La période du 'Omer constitue un moment propice à l'élévation et à l'amélioration de nos Middot (traits de caractère). La Émouna (foi) étant la base de tout travail sur soi, profitons-en pour renforcer un outil si utile à notre qualité de vie et à notre sérénité : le Bita'hon (la confiance en D.ieu)...

Récemment, un géant de la torah nous a quittés, le rav Réouven Elbaz d’Aix-Les-Bains. Un de ses élèves témoigne qu’il a transmis une foi simple et profonde, la confiance totale en Hachem dans chaque étape de la vie, même quand on ne comprend pas. Il répétait toujours : “Avec Hachem, on ne discute pas”. 

Une authentique confiance en Hachem procure un profond sentiment de sécurité, qui provient de la prise de conscience que Hachem prodigue Sa bonté à Ses créatures, prend soin d'elles et reste proche pour leur porter secours lors des moments difficiles (Pélé Yoéts). De récentes études menées aux États-Unis ont montré que la foi en Hachem aide les gens à affronter la pression. En effet, il semble que les croyants qui prient vivent plus longtemps. 

Mais comment parvenir à ce sentiment ?

De même qu'une activité physique demande efforts et investissement, le Bita'hon est un muscle spirituel qui exige, lui aussi, une part de travail. Mais le jeu en vaut la chandelle. Car celui qui s'évertue à augmenter son Bita'hon renforcera aussi l'une de nos plus grandes forces : celle de l'acceptation. Faire notre part et lâcher prise sur ce qui ne dépend pas de nous est un mode de vie qui évite bien des déceptions… On retrouve ainsi le calme intérieur et on prend conscience de ce que l’on veut réellement, la véritable volonté qui émane de notre Néchama (âme).

Voici plusieurs exercices qui pourront nous aider dans cette noble tâche :

1/ Entraînons-nous à chercher Hachem dans notre existence quotidienne. Nous pouvons détailler dans un carnet à quel moment nous Le voyons agir pour notre bien. En nous montrant attentifs à Sa Providence et en notant les occasions où nous l’avons constatée, nous améliorons forcément notre Bita'hon.

Par exemple, avons-nous croisé la personne que nous recherchions juste au moment opportun ? Avons-nous obtenu un rendez-vous rapidement au-delà de nos attentes ? Avons-nous acheté rapidement tout ce qu'il nous fallait pour la prochaine fête ? Avons-nous ouvert un site de Torah et vu immédiatement et précisément l'enseignement dont nous avions besoin à ce moment-là ? 

Magnifique ! Notons tout !

2/ Répétons fréquemment : "C'est Hachem qui dirige le monde, s'Il décide que les choses se passent ainsi, tout est pour le mieux !"

Dans le même ordre d'idées, concentrons-nous sur les mots "Mélekh Ha'olam" (Roi du monde) lorsque nous disons une bénédiction. Cela aide à prendre davantage conscience du fait qu'Hachem dirige le monde. 

3/ Réfléchissons aux merveilles de ce monde. Cela nous permettra de goûter et de voir qu'Hachem est bon (cf. Téhilim, ch.34, v.9). Observons les beaux paysages ou l'étendue incroyable de la mer ! Percevoir avec nos cinq sens amplifiera notre plaisir et nos sensations. Lorsque nous faisons attention aux détails qui constituent le monde environnant, notre foi en Hachem augmente forcément ! ('Hazon Ich).

Ainsi, chères princesses, commençons par choisir l'un ou plusieurs des exercices cités, et avec l'aide d'Hachem, puissions-nous en voir très vite les fruits ! N'oublions pas également un très bon allié de tous les instants : le livre de Téhilim. Lisons deux ou trois chapitres, et formulons à Hachem nos requêtes comme à un Père !

Puissions-nous mettre ces semaines à profit pour progresser, et gravir les échelons lentement et sûrement !

Hanna-Léa ELLEB,

Praticienne en Coaching de vie et PNL, Diplômée en psychologie juive, [email protected]