Un rouleau [sacré] dont l’écriture s’est effacée, mais sur lequel il reste au moins quatre-vingt-cinq lettres ; soit autant que dans le passage qui commence par : « Et il arriva, lorsque l’Arche se mettait en route… » (Bamidbar 10, 35-36) ; rend les mains impures [au second degré].
Un feuillet [unique] sur lequel sont écrites quatre-vingt-cinq lettres ; soit autant que dans le passage qui commence par : « Et il arriva, lorsque l’Arche se mettait en route… » ;rend également les mains impures.
Tous les Écrits Saints rendent les mains impures.
Le ChirhaChirimet Kohélet rendent les mains impures.Rabbi Yéhouda dit : ChirhaChirim rend les mains impures, mais il existe une controverse concernant Kohélet.Rabbi Yossé dit : Kohélet ne rend pas les mains impures, et il existe une controverse concernant ChirhaChirim.Rabbi Chim’on dit : concernant Kohélet, c’est l’une des positions indulgentes de Beth Chamaï et l’une des positions rigoureuses de Beth Hillel.
Rabbi Chim’on ben ‘Azzaï dit : « J’ai reçu une tradition de la bouche des soixante-douze anciens, le jour où ils établirent Rabbi Él’azar ben ‘Azaria à la tête de l’académie : ChirhaChirim et Kohélet rendent [tous deux] les mains impures. »
Rabbi ‘Akiva dit : « À Dieu ne plaise ! Aucun homme en Israël n’a jamais contesté que ChirhaChirim rende les mains impures, car le monde entier ne vaut pas le jour où ChirhaChirim fut donné à Israël : tous les Écrits sont saints, mais ChirhaChirimest le Saint des Saints.Ainsi, s’il y eut une controverse, elle ne porta que sur Kohélet. »
Rabbi Yoḥanan ben Yéhochoua, le beau-père de Rabbi ‘Akiva, dit : « C’est conformément aux paroles de Ben ‘Azzaï qu’ils discutèrent, et c’est ainsi qu’ils tranchèrent. »