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Pourquoi pas de bénédiction sur le respect des parents ?

Rédigé le Mercredi 8 Mai 2019
La question de Lior S.

Bonjour Rav,

Pourquoi ne pas faire de Brakha sur la Mitsva de "Kiboud Horim" (respect des parents) ?

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
19170 réponses

Bonjour,

Première raison

Nos Sages, les ‘Hakhamim, n’ont pas voulu instaurer une Brakha pour une Mitsva dont l’accomplissement d’une manière parfaite, est presque impossible. Voir Talmud Kiddouchin 31b : Achré Mi Chélo ‘Hamaan et ‘Adayin Lo Iga’ta Lé’hatsi Kiboud.

Voir Béèr Bassadé [Rav Chmouel Friedman], page 171 au nom de l’auteur du Sdé ‘Hémed - Assifat Dinim, Ma’arékhet Brakhot, passage 16.

Seconde raison

Dans le Choul'han ‘Aroukh - Yoré Déa, chapitre 240, Halakha 18, il est dit que le Mamzer est soumis à l’obligation de respecter ses parents.

Si les ‘Hakhamim avaient instauré une Brakha, le Mamzer aurait dû la réciter.

Mais ceci n’est pas possible puisqu’il est le fruit d’une transgression.

Donc, pour ne pas faire de différence, ils n’ont pas instauré de Brakha pour tous.

Voir Béèr Bassadé [Rav Chmouel Friedman], page 172 au nom de l’auteur du Sdé ‘Hémed - Assifat Dinim, Ma’arékhet Brakhot, passage 16.

L’auteur du Sdé ‘Hémed n’est pas d’accord avec cette réponse.

Troisième raison

La Mitsva du respect des parents n’a pas de limite et n’est pas en vigueur à un moment bien précis. Pour de telles Mitsvot, nos Sages n’ont pas instauré une Brakha.

Voir Béèr Bassadé [Rav Chmouel Friedman], page 171 au nom de l’auteur du Or Zaroua’, Hilkhot Brakhot, chapitre 140.

Quatrième raison

Etant donné que même les non-juifs accomplissent cette Mitsva logique, on ne remarque pas une différence « suffisante », justifiant une Brakha.

Voir Béèr Bassadé [Rav Chmouel Friedman], page 171 au nom de l’auteur du ‘Arokh Hachoul’han - Yoré Déa, chapitre 240, Halakha 4.

Cinquième raison

On « ne peut pas » dire Vétsivanou [Tu nous as ordonné] étant donné que même les non-juifs accomplissent cette Mitsva. La louange n’aurait pas été parfaite.

Voir Béèr Bassadé [Rav Chmouel Friedman], page 171 au nom de l’auteur du Rokéa’h, chapitre 366.

Sixième raison

On ne récite pas une Brakha pour une Mitsva qu’il est possible d’annuler et qui peut dépendre de la volonté d'autrui.

La Mitsva du respect des parents peut « s’annuler » si le papa ou la maman renoncent au respect qui leur est dû.

Voir l’opinion du Rachba rapportée par Yalkout Yossef - Kiboud Av Vaème [édition 5765], page 75, note 10.

Septième raison

Si l’on récite une Brakha avant l’accomplissement de la Mitsva, les parents risquent de renoncer au respect et la Brakha [avec les Noms d’Hachem] a, donc, été récitée en vain.

Voir Yalkout Yossef - Kiboud Av Vaème [édition 5765], page 76.

Huitième raison

On ne récite pas de Brakha sur une Mitsva dont l’action n’est pas, obligatoirement, reconnue comme étant un geste dicté par Hachem. Exemple : apporter à son papa, une tasse de thé. Contrairement à la mise des Téfilines, qui ne peut être qu’une Mitsva.

Voir l’opinion du Sdé ‘Hémed rapportée par Yalkout Yossef - Kiboud Av Vaème [édition 5765], page 85.

Neuvième raison

On ne récite une Brakha que sur les Mitsvot dont l’accomplissement est réalisé vis-à-vis d’Hachem, uniquement.

Voir Yalkout Yossef - Kiboud Av Vaème [édition 5765], page 87.

Dixième raison

Bien que la Mitsva du respect des parents s’accomplit par le biais d’une action, mais elle n’atteint sa perfection que si l’auteur de l’action éprouve de l’admiration pour ses parents.

Etant donné que la pensée a une part importante dans la Mitsva, il n’est pas possible de réciter une Brakha.

Voir Yalkout Yossef - Kiboud Av Vaème [édition 5765], page 88.

Tout n’a pas été dit à ce sujet.

Voir Yalkout Yossef - Kiboud Av Vaème, édition 5765, pages 75-90, Béèr Bassadé [Rav Chmouel Friedman], page 171 au nom du Rachba.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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