Les Mexicains auraient-ils mangé dernièrement des tacos indigestes ?
Ou comment comprendre la vague complotiste anti-israélienne qui déferle sur ce pays, dont la population juive ne constitue que 0,03 % ?
Le Mexique
Terre des cruels Aztèques – polythéistes, idolâtrant le Soleil, et qui malgré une culture très raffinée, pratiquaient sacrifices humains et autres coutumes dégénérées –, le Mexique moderne s'étend sur une superficie de trois fois et demie celle de la France, avec des sols riches en argent, en or, en zinc, des jungles touffues regorgeant de jaguars et de boas, ainsi qu'une industrie accueillant les usines délocalisées des plus grandes marques de voitures, de BMW à Volkswagen.


Ses 3 150 kilomètres de frontière commune avec les États-Unis, notamment avec le Texas, suscitent cependant un voisinage complexe : des millions de passages irréguliers sont enregistrés chaque année vers les USA.
Mais un autre transit s'avère encore plus néfaste pour l'Oncle Sam.
Des laboratoires clandestins mexicains produisent le terrifiant fentanyl, drogue de synthèse bon marché, le déversant ensuite à flot sur le marché des dealers américains, réduisant des quartiers entiers des États-Unis en refuges de zombies.


La faute à qui ? Aux Judíos, pardis !
Alors, ce petit tour d'horizon chez les Mexicanos, pourquoi ?
Parce que dernièrement, une mouche les a piqués, et ils ont ressorti, quelque 700 ans après, les accusations médiévales contre Israël de puits empoisonnés.
Le paradoxe du Mexique, c'est d'être bordé par deux océans et traversé par de nombreux fleuves, mais de souffrir, dans plusieurs régions, d'une pénurie d'eau potable.
En 2013, le Mexique a conclu un accord avec Israël, portant notamment sur l'assistance technique et la dépollution des nappes souterraines.
Le savoir-faire des ingénieurs hydrauliques israéliens sera mis à leur service pour améliorer la gestion des ressources en eau du pays.
Mais le cerveau échauffé par le climat propalestinien, certains Mexicains sont désormais persuadés que si l'eau de leur robinet est trouble, c'est qu'Israël est en train de les empoisonner pour pouvoir prendre le contrôle des ressources hydriques du pays et, bientôt, de toute la nation mexicaine.
Gringos ! L'heure est grave.

Embourbé dans ses cartels, sa corruption à la sauce centraméricaine, sa criminalité, son seuil de pauvreté effarant et ses mafias tentaculaires, le Mexique a enfin compris qui lui voulait du mal et complotait contre lui...
Pas de Muchas Gracias
Une des plus grandes sagesses que l'homme puisse acquérir est de savoir qui sont ses amis et qui sont ses ennemis.
Malheureux celui qui confond les deux : il finit par combattre ceux qui lui tendent la main et par embrasser ceux qui cherchent à lui nuire.
Cette distinction est un art qui demande intelligence, réflexion et circonspection, et bien la faire, nous évitera beaucoup d'ennuis dans notre relationnel professionnel, familial et national.
Tant pis pour la gratitude, nous ne recevrons pas de muchas gracias des Mexicains.
Mais au moins nous aurons appris quelque chose d'eux.






