Si un homme constate un seul écoulement de zov (écoulement anormal), Beth Chamaï disent : il rend impurs les objets sur lesquels il s’assied ou se couche, comme une femme qui doit attendre un jour pour un autre (une femme qui a constaté un écoulement doit observer un jour sans écoulement pour chaque jour où elle en a constaté un, avant de pouvoir être considérée comme pure.) ; mais Beth Hillel disent : il est assimilé à celui qui a eu une pollution nocturne [il lui suffit de se tremper au mikvé et il est pur le soir].
S’il constate un écoulement un jour, puis s’arrête le deuxième jour, et que le troisième jour il constate deux écoulements, ou un seul écoulement aussi abondant que deux, Beth Chamaï disent : il est un zav accompli [et doit apporter un sacrifice] ; mais Beth Hillel disent : il rend impurs les objets sur lesquels il s’assied ou se couche, doit s’immerger dans des eaux vives, mais est dispensé du sacrifice.
Rabbi Él’azar fils de Rabbi Yéhouda dit : Beth Chamaï reconnaissent que, dans un tel cas, il ne peut pas être considéré comme un zav accompli. Leur désaccord porte sur le cas de celui qui a eu deux écoulements, ou un seul écoulement aussi abondant que deux, au cours d’une même journée, puis qui s’est arrêté le deuxième jour, et qui, le troisième jour, a constaté un nouvel écoulement.
Dans un tel cas, Beth Chamaï disent : il est un zav accompli ; mais Beth Hillel disent : il ne rend impurs que les objets sur lesquels il s’assied ou se couche, et il doit se tremper dans une eau courante, mais il est dispensé du sacrifice.