Le mois d'Iyar est le premier mois qui suit la sortie d'Égypte du peuple d'Israël. En effet, nous sommes sortis d'Égypte le 14 Nissan. J'aimerais faire une remarque, qui est liée à la sortie d'Égypte et qui constitue un enseignement pour le peuple juif. Il est écrit : "Végam Ani Chamati et Naakat Bné Israël" (Moi aussi, J'ai entendu les gémissements des enfants d'Israël).
Le 'Hatam Sofer s'interroge : quel est le sens de ce terme : "Végam Ani Chamati" (Moi aussi, J'ai entendu) ? Pourquoi n'est-il pas simplement écrit : "Véani Chamati" (J'ai entendu) ? Réponse : Hachem, pour ainsi dire, s'adressa à Moché, lorsqu'Il constata que celui-ci non seulement, pleurait pour ses propres malheurs, en étant dans une situation particulièrement difficile, asservi par les Égyptiens, mais il déplorait le sort malheureux de ses frères. Hachem, Lui aussi souffre, tout comme Moché, de voir Ses enfants souffrir, Il se dit alors être tenu de les faire sortir. Gam Ani - Moi aussi, Hachem comme Moché : car un Juif ne peut pas supporter de voir un autre Juif qui vit autant de malheurs et d'adversité. Il ne peut pas le tolérer !
Telle est la nature des Juifs. Voici un autre verset : Véhiné Na'ar Bokhé (Voici un garçon pleurant) dit Batia, fille de Pharaon, lorsqu'elle découvrit le couffin du bébé Moché, dans la Paracha de Chémot. Le Ba'al Hatourim dit : Kolo chel Na'ar, sa voix était celle d'un jeune homme.
Rachi s'interroge : Moché Rabbénou était tout petit, ce n'était pas un Na'ar (jeune homme), mais un enfant. De plus, Moché Rabbénou était Lévi et si sa voix était celle d'un jeune homme, il était Passoul (impropre) pour être Lévi. Le Ba'al Hatourim explique que le terme de Na'ar fait référence à Aharon Hacohen. Batia, fille de Pharaon, lorsqu'elle arrive au bord de la Mer des Joncs, remarque qu'à proximité du panier qui contenait le bébé Moché, son frère, Aharon Hacohen pleurait. Elle lui demanda : "Pourquoi pleures-tu, Aharon ? Je t'ai donné un bonbon ! Pourquoi tu pleures ?" Il répondit : "Je pleure, car mon frère se trouve dans le couffin, il n'a pas de maman qui veille sur lui et on l'a jeté comme ça !" Aussitôt, elle se dit : "C'est quelque enfant des Hébreux." Il doit forcément être juif, cette sensibilité extrême est typique des Juifs. Cet enfant est totalement bouleversé lorsqu'il voit son petit frère souffrir. C'est donc forcément un Juif.
C'est la leçon que nous devons retenir d'Aharon Hacohen. Nous devons nous intéresser et nous attacher à notre prochain, et Hachem s'assurera de nous faire mériter la venue du Machia'h, Amen !
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