Et si cette Soucca si rudimentaire était en fait un abri nous protégeant des agressions extérieures ?
Bon je te le concède, un abri qui ne paie pas de mine... Et pourtant.
 
Quand je dis agression, le mot est juste et aucunement exagéré.
 
Si ce qui se passe au-dehors ne semble pas, au premier abord, représenter quelque danger que ce soit, c'est parce que son impact est bien plus insidieux et bien plus silencieux qu'on l'imagine.
 
Là où beaucoup voient dans toutes les nouvelles technologies des opportunités d'être à la page, sans même parler de l'intelligence artificielle qui prend peu à peu le dessus sur l'homme - mais ça, c'est encore un autre débat - la Torah voit un véritable guet-apens.
 
Justement parce que les nouveautés sont très attrayantes, justement parce qu'elles permettent de faire évoluer son entreprise, justement parce qu'elles ont l'air inoffensives.
 
Un discours qui paraît cliché et dépassé, mais qui résonne en réalité de plus en plus, dans un monde où tout s'accélère inexorablement et irrémédiablement. Et si tu cherches des preuves, il te suffit d'ouvrir les yeux...
 
Téléphones toujours plus innovants et performants, Instagram et autres réseaux sociaux, ChatGPT, IA, autant d'outils qui, il est vrai, savent se révéler d'une grande utilité lorsqu'on sait s'en servir. Mais comme dans n'importe quel domaine, tout est dans la mesure, et si l'on veut se préserver, il est indispensable de trouver un juste équilibre, sans quoi l'extérieur devient dangereux.
Quand on pense qu'il est si aisé de tomber dans des travers qu'on n'a pas vu venir... Inattendus et néanmoins si connus.
On se croit tellement plus intelligent avec nos "je connais mes limites" que sans s'en apercevoir, on se retrouve en un rien de temps avec notre téléphone greffé à la main.
La nouvelle apparence d'une drogue moderne, véritable fléau s'il en est.
 
Mais si c'est vrai pour nous parents, alors que dire de nos enfants ? Ils n'ont pas encore fini de s'épanouir et de se construire qu'ils sont déjà agressés... Nos ailes sont donc l'ultime rempart qui les protège et si l'on fait suffisamment preuve d'amour à leur égard, alors avec toutes les précautions du monde, on parviendra à filtrer ce qui arrive jusqu'à leurs yeux.
 
Ainsi, à l'instar de la Soucca où les mesures des murs et toiture sont essentielles pour que le tout, une fois relié et fermement rattaché, reste stable et solide, il en est de même pour nos biens les plus précieux, la prunelle de nos yeux que sont nos enfants.
Et si tout est bien ficelé jusque dans les moindres détails, alors qu'il pleuve ou qu'il vente, la Soucca tiendra.
 
L'ouvrage est certes rigoureux et ne souffre aucun écart, mais le résultat est si beau qu'il fait briller nos yeux, et c'est là qu'on se dit : "cela en valait la peine".
 
Durant ces Fêtes de Souccot, après une période intense d'introspection et de retour, Hachem nous montre Son amour et nous ouvre Ses bras. Mais aussi et surtout, Il nous enseigne qu'avec un amour immense et perpétuellement démontré, on peut installer toutes les règles nécessaires et tel un père qui éduque ses enfants, elles passeront toujours.