Pourtant, les problèmes graves se sont multipliés. Pourquoi ? En quoi est-ce lié aux désirs égoïstes ?  

La Torah est la pensée de D.ieu. Elle contient toutes les sagesses.

Il y a quelques siècles, même les Rabbanim écrivaient très peu. Il n'avait pas forcément de papier sur lequel écrire. De nos jours, le papier ne coûte presque rien, beaucoup de gens écrivent et il existe énormément de livres, sur de nombreux sujets.

On remarque pourtant, ces dernières années, une forte hausse du nombre de divorces, d'enfants qui ne parlent plus à leurs parents, de gens qui ne s'entendent pas entre eux, de dépressions, de gens qui vivent renfermés sur eux-mêmes, et même de suicides... Pourtant, on n'a jamais été aussi gâté matériellement : il y a quelques dizaines années, le fait d'avoir une voiture, de partir en vacances, de pouvoir voyager à l'étranger ou de parler en illimité n'existait pas, ou très rarement...

Comment est-ce compatible ? Pourquoi, alors que nous avons tellement de raisons d'être heureux, y a-t-il autant de gens tristes ?

La société actuelle essaye de nous faire oublier le don de soi. De nous faire croire, par exemple, que le mariage est une prison, et que chacun doit plutôt rechercher son propre plaisir, au lieu de faire plaisir à l'autre. Pourtant, Hachem a créé le monde pour donner. Pour que nous puissions manger du lait ou du miel, Hachem a créé les vaches et les abeilles.

La société actuelle, par contre, pousse les gens à profiter égoïstement, en faisant croire que, hass véchalom, donner, c'est perdre ; et prendre, c'est gagner.

Or le vrai bonheur, c'est donner. Le plus grand bonheur d'un parent, c'est d'avoir un enfant. Le plus grand bonheur d'un homme ou d'une femme, c'est de se marier.

Tant qu'on pense que le bonheur, c'est "sortir et faire sa vie" au lieu d'assumer les responsabilités familiales, on n'est pas heureux. Le bonheur, c'est donner.

Retranscription : Léa Marciano