Chères Mamans, si l'éducation de vos enfants est une priorité dans votre quotidien, que vous investissez tout ce qui est en votre pouvoir pour les former à vos valeurs, et que les résultats sont moyens pour ne pas dire médiocres (chez un ou plusieurs enfants, peu importe les âges) ces quelques lignes vous sont adressées…

Comment est-il possible que, lorsque nous nous couchons le soir, après une journée remplie d'efforts surhumains pour être une maman "parfaite" et donner le maximum à nos enfants, nous ressentions parfois de la culpabilité, de l'anxiété, des doutes et que l'avenir nous paraisse parfois sombre… ?

Faut-il vraiment que l’éducation s’accompagne de sentiments si lourds ? Pour nous, qui sommes animées par l’amour et le désir sincère d’offrir le meilleur à nos enfants...

Je vous propose quelques pistes de réflexion pour vivre avec plus de sérénité ce rôle si précieux et essentiel ! Pour transformer tous ces sentiments négatifs en un soutien bienveillant au quotidien, il est nécessaire d'opérer un changement profond de perspective sur notre rôle de parent. 

Voici 5 points pour appliquer cette transformation concrètement :

 1- Alléger nos « petites épaules » par un lâcher-prise

La première étape concrète consiste à cesser de s'auto-flageller pour les directions que prennent nos enfants et les épreuves qu'ils traversent ou traverseront. Leur parcours de vie « n'est pas lié à nous, ne dépend pas de nous et n'est pas de notre faute ». Au quotidien, cela signifie que lorsque nous voyons notre enfant lutter, au lieu de nous demander « qu'est-ce que j'ai mal fait ? », nous devons nous rappeler que c'est son propre voyage. 

2- Redéfinir notre mission de responsable à accompagnant structurant

Plutôt que de nous voir comme la personne qui doit garantir le succès ou la direction de l'enfant, considérons-nous comme celle qui accompagne une âme. Notre rôle n'est pas de contrôler la destination, mais d'aider cette âme à traverser ce monde le mieux possible. Cette vision permet d'être présente avec amour, car le résultat ne nous appartient pas. 

3- Se persuader d'être la personne « ajustée »

La culpabilité naît souvent du sentiment d'incompétence. Or, les sources affirment que nous sommes « la plus précise » pour notre enfant. Hachem nous a désignée pour être leur guide. Tels que nous sommes, avec nos qualités et nos imperfections. De plus, son âme nous a délibérément choisie pour l'accompagner dans son voyage. En intégrant ces idées, nous transformerons nos doutes en une confiance sereine qui profitera directement à l'enfant. Ce n'est pas de l'indifférence, car nous agissons avec la certitude que notre présence, nos choix, nos tendances favorisent exactement leur développement. 

4- Détacher notre propre valeur de l'image de l'enfant

Prenez l'exemple de Moïse ou du prophète Samuel, leurs enfants n'ont pas toujours suivi leur voie, mais cela ne signifiait pas qu'ils étaient des parents « disqualifiés ». Au quotidien, cela implique de ne pas se sentir en échec personnel lorsque l'enfant fait des choix différents ou même opposés des nôtres, ce qui nous permet de rester une source de soutien.

5- Se focaliser sur l'action de « faire du bien » 

Puisque nous ne sommes pas responsables de l'issue finale de leur vie, notre énergie quotidienne peut être entièrement redirigée vers un seul objectif : faire du bien et aider l'âme de notre enfant dans son parcours actuel. Cela remplace la peur de faire mal par une bienveillance active et surtout constructive.

Ces réflexions nous aideront à vivre au quotidien avec détente, joie et sérénité, et surtout à devenir une véritable source d’influence. Car au sein d'une dynamique saine, nos messages sont reçus.

Bon courage à toutes !

 

Esther Amsellem

Conseillère et formatrice - Éducation-couple-personnel

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