Chacun des mois juifs comporte différentes permutations du Nom de Hachem. Les quatre lettres du Nom de Hachem se trouvent dans les versets sous forme d'initiales. Le verset propre au mois de Nissan : "Que les cieux se réjouissent, que la terre soit dans l’allégresse (Yismé'hou Hachamayim Vétaguel Haarets)" est regroupé dans un ordre de lecture sous forme de séquence symbolisant la qualité de 'Hessed (bonté). Le Arizal nous dévoile qu'il existe une combinaison du Nom divin, le Tétragramme, et si on suit l'ordre de Youd Hé Vav Hé, et non Ké Vav ou Vav Ké, c'est le signe de la présence du 'Hessed (bonté), de la droiture, de l'abondance et d'un grand bien. Le mois de Nissan est un mois qui apporte beaucoup de joie et d'espoir au peuple juif sur le plan collectif et individuel.
Le 10 du mois de Nissan est marqué par le décès de la prophétesse Myriam. Myriam, une femme vertueuse, nous enseigne un principe capital : on déposa Moché Rabbénou, alors nourrisson de trois mois, dans un panier flottant sur la mer des joncs, car Yokhéved redoutait que les Égyptiens ne se saisissent de lui et l'assassinent. Le verset dit : "Sa sœur se tint à distance pour observer ce qui lui arriverait" : elle observa de côté, pour voir ce qui adviendrait de lui. Quel âge avait alors Myriam ? Six ou sept ans. Il n'est pas sûr qu'elle était tellement inquiète pour lui, mais on peut l'interpréter comme de la curiosité. Sa mère déposa le couffin et repartit immédiatement, car elle ne voulait pas qu'on l'arrête et on lui demande pourquoi il n'avait pas été tué. Mais la petite Myriam resta non loin de loin pour voir ce qui se passerait. Il était intéressant de voir la suite. La Torah explique, au sujet de cette petite fille de sept ans, qui avait été poussée simplement à observer par pure curiosité, que Hachem la récompensa au centuple, comme l'indique un verset de la Paracha Béhaalotékha, lorsque Myriam médit de Moché. Que dit Hachem ? Qu'elle sera affectée de la Tsara'at (lèpre), une sanction pour avoir proféré de la médisance. Or, 600 000 membres du peuple d'Israël, y compris Moché Rabbénou, alors qu'elle avait médit de lui, attendirent pendant sept jours sans bouger en l'honneur de Myriam. Pourquoi ? Car elle s'était tenue une demi-heure dans un coin et grâce à cela, fut largement récompensée. Le Sifté 'Hakhamim, sur la Paracha de Chémot, fait un calcul intéressant : il met en parallèle les 7 jours d'attente avec la demi-heure d'attente de Myriam.
Myriam nous enseigne une leçon très intéressante : nous pourrions argumenter que le peuple juif, et Moché Rabbénou, dont elle avait médit, ont été sanctionnés. Pourquoi devaient-ils attendre Myriam ? Or, Hachem ne lèse personne et Il accorda la meilleure récompense possible à Myriam. Nous devons retenir ce principe et l'appliquer. Souvent, un homme se dit : je ne me conduis pas correctement. Il fait un calcul de ses fautes et de ses Mitsvot, et juge que ces dernières ne sont pas nombreuses et qu'apparemment, il n'aura pas accès au Monde futur. Mais il doit savoir qu'il est attaché à la sainteté et à la Torah, car il est impossible de faire des comptes. C'est pourquoi on nous demande de veiller au respect de toutes les Mitsvot, mineures et majeures, car on ignore la récompense accordée pour le respect de chaque Mitsva.
Renforçons-nous et accomplissons les Mitsvot de façon adéquate, apprécions les Mitsvot à leur juste valeur et Hachem nous bénira par la venue du Machia'h et de la Guéoula, bientôt et de nos jours.
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