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Rejeter la Kabbala pour un Séfarade

Rédigé le Dimanche 24 Novembre 2019
La question de Anonyme

Bonjour,

Une personne qui est Séfarade et qui rejette tout ce qui est Kabbala et Zohar en ce qui concerne la Halakha, a-t-elle sur qui s'appuyer ?

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
19150 réponses

Bonjour,

La règle est la suivante : aucun Séfarade n’est en droit de reléguer au second plan ou d’abandonner une coutume ou une conduite ayant pour origine les écrits de la Kabbala, ayant été tranchées dans le Choul'han ‘Aroukh ou ayant été adoptées par ses ancêtres.

Voir Maguène Avot, volume 1, pages 30, 33.

Il est vrai que nous n’avons pas l’obligation d’adopter toutes les coutumes Kabbalistiques, mais celles qui ont pris place au sein de notre peuple, il n’est pas possible de s’en défaire.

Quelques exemples :

1. Dans la plupart des communautés Séfarades, on ne récite pas la Birkat Halévana avant que ne soient passés 7 jours depuis l’apparition de la nouvelle lune [excepté dans certains cas].

Ceci a été tranché par Rabbi Yossef Karo [1488-1575] dans le Choul'han ‘Aroukh - Ora’h ‘Haïm, chapitre 426, Halakha 4.

Cette Halakha tire son origine dans les écrits de Rabbi Yossef Guikatilia [1247 - env. 1309] dans son ouvrage Cha’aré Orah. Voir fin du Beth Yossef sur Tour, chapitre 426, ‘Hida dans Tov ‘Ayin, chapitre 18, passage 76 et Maguène Avot, édition 5774, volume 1, page 283, note 316.

Qui, de nos jours, peut oser ignorer ce qui est mentionné, explicitement, dans le Choul'han ‘Aroukh ? [Si ce n’est dans les communautés comme les Yéménites, suivant les décisions du Rambam - Voir Hilkhot Brakhot, chapitre 10, Halakha 17.]

2. Le soir de Pessa'h coïncidant avec un Chabbath, le ‘Hazan ne récite pas la Brakha Mé’ène Chéva’ après la ‘Amida de ‘Arvit.

Voir Choul'han ‘Aroukh, chapitre 487, fin de la Halakha 1.

Là, Rabbi Yossef Karo n’a pas suivi la coutume Kabbalistique.

Voir Kaf Ha’haïm, chapitre 487, passage 22.

3. Selon les enseignements de la Kabbala, même après le 34ème jour du 'Omer, on ne se coupe pas encore les cheveux.

Selon Rabbi Yossef Karo, cela est permis.

Voir Choul'han ‘Aroukh, chapitre 493, Halakha 2.

4. Selon les enseignements de la Kabbala, durant Chabbath, on ne doit porter que des habits blancs. Voir Kaf Ha’haïm, chapitre 262, passages 24 et 26, Likrat Chabbath, chapitre 9, Halakha 17.

Ceci n’est pas rapporté par Rabbi Yossef Karo dans le Choul'han ‘Aroukh.

5. Apparemment, selon Rabbi Yossef Karo, il faut porter le Talith Katan de telle sorte qu’il soit visible, ou, tout au moins, les Tsitsit. Voir Choul'han ‘Aroukh, chapitre 8, Halakha 11, chapitre 24, Halakha 1 et Vayachov Hayam, volume 1, réponse 3.

De nombreux décisionnaires Séfarades font remarquer que, de nos jours, les Séfarades ne suivent pas cette coutume. Voir Maguène Avot, édition 5774, page 60, Halakha Broura, volume 1, fin de l’ouvrage, pages 110-114 et Yalkout Yossef, chapitre 8, Halakha 41-48.

6. Dans le Choul'han ‘Aroukh, chapitre 555, Halakha 1, Rabbi Yossef Karo dit qu’il n’est pas habituel de porter les Téfilines le matin du 9 Av - mais uniquement à Min’ha.

Selon les enseignements de la Kabbala, on porte les Téfilines durant Cha’harit.

Il est obligatoire de suivre la Halakha du Choul'han ‘Aroukh, sauf si l’on fait partie d’une communauté où l’on agit autrement.

7. Durant ‘Hanouka, on récite, tout d’abord, les différentes bénédictions et, seulement ensuite, allume les lumières de la ‘Hanoukia. Voir Choul'han ‘Aroukh, chapitre 676, Halakha 1.

Selon les enseignements de la Kabbala, la première Brakha, uniquement, est récitée avant l’allumage.

Vayachov Hayam, volume 1, réponse 11 et Maguène Avot, édition 5774, pages 408-409.

Il est obligatoire de suivre la Halakha du Choul'han ‘Aroukh, sauf si l’on fait partie d’une communauté où l’on agit autrement.

8. La Brakha Mé’ène Chéva’ n’est pas récitée lorsque l’on ne se trouve pas dans une synagogue fixe. Exemple : dans un Minyan privé organisé dans une maison ou une salle par des particuliers.

Voir Choul'han ‘Aroukh, chapitre 268, Halakha 10.

Selon les enseignements de la Kabbala, on récite cette Brakha dans tout endroit.

Voir Kaf Ha’haïm, chapitre 268, passage 50, Ben Ich ‘Haï, année 2, Parachat Vayéra, Halakha 10, Maguène Avot, édition 5774, page 236.

Il est obligatoire de suivre la Halakha du Choul'han ‘Aroukh, sauf si l’on fait partie d’une communauté où l’on agit autrement.

Tout n’a pas été dit à ce sujet.

Voir :

https://www.torah-box.com/question/ne-pas-croire-en-la-kabbala-heresie_44373.html

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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