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Mercredi 29 Juin 2022

Tsni'out vestimentaire pour femmes : notions générales

Rédigé le Mercredi 25 Mai 2022
La question de Anonyme

Kavod Harabbanim,

Tout d'abord, 'Hazak Oubaroukh pour toutes les belles Mitsvot que vous accomplissez à chaque instant ! Merci infiniment !

Pouvez-vous s'il vous plaît faire un "grand résumé" sur la Tsni'out ?

Ce résumé ne porterait pas sur les centimètres, mais plutôt sur le style.

Faut-il s'habiller très large ou bien joliment, quelles sont les limites des ceintures, des baskets... ?

J'ai vraiment besoin de votre réponse pour mieux concevoir la Tsni'out.

Merci beaucoup d'avance, qu'Hachem vous protège et vous bénisse !

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
31012 réponses

Bonjour,

Il existe 6 raisons expliquant la nécessité du respect des lois de la Tsniout.

A travers ces raisons, vous obtiendrez, en douceur, la réponse à vos questions.

Première raison

Hachem se trouve partout. Les femmes et les hommes doivent, donc, s’habiller respectueusement et décemment. D’ailleurs, ce fut le premier réflexe d’Adam et ‘Hava dans le Gan Eden. Voir Béréchit, chapitre 3, verset 8. A ce sujet, voir Choul'han ‘Aroukh, chapitre 1, fin de la Halakha 1 et chapitre 2, Halakha 1 et 2. Donc, même si la femme ou l’homme se trouvent sur une île inhabitée, loin de tout regard [c’était le cas d’Adam et ‘Hava], ils doivent s’habiller conformément aux exigences de la Halakha.

Seconde raison

Il ne faut pas mettre en relief ce qui n’est que secondaire et accessoire. Le corps n’est qu’un support de la Néchama. Il est au service de la Néchama. Il faut s’occuper de lui, certes, mais il ne faut pas lui donner plus d’importance qu’il ne le mérite.

A l’époque de ‘Hanouka, les Grecs voulaient nous inculquer leur manière de voir le monde et d’en tirer profit : la culture physique, le désir, le profit. Ils savaient que cela constituait l’antithèse de la sagesse de la Torah et voulaient, par là, anéantir le peuple juif. A ce sujet, voir, aussi, Yéch'aya [Isaïe], chapitre 22, verset 13.

Dans le même ordre d’idée, de nombreuses choses doivent se faire à l’abri du regard des autres.

Pourquoi ?

Pour que soit conservé leur caractère de chose secondaire et accessoire.

En d’autres termes : afin que l’on ne puisse pas penser [l’auteur de l’action et celui qui en a connaissance] qu’il s’agit d’une norme ou d’une valeur sans limite [qu’il est possible de dépasser]. Vous êtes sensé[e], brillant[e] et intelligent[e]. Donc, il n’est pas nécessaire de commenter davantage. En résumé : même si la femme se trouve loin de tout regard, elle doit être investie de cette idée maîtresse et se conduire en conséquence. Cette raison est, également, valable pour les hommes.

Troisième raison

Parfois, une tenue vestimentaire non conforme aux exigences de la Halakha est une transgression des lois nous exigeant de ne pas imiter les manières de faire des peuples nous entourant. Voir ‘Oz Véhadar Levoucha, page 25, passage 5. Voir ‘Oz Véhadar Levoucha, page 25, passage 5.

Quatrième raison

Lorsque la femme ne s’habille pas correctement, elle éloigne la providence divine du peuple juif. Ceci est une grave interdiction. Nous devons, tous, faire les efforts pour conserver la sainteté de notre entourage. Voir Dévarim, chapitre 23, verset 15. On ne peut bénéficier de cette providence que dans une atmosphère de sainteté : lorsque le « matériel » ne l’emporte pas sur le « spirituel » et n’a pas une place plus importante qu’il n’en mérite. Voir plus haut « Première raison » et « Seconde raison ». Voir ‘Oz Véhadar Levoucha, page 25, passage 5.

Cinquième raison

En s’habillant d’une manière non conforme aux exigences de la Halakha, la femme fait naître chez ceux qui portent le regard sur elle, un désir immodéré de la « posséder » = le dernier des dix commandements [Chémot 20, verset 14]. Le fait, même, de faire naître un tel désir chez l’autre, est une interdiction en soi. Voir ‘Oz Véhadar Levoucha, page 26, passage Révi’it.

Cette raison est différente de celle qui suit.

Sixième raison

Si la femme ignore ce qui précède et ne s’habille pas conformément aux lois de la Tsniout, il est fort possible qu’elle attirera le regard des hommes de son entourage.

Chacun a son libre-arbitre, certes, mais elle aura été à l’origine de la faute commise, mentionnée dans Bamidbar, chapitre 15, verset 39 [attarder son regard sur ce qui pourrait mener vers une transgression ou sur ce qui est susceptible d'éloigner de la pratique des Mitsvot]. Et la Torah nous enjoint : « Devant un aveugle tu ne placeras pas d’embûche » Vayikra, chapitre 19, verset 14.

Mis à part son sens littéral, ce verset nous enseigne la leçon suivante : chacun d'entre nous a l'obligation de veiller au bien-être matériel et spirituel de son prochain. C'est pourquoi il est interdit d'amener une autre personne à fauter ou contribuer à ce qu'elle fasse une action interdite [c’est lui tendre un piège et le faire trébucher]. Voir ‘Oz Véhadar Levoucha, page 25, passage 5 et Le ‘Houmach, édition Edmond J. Safra, page 700.

Nos Sages, les 'Hakhamim, affirment explicitement que l'époux doit offrir à son épouse des Bigdé Tsiv'onim - Habits de couleurs. Talmud Pessa'him 109a.

Cela est tranché dans le Choul'han 'Aroukh - Even Haézer, chapitre 73, Halakha 3 ainsi que dans Choul'han 'Aroukh - Ora'h 'Haïm, chapitre 529, Halakha 2, Rambam, Hilkhot Yom Tov, chapitre 6, Halakha 18.

Les filles d'Israël sont des princesses, elles doivent porter de beaux habits en couleurs. Talmud Ketoubot 71a-71b, 72b, Nédarim 11a.

Dans les références qui suivent, il apparaît sans l'ombre d'un doute que les habits en couleurs sont absolument conformes avec les exigences de la Tsni'out : Talmud Chabbath 64b, Talmud 'Avoda Zara 20b, Choul'han 'Aroukh - Even Haézer, chapitre 21, Halakha 1.

Il en est de même pour les motifs. Ils sont absolument permis ! Rabbi 'Akiva promit à sa femme un magnifique bijou, représentant la ville de Yérouchalaïm. Talmud Nedarim 50a. Il accomplit sa promesse comme cela est mentionné dans le Talmud Chabbath 59b [première ligne].

Il va sans dire qu'il y a des limites à ne pas dépasser mais dans le cadre de ces réponses, il est difficile de s'attarder sur les détails précis de l'habillement.

Pour des détails supplémentaires, voir ici :

https://www.torah-box.com/question/sources-des-lois-de-tsniout_28803.html

https://www.torah-box.com/question/d-ou-viennent-les-lois-de-tsniout_20748.html

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

Questions au Rav Dayan (tome 5)

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L’équipe Torah-Box est fière de vous présenter le tome 5 de la série “Questions au Rav Dayan”, composé de 313 questions reçues par des Juifs à travers le monde sur le site Torah-Box depuis l’année 2014 à partir de laquelle Rav Gabriel Dayan a commencé à y répondre avec une précision rare et une persévérance de tous les instants.

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