La vache rousse née par césarienne, ou donnée en salaire d’une courtisane, ou échangée contre un chien, est invalide. Rabbi Eli’ézer la déclare valable, car il est dit : « Tu n’apporteras pas comme offrande dans la maison de l’Éternel ton Dieu le salaire d’une courtisane ni le prix d’un chien » (Dévarim 23,19) ; or celle-ci n’est pas apportée dans la « Maison » (d’Hachem) (sur le mizbéa’h). Toutes les infirmités qui rendent les sacrifices impropres rendent également impropre la vache rousse. S’il est monté sur elle, s’il s’est appuyé sur elle, s’il s’est agrippé à sa queue pour traverser une rivière, s’il a posé sur elle une corde repliée, ou s’il a mis son vêtement sur elle, elle est invalide. Mais s’il l’a attachée avec sa corde, s’il lui a fait une sorte de sandale afin qu’elle ne glisse pas, ou s’il a étendu son vêtement sur elle pour la protéger des mouches, elle est valable. Voici le principe : tout ce qui est fait dans son propre intérêt à elle la laisse valable ; mais ce qui est fait dans l’intérêt d’autrui la rend invalide.